Guide référence du bien-être physique, émotionnel, mental, spirituel.
La danse-thérapie, également appelée danse et mouvement thérapie ou Dance Movement Therapy, utilise le mouvement corporel et la danse comme supports d’expression, de relation et d’accompagnement.
Elle se situe à la rencontre de plusieurs dimensions : le corps, les émotions, le mouvement, la créativité et la relation avec le thérapeute ou le groupe.
Contrairement à un cours de danse, son objectif n’est pas d’apprendre une chorégraphie, d’améliorer sa technique ou de produire une performance esthétique. Le mouvement devient plutôt un moyen d’explorer ce que l’on ressent, la manière dont on habite son corps et dont on entre en relation avec soi-même ou avec les autres.
La danse-thérapie peut intégrer des mouvements spontanés, des improvisations, des jeux rythmiques, des déplacements dans l’espace, des exercices de conscience corporelle ou différents supports musicaux. Selon l’approche du professionnel, la parole peut également occuper une place importante avant ou après le mouvement.
Elle peut être proposée individuellement ou en groupe, auprès d’enfants, d’adolescents, d’adultes ou de personnes âgées, dans des contextes très différents.
Qu’est-ce que la danse-thérapie ? Faut-il savoir danser pour participer à une séance ? Quelle différence existe avec un cours de danse, l’art-thérapie ou une thérapie psychocorporelle ? Quels sont les outils utilisés ? Comment se déroule une séance et comment choisir un danse-thérapeute ?
Anima vous aide à mieux comprendre cette approche et à découvrir les danse-thérapeutes référencés dans l’annuaire, selon leur parcours, leur méthode, leur localisation et leurs modalités de consultation.

Danse thérapie

Danse thérapie
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Description
La danse-thérapie est une démarche qui utilise le mouvement corporel dans un cadre d’accompagnement.
Elle repose sur l’idée que notre manière de bouger fait partie de notre expérience globale.
Une émotion peut modifier notre posture, notre respiration ou notre énergie.
Une situation relationnelle peut provoquer un mouvement de recul, une fermeture ou au contraire une envie de rapprochement.
Le mouvement devient alors un support permettant d’observer et d’explorer ce qui se passe.
Le danse-thérapeute peut proposer des consignes mais il ne cherche pas nécessairement à diriger chaque geste.
La personne peut être invitée à expérimenter différentes qualités de mouvement, à improviser ou à porter attention à certaines sensations.
Le travail peut être individuel ou collectif.
Les expressions danse-thérapie, danse mouvement thérapie et Dance Movement Therapy sont souvent utilisées pour désigner des pratiques proches.
La terminologie varie selon les pays, les écoles et les organismes professionnels.
L’expression « danse mouvement thérapie » insiste notamment sur le fait que le mouvement compte autant que la danse au sens artistique du terme.
Une personne peut donc participer à une séance sans produire des mouvements correspondant à une technique de danse identifiable.
Marcher, s’arrêter, respirer, déplacer un bras, changer d’appui ou observer une impulsion corporelle peuvent déjà faire partie du travail.
Cette nuance est importante car elle permet de comprendre que la pratique ne s’adresse pas uniquement aux danseurs.
Non.
Aucune compétence technique n’est nécessaire.
Il n’est pas indispensable d’avoir pratiqué la danse auparavant, de connaître des pas ou de posséder une condition physique particulière pour pouvoir explorer le mouvement.
La danse-thérapie ne repose pas sur l’évaluation du niveau du participant.
Un mouvement très simple peut avoir autant de place qu’une séquence plus élaborée.
Le danse-thérapeute adapte les propositions aux possibilités corporelles de chacun.
La fiche de Marjolaine Hering actuellement présente sur Anima précise d’ailleurs qu’aucune expérience préalable de danse n’est nécessaire et que les séances peuvent être adaptées à certaines limitations physiques ou fatigues.
La différence principale tient à l’objectif du cadre.
Un cours de danse vise généralement l’apprentissage d’une technique, d’un style ou d’une chorégraphie.
Le professeur enseigne des mouvements et accompagne la progression technique ou artistique.
La danse-thérapie n’a pas pour priorité la qualité esthétique du mouvement.
Le corps est utilisé comme support d’expression et d’exploration.
Une personne peut ainsi choisir un mouvement qui lui semble inhabituel, maladroit ou minimal sans que celui-ci soit corrigé selon une norme artistique.
L’intérêt réside davantage dans ce qu’elle observe et expérimente en le réalisant.
La danse libre ou danse intuitive propose souvent de laisser le corps bouger spontanément, avec peu de consignes.
Elle peut être pratiquée pour le plaisir, la créativité, la détente ou la connaissance de soi.
