Guide référence du bien-être physique, émotionnel, mental, spirituel.
L’hypnose ericksonienne est une approche de l’hypnose thérapeutique inspirée des travaux du psychiatre américain Milton H. Erickson.
Elle utilise l’état hypnotique comme support d’accompagnement, en s’appuyant notamment sur l’attention, l’imagination, les suggestions, les métaphores et les ressources propres à la personne.
Contrairement aux représentations parfois véhiculées par l’hypnose de spectacle, une séance d’hypnose ericksonienne ne consiste pas à perdre le contrôle ou à obéir passivement au praticien. La personne reste présente, peut entendre ce qui se passe et conserve la possibilité d’interrompre ou de modifier l’expérience.
L’approche ericksonienne se caractérise notamment par une manière indirecte, souple et individualisée de formuler les suggestions. Le praticien ne cherche pas nécessairement à imposer une réponse précise. Il accompagne plutôt la personne dans une expérience où l’attention peut se modifier et où certaines représentations, habitudes ou réactions peuvent être explorées autrement.
L’hypnose est aujourd’hui utilisée dans des contextes très différents, allant du bien-être à certains domaines médicaux et psychothérapeutiques. Les données scientifiques sont cependant variables selon les indications : les résultats concernant certaines formes de douleur sont notamment intéressants, tandis que les preuves restent beaucoup plus incertaines pour d’autres usages populaires comme l’arrêt du tabac.
Qu’est-ce que l’hypnose ericksonienne ? Sommes-nous réellement inconscients pendant une séance ? Quelle différence avec l’hypnose classique ou l’hypnose humaniste ? Dans quelles situations est-elle utilisée ? Combien de séances sont nécessaires et comment choisir un hypnothérapeute ?
Anima vous aide à mieux comprendre cette approche et à découvrir les praticiens en hypnose ericksonienne référencés dans l’annuaire, selon leur parcours, leur localisation, leurs méthodes et leurs modalités de consultation.

Hypnose

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Description
L’hypnose désigne à la fois un état particulier d’attention et les méthodes permettant de favoriser cet état.
Il n’est pas nécessaire d’imaginer une perte totale de conscience.
Pendant une expérience hypnotique, l’attention peut simplement devenir plus focalisée sur certaines sensations, images, pensées ou suggestions tandis que d’autres éléments de l’environnement passent davantage à l’arrière-plan.
Nous connaissons spontanément des expériences qui peuvent s’en rapprocher.
Une personne très absorbée par un livre, un film ou une activité peut ainsi perdre momentanément la notion du temps ou devenir moins attentive à ce qui l’entoure.
Cela ne signifie évidemment pas qu’elle dort ou qu’elle ne contrôle plus ses actions.
L’hypnose thérapeutique cherche à utiliser volontairement certaines caractéristiques de cette attention focalisée et de cette capacité d’imagination dans un cadre d’accompagnement.
L’hypnose ericksonienne tire son nom de Milton H. Erickson, psychiatre américain qui a profondément influencé l’hypnose clinique au XXe siècle.
Erickson utilisait une approche particulièrement individualisée.
Plutôt que d’appliquer exactement les mêmes suggestions à chaque personne, il cherchait à tenir compte de son langage, de son histoire, de ses réactions et de ses ressources.
L’hypnose ericksonienne contemporaine utilise ainsi volontiers des métaphores, histoires, suggestions indirectes et formulations ouvertes.
Le praticien peut par exemple proposer à la personne de se représenter une situation ou d’observer certaines sensations sans lui imposer exactement ce qu’elle doit ressentir.
Cette souplesse explique en partie la diffusion importante de l’approche dans les formations actuelles d’hypnothérapie.
L’hypnose archétypale est une approche de l’hypnose thérapeutique inspirée d’une part des des suggestions souples, permissives et individualisées de l’approche éricksonienne et d’autre part des travaux sur la psychologie des profondeurs du psychiatre suisse Carl Gustav Jung.
Elle utilise l’état hypnotique comme support d’accompagnement, et s’appuie ensuite sur les symboles, les archétypes et le travail sur l’ombre.
