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Accueil » Ressources » Thérapie » Troubles du comportement alimentaire (TCA) : quelles solutions ?
Notre rapport à l’alimentation a un impact direct sur notre bien-être, notre esprit et notre corps. Dès notre naissance, nous faisons l’expérience de la nourriture. Cette première expérience induit notre relation future avec l’alimentation et peut causer entre autres un trouble du comportement alimentaire, appelé TCA.
Voyons ensemble ce qu’est un trouble du comportement alimentaire, pourquoi les régimes ne sont-ils pas la solution et quelles sont les solutions adaptées.
C’est une tension, corporelle et psychique, qui porte le nourrisson vers la nourriture, qui va induire une sensation de bien-être et de plaisir. Ce schéma comportemental va s’inscrire dans son cerveau : manger résout un inconfort et génère ce plaisir qui a une double origine. Le besoin physiologique est comblé mais aussi le besoin affectif : sa mère, ou une autre figure maternelle, le nourrit avec affection, douceur, bercements… cette fusion parfaite est engrammée, d’autant plus parfaite qu’elle a été exclusive, non-distraite par des tiers ou une autre occupation (télévision, discussion, bruits…)
Le rapport à l’alimentation naît donc dans la toute petite enfance, et sera modulé suivant la culture familiale : quelle place avait la nourriture dans le quotidien de la famille, comment se préparaient, se déroulaient les repas, quelles étaient les habitudes, repas partagés, moments agréables, pris dans la décontraction et la bonne humeur, ou pris sur le pouce, chacun à son heure, source de conflits…
C’est un rapport pathologique à la nourriture. Boulimie (compulsions vers un aliments précis ou plusieurs, avec vomissements provoqués ou sans vomissements provoqués), Hyperphagie (trop manger, dans un délai serré), Anorexie (privation de nourriture pour des raisons diverses, mauvaise image de soi, dysmorphophobie…), Orthorexie (obsession de la nourriture saine), Pica (ingestion de produits non-comestibles)… etc…
Un TCA est toujours porté par des émotions variables, qui trouvent leur source dans l’histoire de chacun : si les repas étaient sources de plaisir, la nourriture sera un réconfort, un « doudou » qui vient calmer la tension née de la pulsion primitive. Si au contraire, ils étaient sources de déplaisir (par exemple, on était forcé à manger), on pourra fuir la nourriture jusqu’au point de ne conserver que le minimum vital pour ne pas mourir : c’est le cas de l’anorexique, qui peut également dévier cette pulsion de faim inévitable vers d’autres défouloirs comme le surinvestissement scolaire, le sport à outrance ou d’autres addictions, surtout à l’adolescence.
Comme toutes les autres addictions, les troubles du comportement alimentaire sont des pathologies de l’amour et du vide.
Le boulimique, l’hyperphagique, l’anorexique diront : « je ne peux pas m’en empêcher », « je ne sais pas m’arrêter »… Effectivement ils ne PEUVENT PAS LE FAIRE. C’est la seule solution qu’ils ont trouvée pour soulager leur tension.
Faire un régime ne résout rien : c’est s’attaquer à la partie émergée de l’iceberg en laissant en plan toute la partie immergée. Quid des origines du trouble ? Quid de la partie émotionnelle, de l’histoire personnelle, des traumas non résolus ?
Se priver de nourriture ou d’aliments précis atteindra un but à plus ou moins long terme. Il ne sera JAMAIS durable, bien au contraire ! Le poids perdu sera irrémédiablement repris et quelquefois dans des proportions augmentées. Sauf problème médical particulier auquel il faut répondre par des aliments plus adaptés, les régimes sont un emplâtre sur une jambe de bois. Le corps aura la mémoire de la privation et stockera davantage pour ne pas être privé dans l’avenir.
Ils envoient, de plus, un très mauvais message au cerveau, comme un engrenage qui se met en place. Pleines de bonne volonté, les personnes au régime démarrent bille en tête, se privent, beaucoup, pour parvenir à leur but, perdre du poids ! ça marche au début, mais l’effort, la frustration sont très mal tolérés par le cerveau dont on connaît, via les Neurosciences, la puissance. Pas d’accord avec ces nouvelles habitudes, le cerveau va mettre en place une résistance inébranlable. Ce qui entraîne les craquages à terme, et la culpabilité qui va en découler fera des ravages dans l’estime de soi….
Les troubles du comportement alimentaire nécessitent une prise en charge plurielle. Il va falloir :
Cette histoire familiale, qui a transmis des codes comportementaux par rapport à la nourriture, ont constitué la « focale » de la personne. Le parcours de vie a souvent entretenu, développé, aggravé ces comportements. Il est donc nécessaire, essentiel, de mettre à plat toutes ces données, tout en étant accompagné par un professionnel formé à ces pathologies.
Il s’agit d’un travail souvent long sur soi-même, mais indispensable pour un résultat durable. C’est seulement à ces conditions que le rapport à la nourriture pourra être apaisé, soulagé, normalisé.
Puisque le traitement d’un TCA nécessite différentes approches, difficile de s’en tenir à un seul ou une seule spécialiste. Pour autant, consulter une thérapeute en Relation d’Aide peut vous permettre d’approcher tous les sujets évoqués ci-dessus.
Je suis Caroline Valbrun et pratique la thérapie en Relation d’Aide au centre Anima, à Paris. N’hésitez pas à me contacter pour discuter de votre TCA.