La danse-thérapie peut inclure du mouvement spontané mais elle s’inscrit dans un cadre d’accompagnement avec un professionnel formé.
Celui-ci observe le processus, construit des propositions adaptées à la personne ou au groupe et peut accompagner la verbalisation de l’expérience.
Toute séance de danse libre n’est donc pas une thérapie.
Inversement, une séance de danse-thérapie n’est pas nécessairement entièrement improvisée.
La danse-thérapie appartient à la grande famille des arts-thérapies.
Elle utilise spécifiquement le corps et le mouvement comme médiation principale.
L’art-thérapie peut, selon les professionnels et les écoles, utiliser le dessin, la peinture, le collage, le modelage, l’écriture, le théâtre ou d’autres formes créatives.
Dans la danse-thérapie, la production artistique n’est pas un objet extérieur.
Le corps de la personne et son mouvement deviennent eux-mêmes le support de création et d’exploration.
Cette particularité donne une place importante aux sensations, à l’espace et aux interactions.
Les deux approches possèdent de nombreux points communs.
Elles s’intéressent au lien entre corps, sensations, émotions et expérience.
L’accompagnement psychocorporel constitue cependant une catégorie beaucoup plus large.
Il peut utiliser la respiration, la conscience corporelle, le toucher ou d’autres formes de travail somatique sans nécessairement intégrer une dimension artistique.
La danse-thérapie introduit explicitement la créativité et le mouvement dansé ou expressif.
Elle se situe ainsi à la croisée des approches corporelles et des arts-thérapies.
La réponse dépend notamment de la qualification du professionnel.
Certaines pratiques de danse mouvement thérapie s’inscrivent directement dans un cadre psychothérapeutique.
Dans ce cas, le mouvement fait partie d’un véritable travail thérapeutique autour de difficultés psychiques ou relationnelles.
D’autres praticiens proposent davantage un accompagnement psychocorporel ou créatif.
Un danse-thérapeute n’est pas automatiquement psychologue, psychiatre ou psychothérapeute.
Lorsqu’une personne recherche une prise en charge clinique d’un trouble psychique, il est donc important de vérifier précisément la formation et le statut du professionnel.
La danse-thérapie s’est structurée progressivement au cours du XXe siècle.
Elle s’est notamment développée aux États-Unis à partir des années 1940 et 1950.
Plusieurs figures sont régulièrement associées à son histoire, parmi lesquelles Marian Chace, Mary Whitehouse et Trudi Schoop.
Leurs approches étaient différentes mais elles partageaient l’idée que le mouvement pouvait devenir un support pertinent dans la relation thérapeutique.
La fiche actuelle de Victoria Thorrud rappelle elle-même cette filiation historique.
Depuis, la discipline s’est développée dans différents pays et a donné naissance à plusieurs écoles et organisations professionnelles.
Marian Chace était danseuse et chorégraphe américaine.
Elle est devenue l’une des figures majeures de la danse mouvement thérapie.
Son travail s’est notamment développé auprès de patients hospitalisés en psychiatrie.
Elle accordait une grande importance au mouvement partagé et à la relation entre participants.
Le thérapeute pouvait ainsi rejoindre certains mouvements du patient ou du groupe plutôt que chercher immédiatement à les transformer.
Cette dimension relationnelle reste importante dans de nombreuses approches contemporaines.
Mary Whitehouse est notamment associée au développement du mouvement authentique.
Elle s’est intéressée à la possibilité de laisser émerger le mouvement à partir de sensations et d’impulsions internes plutôt que de partir d’une chorégraphie définie.
Son travail a été influencé par la danse moderne mais aussi par certaines approches psychologiques.
Le mouvement authentique est aujourd’hui utilisé dans différents contextes de danse-thérapie, de recherche corporelle ou de développement personnel.
Il ne représente toutefois qu’une approche parmi d’autres.
Le mouvement authentique est une pratique dans laquelle une personne, souvent les yeux fermés ou mi-clos, laisse progressivement émerger des mouvements à partir de son expérience intérieure.
Une autre personne peut occuper le rôle de témoin.
L’objectif n’est pas de produire une chorégraphie.
Il s’agit plutôt d’observer ce qui apparaît lorsque l’attention est dirigée vers les sensations et les impulsions du moment.
Le mouvement authentique peut être intégré à certaines pratiques de danse-thérapie, mais il existe également comme discipline indépendante.
La fiche de Marjolaine Hering mentionne explicitement cette approche parmi les outils qu’elle utilise.
Rudolf Laban a développé un ensemble d’outils permettant d’observer et de décrire le mouvement.