Tout comme la séance d’hypnose éricksonienne il s’agit d’hypnose thérapeutique qui vise cette fois-ci à transformer des blessures émotionnelles, modifier des schémas répétitifs comportementaux ou relationnels, à harmoniser le féminin, masculin, enfant intérieur, explorer les lignées familiales et/ou transgénérationnelles.
L’approche archétypale se caractérise notamment par l’accompagnement à travers des symboles, des archétypes et une approche de « voyage du héros » pour un travail en profondeur sur les schémas qui empêchent d’être soi-même, une meilleure connaissance de soi et un travail d’individuation.
Milton Hyland Erickson, né en 1901 et mort en 1980, était psychiatre et psychologue américain.
Il est l’une des principales figures de l’hypnose thérapeutique moderne.
Son approche se distinguait notamment par son attention aux particularités de chaque patient et sa manière d’utiliser les ressources déjà présentes chez la personne.
Il pouvait intégrer à ses interventions des anecdotes, des récits, de l’humour ou des formulations volontairement ambiguës.
Son travail a ensuite influencé de nombreuses écoles d’hypnose, mais également certains courants de thérapie brève et de communication.
L’expression « hypnose ericksonienne » regroupe aujourd’hui des pratiques parfois assez différentes.
Un praticien qui s’en réclame doit donc pouvoir expliquer quelle formation il a réellement suivie et comment il travaille concrètement.
L’hypnose classique est souvent associée à des suggestions plus directes.
Le praticien peut par exemple formuler explicitement ce qu’il souhaite que la personne ressente ou expérimente.
L’approche ericksonienne privilégie davantage des formulations indirectes, des possibilités et des métaphores.
Cette opposition ne doit cependant pas être caricaturée.
De nombreux praticiens contemporains utilisent à la fois des suggestions directes et indirectes selon la situation.
La différence concerne donc davantage la philosophie générale de l’accompagnement et le style de communication qu’une séparation absolue entre deux techniques incompatibles.
L’hypnose archétypale s’appuie sur les travaux de Carl Gustav Jung sur la psychologie des profondeurs, les archétypes, les symboles et les mythes qui régissent notre vie de manière beaucoup plus profonde et plus vaste que ce que nous pensons.
Pendant que l’hypnose éricksonienne s’adresse à l’inconscient individuel et ses symptômes, l’hypnose archétypale permet de toucher l’inconscient collectif et transformer les schémas profonds qui nous dépassent, comme les schémas transgénérationnels ou ceux liés au féminin ou le masculin par ex.
L’hypnose humaniste est une approche plus récente qui possède son propre cadre théorique et ses propres méthodes.
Elle est souvent présentée par ses praticiens comme recherchant un état de conscience particulier où la personne resterait particulièrement active dans le processus.
L’hypnose ericksonienne s’inscrit historiquement dans une autre tradition, centrée notamment sur les suggestions indirectes et les ressources inconscientes.
Dans la pratique, les expériences proposées peuvent parfois présenter des ressemblances.
Certains hypnothérapeutes sont d’ailleurs formés aux deux approches.
Le terme hypnose désigne la méthode ou l’état hypnotique.
L’hypnothérapie désigne son utilisation dans une démarche d’accompagnement thérapeutique.
Une personne peut utiliser l’hypnose dans différents contextes sans nécessairement réaliser une psychothérapie.
L’hypnose peut par exemple être utilisée dans certains services médicaux pour accompagner un geste ou participer à la gestion de la douleur.
Elle peut également être utilisée dans des pratiques de relaxation ou de développement personnel.
Le terme hypnothérapie ne renseigne donc pas automatiquement sur le statut professionnel du praticien.
Un hypnothérapeute peut être psychologue, médecin, psychothérapeute ou exercer avec une formation privée en hypnose sans posséder l’un de ces titres réglementés.
Non.
Le mot hypnose vient historiquement d’une référence au sommeil, mais l’état hypnotique n’est pas un sommeil ordinaire.
Une personne peut entendre le praticien, réfléchir à ce qu’il dit et parfois lui répondre.
Certaines personnes ressentent une relaxation profonde.
D’autres restent beaucoup plus conscientes des sons ou de leur environnement.