Son travail a eu une influence importante sur la danse moderne et sur certaines approches de danse-thérapie.
L’analyse peut notamment porter sur l’espace, la dynamique, la forme ou les qualités du mouvement.
Dans un cadre thérapeutique, ces concepts peuvent aider le professionnel à observer comment une personne bouge et quelles possibilités elle utilise ou explore moins spontanément.
Il ne s’agit pas de diagnostiquer une personnalité à partir d’un geste.
L’analyse du mouvement constitue plutôt un vocabulaire permettant d’observer la diversité des manières de bouger.
Irmgard Bartenieff, danseuse, physiothérapeute et analyste du mouvement, a développé des principes aujourd’hui connus sous le nom de Bartenieff Fundamentals.
Ils s’intéressent notamment aux connexions entre différentes parties du corps, à l’organisation du mouvement et à la manière dont une personne utilise ses appuis.
Ces principes sont intégrés dans certaines formations en danse mouvement thérapie.
Marjolaine Hering indique par exemple utiliser des exercices inspirés de Laban et Bartenieff lors des phases de mise en mouvement et d’échauffement de ses séances.
Toutes nos expériences ne sont pas immédiatement formulées sous forme de mots.
Une personne peut sentir qu’elle souhaite prendre de la distance sans parvenir à l’expliquer.
Elle peut ressentir une envie de se protéger, de se rapprocher, de ralentir ou d’occuper davantage d’espace.
Le mouvement permet d’explorer concrètement ces possibilités.
Une personne peut par exemple expérimenter le fait d’avancer, reculer, se tourner, s’arrêter ou modifier sa posture.
Ces gestes ne possèdent pas une signification universelle.
Le thérapeute ne devrait donc pas conclure automatiquement qu’un mouvement particulier « révèle » un conflit précis.
Le sens éventuel doit être construit à partir de l’expérience et des associations de la personne elle-même.
Le mouvement peut accompagner l’expression émotionnelle.
Une personne peut avoir envie d’accélérer lorsqu’elle ressent de l’énergie, de se contracter lorsqu’elle éprouve de la peur ou d’occuper davantage d’espace lorsqu’elle explore l’affirmation.
Cela ne signifie pas qu’une émotion possède une chorégraphie universelle.
Deux personnes peuvent ressentir la même émotion de manière très différente.
La danse-thérapie permet surtout d’observer comment cette émotion est vécue corporellement par une personne à un moment donné.
La parole peut ensuite aider à mettre en perspective l’expérience.
Cette formulation est fréquente dans les approches corporelles.
Elle mérite d’être nuancée.
Nos expériences peuvent effectivement être associées à des réactions corporelles, émotionnelles et comportementales.
Une situation rappelant un événement antérieur peut ainsi déclencher une réaction physique importante.
Mais dire littéralement qu’une émotion serait « stockée » dans un muscle ou une articulation constitue une simplification.
La danse-thérapie peut travailler à partir des sensations et des réactions du corps sans avoir besoin d’affirmer qu’une émotion serait physiquement enfermée quelque part dans l’organisme.
La communication ne passe pas uniquement par les mots.
Posture, regard, distance, orientation du corps, rythme ou qualité du mouvement participent également à nos interactions.
La danse-thérapie donne une place particulière à cette dimension.
Une personne qui éprouve des difficultés à parler directement d’une expérience peut éventuellement commencer par la représenter ou l’explorer à travers un mouvement.
Le non-verbal ne remplace pas nécessairement la parole.
Les deux peuvent se compléter.
Certaines personnes ressentent un décalage important avec leur corps.
Elles peuvent avoir tendance à ne l’observer qu’à travers l’apparence, la performance ou les difficultés physiques.
La danse-thérapie propose une autre perspective.
Le corps devient un lieu d’expérience, de sensation, de mouvement et de créativité.
Une personne peut ainsi redécouvrir ce qu’elle ressent lorsqu’elle bouge sans rechercher immédiatement à bien faire.
Cette dimension peut être particulièrement intéressante lorsqu’une personne possède un rapport très critique ou très contrôlé à son propre corps.
L’image corporelle correspond à la manière dont une personne se représente et ressent son propre corps.
Elle peut être influencée par de nombreux facteurs : histoire personnelle, expériences relationnelles, normes sociales, santé, âge ou transformations physiques.
La danse-thérapie peut proposer un espace permettant d’expérimenter le corps autrement que sous l’angle de l’apparence.
Cela ne signifie pas qu’elle constitue un traitement unique de toutes les difficultés liées à l’image corporelle.
Lorsqu’une souffrance importante est présente, notamment en lien avec un trouble du comportement alimentaire ou une dysmorphophobie, une prise en charge spécialisée reste essentielle.
Se mettre en mouvement devant d’autres personnes peut parfois représenter un véritable défi.
La danse-thérapie cherche cependant à créer un cadre dans lequel il n’existe pas une seule bonne manière de bouger.
La personne peut progressivement expérimenter davantage de liberté.
Elle peut également explorer sa manière d’occuper l’espace, de faire un choix ou de proposer un mouvement.
Ces expériences peuvent participer à une réflexion sur la confiance en soi.
Il serait néanmoins excessif de présenter la danse-thérapie comme une méthode garantissant automatiquement une augmentation de l’estime ou de la confiance.
Le mouvement peut devenir un support de relation.
Deux personnes peuvent se déplacer ensemble, reproduire certains gestes, proposer alternativement un mouvement ou observer les distances qu’elles choisissent.
Ces exercices permettent notamment d’explorer la communication non verbale, la coopération et les limites.
Le groupe peut également faire apparaître certaines habitudes relationnelles.
Une personne prend-elle facilement l’initiative ?
A-t-elle tendance à suivre ?
Comment réagit-elle lorsque quelqu’un s’approche ?
Ces observations sont ensuite explorées sans les transformer en diagnostics figés.
Le mirroring consiste généralement à observer puis reproduire les mouvements d’une autre personne.
Les rôles peuvent ensuite être inversés.
Cet exercice est utilisé dans certaines pratiques de danse-thérapie afin d’explorer l’attention, la relation, l’ajustement et la communication non verbale.
Reproduire un mouvement demande d’observer précisément l’autre.
Être imité peut également créer une expérience de reconnaissance.
La fiche de Marjolaine Hering mentionne justement les exercices d’imitation parmi les pratiques proposées au sein de ses groupes.
L’improvisation consiste à créer le mouvement au fur et à mesure plutôt qu’à reproduire une séquence préalablement construite.
Une consigne peut néanmoins guider l’expérience.
Le danse-thérapeute peut par exemple proposer d’explorer une qualité de mouvement, un espace ou un rythme.
L’improvisation permet d’expérimenter la spontanéité mais aussi la manière dont une personne réagit lorsqu’aucune réponse correcte n’est donnée.
Pour certaines personnes, cette liberté est agréable.
Pour d’autres, elle peut être inconfortable.
Cette réaction peut elle-même devenir une matière d’exploration.
La musique est souvent présente en danse-thérapie mais elle n’est pas indispensable.
Certaines séances utilisent différents morceaux afin de soutenir des rythmes ou qualités de mouvement.
D’autres peuvent se dérouler partiellement ou totalement en silence.
Le choix musical n’est pas neutre.
Un rythme, un instrument ou une chanson peut susciter des émotions ou des souvenirs différents selon les personnes.
Le praticien doit donc utiliser la musique comme un support et non comme un stimulus supposé produire automatiquement une émotion déterminée.
Oui.
Le mouvement peut se développer à partir de la respiration, du rythme interne ou des sons présents dans l’environnement.
Le silence permet parfois de porter davantage attention aux appuis, aux sensations ou aux bruits produits par le mouvement lui-même.
Certains exercices utilisent également la voix, les percussions corporelles ou les interactions entre participants.
La danse-thérapie ne doit donc pas être réduite à l’idée de bouger sur une playlist relaxante.
La créativité occupe une place centrale.
Elle ne signifie pas nécessairement inventer quelque chose d’original ou spectaculaire.
Créer peut simplement consister à essayer une manière différente de bouger.
Une personne qui utilise habituellement des mouvements très contrôlés peut expérimenter quelque chose de plus fluide.
Une autre peut explorer la lenteur alors qu’elle se déplace toujours rapidement.
Ces expériences permettent d’élargir le répertoire corporel et parfois d’observer ce que certaines nouvelles possibilités évoquent.
Le stress peut s’accompagner d’agitation, de tensions musculaires ou d’une respiration modifiée.
Le mouvement peut offrir un espace permettant de remarquer ces manifestations et d’expérimenter différentes qualités corporelles.
Une séance peut par exemple commencer par une mise en mouvement puis évoluer vers un rythme plus lent.
Certaines personnes ressentent alors une détente.
Il faut néanmoins éviter de présenter la danse-thérapie comme un traitement universel du stress.
Lorsque les facteurs de stress sont importants ou persistants, agir sur les causes et rechercher une prise en charge adaptée reste essentiel.
La danse mouvement thérapie a fait l’objet de recherches sur différents résultats psychologiques.
Une méta-analyse portant sur 41 études contrôlées a notamment retrouvé des résultats globalement favorables pour plusieurs indicateurs, dont l’anxiété, mais les auteurs soulignent également l’hétérogénéité des travaux et la nécessité de recherches de meilleure qualité.
Il est donc raisonnable de dire que la danse mouvement thérapie fait l’objet de données encourageantes, mais pas de la présenter comme un traitement garanti de tous les troubles anxieux.
Une anxiété importante nécessite une évaluation adaptée.
La dépression constitue l’un des domaines étudiés dans la recherche sur les interventions par la danse.
Une méta-analyse récente portant sur 19 études a observé une réduction des symptômes dépressifs dans les groupes bénéficiant de différentes interventions de danse, dont la danse mouvement thérapie. L’hétérogénéité entre les études était cependant très importante.
Ces résultats suggèrent un intérêt potentiel.
Ils ne permettent pas pour autant d’affirmer qu’une séance de danse-thérapie constitue à elle seule un traitement suffisant de la dépression.
Une personne présentant un épisode dépressif doit pouvoir bénéficier d’un suivi clinique adapté.
Une personne en situation d’épuisement professionnel peut ressentir une grande fatigue, une perte d’énergie ou un décalage avec ses sensations.
Le mouvement peut éventuellement trouver une place dans un accompagnement complémentaire.
Il doit cependant être adapté à l’état de la personne.
Le burn-out nécessite souvent une prise en charge médicale et psychologique, et une activité corporelle ne doit pas servir à accélérer artificiellement la reprise.
L’objectif n’est pas de « remettre le corps en mouvement » à tout prix mais de respecter les ressources réellement disponibles.
Plusieurs approches corporelles sont utilisées dans l’accompagnement du traumatisme.
La danse-thérapie peut parfois offrir un espace permettant de travailler autour des sensations, des limites, de l’espace personnel ou de la relation.
La prudence est néanmoins indispensable.
Une personne ayant vécu un traumatisme peut réagir fortement à certains mouvements, au contact, à la proximité ou au fait de fermer les yeux.
Un danse-thérapeute qui accompagne spécifiquement le psychotraumatisme doit donc posséder une formation adaptée à cette problématique clinique.
Il ne suffit pas d’être formé au mouvement pour traiter un état de stress post-traumatique.
Le rapport au corps est souvent profondément affecté dans les troubles du comportement alimentaire.
La danse-thérapie a donc été utilisée dans certains dispositifs comme approche complémentaire.
Elle peut notamment proposer une expérience du corps qui ne soit pas centrée uniquement sur l’apparence ou le contrôle.
Cette utilisation nécessite néanmoins une grande prudence.
L’anorexie, la boulimie et les autres TCA sont des troubles complexes qui nécessitent une prise en charge spécialisée, souvent multidisciplinaire.
La danse-thérapie ne doit donc jamais remplacer le suivi médical, nutritionnel et psychologique nécessaire.
Certaines interventions de mouvement ont été étudiées chez des personnes vivant avec différentes maladies chroniques.
Le mouvement peut notamment être adapté en fonction de la fatigue, de la douleur ou des limitations physiques.
L’objectif n’est pas nécessairement d’améliorer une performance.
Il peut simplement s’agir de retrouver une expérience corporelle différente de celle imposée par la maladie.
Toute activité doit cependant respecter les recommandations médicales applicables à la situation de la personne.
La danse-thérapie peut être adaptée à différentes capacités corporelles.
Il n’existe aucune obligation de bouger debout ou d’utiliser toutes les parties du corps.
Un mouvement du regard, des mains, de la tête ou de la respiration peut déjà participer à l’expérience.
Le professionnel adapte donc les propositions au corps réel de la personne plutôt qu’à une représentation normative de la danse.
Cette approche peut être proposée dans certains établissements sociaux ou médico-sociaux.
Le mouvement constitue un mode d’expression particulièrement naturel chez l’enfant.
La danse-thérapie peut utiliser le jeu, les objets, la musique ou l’imaginaire afin de favoriser l’exploration corporelle et relationnelle.
L’enfant n’est pas nécessairement invité à parler longuement de ce qu’il ressent.
Le professionnel observe davantage sa manière d’entrer dans le mouvement, l’espace et la relation.
Lorsqu’un enfant présente des difficultés importantes sur le plan psychologique, développemental ou comportemental, la danse-thérapie doit néanmoins s’inscrire dans un accompagnement adapté à sa situation.
L’adolescence transforme profondément la relation au corps.
Le regard des autres, les changements physiques et la construction identitaire peuvent rendre cette période particulièrement sensible.
La médiation par le mouvement peut offrir un espace moins frontal que l’échange verbal classique.
Le jeune peut notamment explorer la créativité, la place dans le groupe, les limites ou son propre rapport au corps.
Il est cependant essentiel de respecter son consentement et sa liberté de participation, sans imposer une exposition corporelle qu’il ne souhaite pas.
Chez l’adulte, les demandes sont extrêmement variées.
Certaines personnes souhaitent retrouver davantage de liberté corporelle.
D’autres cherchent une approche complémentaire à un travail verbal.
La danse-thérapie peut également être utilisée lors de périodes de transition, de difficultés relationnelles ou de questionnements autour de l’image du corps.
Il n’est jamais nécessaire d’avoir été danseur auparavant.
La danse et le mouvement peuvent être adaptés à l’âge et aux capacités de chacun.
Chez les personnes âgées, certaines pratiques peuvent se dérouler assis ou utiliser des gestes simples.
Le mouvement devient alors un support de relation, de créativité et d’expression.
Différentes études se sont intéressées aux interventions par la danse auprès de populations âgées, notamment sur la qualité de vie, les capacités cognitives ou motrices. Les résultats sont encourageants mais dépendent fortement des protocoles utilisés.
Les deux formats existent et n’offrent pas la même expérience.
Une séance individuelle permet d’adapter finement les propositions à une seule personne.
Elle peut convenir lorsqu’un travail très personnel est recherché.
Le groupe introduit quant à lui une dimension relationnelle supplémentaire.
Les participants peuvent se regarder, s’imiter, se répondre ou construire ensemble une séquence.
La présence des autres devient alors une partie importante du travail.
Certains praticiens le proposent.
Le mouvement permet d’explorer la distance, la proximité, la manière de guider, suivre, proposer ou refuser.
La fiche de Marjolaine Hering mentionne notamment des séances en couple utilisant certaines techniques issues du tango argentin et de la danse-contact comme supports de relation.
Ces outils ne permettent évidemment pas de déterminer à eux seuls la qualité d’une relation.
Ils peuvent simplement fournir une autre manière d’observer certaines interactions.
Oui, certains danse-thérapeutes travaillent avec des familles.
Les propositions peuvent favoriser le mouvement partagé, l’imitation ou la création collective.
Cela peut offrir un espace différent des échanges verbaux habituels.
La pratique doit toutefois être adaptée aux âges, aux relations familiales et aux éventuelles problématiques présentes.
Lorsque des difficultés importantes existent, le professionnel doit posséder les compétences nécessaires à l’accompagnement familial.
Il n’existe pas de déroulement universel.
Une séance commence souvent par un temps d’accueil et d’échange.
Le participant peut exprimer son état du moment ou une intention particulière.
Une phase de mise en mouvement ou d’échauffement permet ensuite de porter progressivement l’attention vers le corps.
Le thérapeute peut proposer différents exercices d’exploration, d’improvisation ou de relation.
La séance se termine généralement par un temps de retour au calme et éventuellement par une verbalisation de l’expérience.
Ce type de structure apparaît d’ailleurs dans les approches actuellement présentées par Victoria Thorrud et Marjolaine Hering sur leurs fiches Anima.
La première séance permet de comprendre la demande et de présenter la méthode.
Le danse-thérapeute peut demander ce qui amène la personne, si elle possède une expérience corporelle particulière ou si certaines contraintes physiques doivent être prises en compte.
Il explique également le déroulement général.
Il est pertinent de lui demander :
Ces questions permettent de mieux comprendre le cadre réel derrière l’appellation danse-thérapie.
Une tenue permettant de bouger facilement est généralement suffisante.
Il n’est pas nécessaire de porter une tenue de danse spécifique.
Des vêtements souples dans lesquels la personne se sent à l’aise sont souvent privilégiés.
Selon le lieu et la pratique, les séances peuvent se dérouler pieds nus, en chaussettes ou avec des chaussures adaptées.
Le professionnel peut préciser ces modalités avant la première séance.
Cela dépend des exercices et des praticiens.
Certaines séances n’impliquent aucun contact.
D’autres peuvent proposer du travail à deux, des exercices de contact-improvisation ou différentes explorations relationnelles.
Dans tous les cas, le consentement est essentiel.
Une personne doit pouvoir refuser un contact ou une proposition sans être obligée de justifier son choix.
Le contact physique ne doit jamais être imposé comme une condition nécessaire à la réussite de la séance.
La contact-improvisation est une pratique de mouvement développée dans les années 1970 dans laquelle deux ou plusieurs personnes improvisent à partir du contact, du poids, de l’équilibre et des déplacements.
Elle appartient d’abord à l’histoire de la danse contemporaine.
Certains danse-thérapeutes utilisent ensuite certains de ses principes comme supports d’exploration relationnelle.
Le contact, la confiance, l’adaptation et les limites peuvent alors devenir des thèmes de travail.
La présence d’un contact impose évidemment un cadre particulièrement attentif au consentement.
La durée dépend des professionnels et du format.
Une séance individuelle dure souvent environ une heure.
Les groupes peuvent être plus longs afin de laisser suffisamment de temps pour l’accueil, le mouvement et le partage final.
Marjolaine Hering propose par exemple actuellement des séances individuelles d’une heure et différents groupes ou cycles plus longs.
Il ne s’agit toutefois pas d’un standard universel de la discipline.
Il n’existe pas de nombre prédéfini.
Certaines personnes participent ponctuellement à un atelier.
D’autres s’engagent dans un groupe régulier ou un suivi individuel.
La durée dépend des objectifs et du cadre.
Une démarche réellement thérapeutique s’inscrit souvent dans une certaine continuité.
Le professionnel doit néanmoins pouvoir expliquer la logique de la fréquence proposée et réévaluer régulièrement la pertinence de l’accompagnement.
Certaines séances peuvent être adaptées à la visioconférence.
La personne peut bouger depuis chez elle tandis que le thérapeute guide ou observe l’expérience.
Le format peut convenir à certaines explorations individuelles.
Il possède néanmoins des limites.
Le professionnel perçoit moins facilement l’ensemble de l’espace et certaines interactions corporelles ou collectives ne peuvent évidemment pas être reproduites.
Il faut également disposer d’un lieu suffisamment sécurisé et privé pour pouvoir bouger librement.
La danse mouvement thérapie possède une littérature scientifique réelle.
Une méta-analyse publiée en 2019 a étudié 41 études contrôlées représentant 2 374 participants. Les auteurs ont retrouvé des résultats globalement favorables sur différents indicateurs psychologiques, tout en soulignant des différences importantes entre les études et plusieurs limites méthodologiques.
Des travaux plus récents continuent d’étudier notamment les symptômes dépressifs. Une méta-analyse publiée en 2026 rapporte des résultats favorables mais avec une hétérogénéité très importante entre les 19 études incluses, ce qui invite à rester prudent dans la généralisation des effets.
La formulation la plus rigoureuse consiste donc à dire que la danse mouvement thérapie fait l’objet de recherches encourageantes pour certains résultats psychologiques et relationnels, mais que les effets dépendent fortement des populations, des méthodes et du contexte d’accompagnement.
Cela dépend de la qualification du professionnel et du cadre.
Lorsqu’elle est pratiquée par un professionnel qualifié dans un véritable cadre psychothérapeutique, la danse mouvement thérapie peut constituer elle-même une modalité de psychothérapie.
Mais toutes les personnes utilisant l’appellation danse-thérapeute ne possèdent pas nécessairement le titre de psychothérapeute ou de psychologue.
Lorsqu’une souffrance psychique importante est présente, il est donc essentiel de vérifier les qualifications du professionnel.
Une pratique de mouvement ou de bien-être ne doit pas se substituer à une prise en charge clinique nécessaire.
Non.
Elle ne permet pas de diagnostiquer une pathologie physique ou psychique.
Une douleur persistante, une limitation motrice, un essoufflement ou tout autre symptôme nouveau ou inquiétant doit faire l’objet d’une évaluation appropriée.
Lorsqu’une personne possède une maladie chronique ou une limitation physique, les propositions corporelles doivent être adaptées.
La danse-thérapie peut éventuellement s’intégrer à un accompagnement plus large mais ne remplace pas les traitements ou la rééducation prescrits lorsqu’ils sont nécessaires.
Une détresse psychique importante, des idées suicidaires, une dépression sévère, un traumatisme majeur, des troubles psychotiques ou une forte altération du quotidien nécessitent une prise en charge spécialisée.
La danse peut éventuellement avoir une place complémentaire.
Mais la personne doit avant tout pouvoir bénéficier des compétences cliniques nécessaires.
Le terme « thérapie » dans danse-thérapie ne doit donc jamais empêcher de vérifier le statut réel et la formation du praticien.
Le danse-thérapeute est un professionnel qui utilise le mouvement et la danse dans une démarche d’accompagnement ou thérapeutique.
Les formations peuvent varier selon les pays et les organismes.
Certains professionnels viennent initialement de la danse.
D’autres possèdent une formation en psychologie, santé, art-thérapie ou dans d’autres disciplines.
Beaucoup associent plusieurs parcours.
Le titre utilisé ne suffit donc pas à connaître automatiquement les compétences du praticien.
Il faut consulter sa formation, son expérience et le cadre dans lequel il intervient.
Il faut être précis sur ce point.
La danse-thérapie possède des associations professionnelles et différents cursus de formation, mais l’appellation ne doit pas être confondue avec des titres réglementés tels que psychologue ou psychothérapeute.
Les parcours peuvent donc être différents.
Pour choisir un professionnel, il est utile de vérifier :
La transparence sur ces éléments est essentielle.
Il existe différentes écoles de danse mouvement thérapie en France et à l’étranger.
Les cursus peuvent associer pratique corporelle, observation du mouvement, psychologie, psychopathologie, relation thérapeutique et stages pratiques.
Une expérience de la danse peut constituer une partie du parcours.
Elle ne suffit cependant pas à elle seule pour accompagner des personnes dans un cadre thérapeutique.
Victoria Thorrud décrit par exemple une pratique située à la rencontre de la danse, de la psychologie et des méthodes psychocorporelles, tandis que Marjolaine Hering mentionne un parcours très développé en danse et différentes approches du mouvement.
Chaque fiche doit donc permettre de comprendre la formation spécifique réellement suivie par le praticien.
Pas automatiquement.
Être danseur ou professeur de danse apporte une connaissance importante du corps, du mouvement et de la pédagogie.
Cela ne constitue cependant pas une formation suffisante à l’accompagnement thérapeutique.
Travailler avec une personne souffrant d’une dépression, d’un traumatisme ou d’un trouble du comportement alimentaire nécessite des compétences qui dépassent l’enseignement artistique.
Un professionnel peut naturellement posséder les deux formations.
Il doit simplement présenter clairement chacune d’elles.
Le premier critère concerne la formation.
Où le professionnel s’est-il formé ?
Quelle durée possédait le cursus ?
Possède-t-il parallèlement une qualification en psychologie, psychothérapie, santé ou dans un autre domaine ?
Il est ensuite utile de regarder les publics et problématiques qu’il accompagne.
Travaille-t-il avec des adultes, des enfants, des familles ?
Possède-t-il une expérience particulière avec les troubles alimentaires, le trauma ou d’autres problématiques spécifiques ?
La manière de travailler compte également.
Certaines personnes apprécieront une approche très libre.
D’autres préféreront davantage de structure.
Enfin, le professionnel doit savoir clairement expliquer les limites de sa pratique et orienter lorsque la situation dépasse ses compétences.
Le danse-thérapeute présente clairement sa formation et son statut.
Il ne promet pas une guérison garantie.
Il adapte les mouvements aux possibilités de la personne.
Il respecte ses limites corporelles et son consentement.
Il ne force pas au contact physique.
Il sait distinguer une activité de bien-être d’une prise en charge clinique.
Il travaille dans un cadre suffisamment clair concernant les horaires, les tarifs, la confidentialité et les modalités des séances.
La personne doit également pouvoir questionner une proposition ou refuser un exercice.
Il faut être prudent face à un praticien affirmant que chaque mouvement possède une signification psychologique précise.
Même vigilance lorsqu’il prétend pouvoir « libérer tous les traumatismes stockés dans le corps » grâce à la danse sans posséder de formation clinique spécifique.
Un professionnel ne doit pas demander d’interrompre un traitement médical ou psychothérapeutique.
Il ne doit pas davantage utiliser la proximité corporelle pour contourner le consentement de la personne.
Enfin, l’idée qu’une personne serait « bloquée » simplement parce qu’elle ne souhaite pas danser d’une certaine manière ne constitue pas une justification acceptable pour la pousser au-delà de ses limites.
Anima est un annuaire permettant de découvrir des danse-thérapeutes et des professionnels utilisant le mouvement, la créativité et l’expression corporelle dans leurs accompagnements.
Chaque fiche permet de consulter le parcours du praticien, sa formation, sa méthode, les publics qu’il accompagne, sa localisation et les modalités des séances proposées.
La catégorie référence actuellement Victoria Thorrud et Marjolaine Hering, qui proposent toutes deux des approches de danse mouvement thérapie mais avec des parcours et des modalités distincts.
Victoria Thorrud présente notamment une approche à la croisée des thérapies psychocorporelles et des arts-thérapies, structurée autour d’un cercle d’ouverture, d’un éveil corporel, d’une exploration par le mouvement puis d’un temps d’intégration.
Marjolaine Hering associe quant à elle différents outils issus notamment du mouvement authentique, de l’improvisation, de Laban et Bartenieff, de la danse-contact, du tango argentin et de la composition chorégraphique. Elle propose actuellement des accompagnements individuels et collectifs.
L’annuaire permet ainsi de comparer les approches et de prendre directement contact avec le danse-thérapeute dont le parcours et la pratique correspondent le mieux à votre recherche.

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