Il n’existe pas une expérience hypnotique identique pour tout le monde.
Le fait de ne pas se sentir « parti très loin » ne signifie donc pas que l’expérience est nécessairement ratée.
C’est l’un des principaux mythes autour de l’hypnose.
Une séance thérapeutique ne transforme pas la personne en automate.
Elle conserve ses valeurs, son jugement et la possibilité de réagir à ce qui lui est proposé.
La page actuelle d’Anima insiste déjà justement sur ce point en rappelant que l’hypnose ericksonienne est très éloignée des clichés télévisés et que la personne reste actrice de la séance.
Je préserverais absolument cette idée.
En revanche, je la formulerais plus sobrement sans laisser entendre que l’état hypnotique garantit toujours une maîtrise identique chez tout le monde.
Le cadre éthique et le consentement restent essentiels.
Dans un cadre thérapeutique, la coopération de la personne joue un rôle important.
Le praticien propose une expérience mais ne peut pas garantir qu’un état hypnotique apparaîtra exactement de la manière souhaitée.
Une personne peut ouvrir les yeux, bouger, parler ou demander l’arrêt de la séance.
Les démonstrations d’hypnose de spectacle peuvent donner une impression différente parce que les participants sont sélectionnés, volontaires et placés dans un contexte particulier.
L’hypnose thérapeutique repose quant à elle sur une relation de confiance et un objectif défini avec la personne.
La réceptivité à l’hypnose varie.
Certaines personnes entrent facilement dans une expérience très immersive.
D’autres conservent une sensation de vigilance beaucoup plus importante.
Cela ne signifie pas nécessairement qu’elles ne peuvent pas bénéficier d’un accompagnement utilisant l’hypnose.
L’hypnotisabilité est étudiée comme une caractéristique variable selon les individus et les contextes.
Un praticien sérieux évite donc de culpabiliser une personne en lui affirmant qu’elle « résiste » volontairement simplement parce qu’elle ne réagit pas comme prévu.
Il n’existe pas un signe universel.
Certaines personnes ressentent une lourdeur ou une légèreté corporelle.
D’autres remarquent une modification de leur perception du temps.
L’attention peut devenir particulièrement focalisée sur une voix, une image ou une sensation.
Certaines personnes ressentent une relaxation importante tandis que d’autres restent relativement actives mentalement.
L’objectif n’est pas nécessairement d’atteindre un état spectaculaire.
Une hypnose très légère peut suffire à certaines formes de travail.
Le mot transe est parfois utilisé pour désigner l’état hypnotique.
Il peut donner une impression étrange ou mystique alors qu’il désigne simplement, dans ce contexte, une modification de l’attention et de l’expérience subjective.
La profondeur de la transe peut varier.
Certaines personnes conservent un sentiment très clair de leur environnement.
D’autres se sentent davantage absorbées dans leur expérience intérieure.
Le degré de profondeur n’est pas nécessairement directement proportionnel à l’efficacité d’une séance.
La notion d’inconscient occupe une place importante dans le vocabulaire historique de l’hypnose ericksonienne.
Elle peut néanmoins être utilisée avec des significations très différentes.
Certains praticiens parlent de l’inconscient comme d’un ensemble de ressources, apprentissages, automatismes ou associations qui échappent en partie à l’attention consciente.
Cette conception peut être utile comme cadre thérapeutique.
Il faut cependant éviter de transformer l’inconscient en personnage autonome qui déciderait seul de ce qui est bon pour la personne.
La page actuelle affirme par exemple que certains changements seraient « le fruit du choix de l’inconscient ».
Je reformulerais cela.
Il est plus prudent de parler de processus automatiques, représentations ou ressources qui peuvent évoluer au cours du travail hypnotique.
Une suggestion est une proposition formulée pendant l’expérience hypnotique.
Elle peut concerner une sensation, une image, une possibilité ou une manière différente d’envisager une situation.
Une suggestion directe peut prendre une forme relativement explicite.
Une suggestion indirecte laisse davantage de liberté dans la manière dont la personne l’interprète.
L’approche ericksonienne utilise particulièrement cette seconde logique.
Une suggestion n’est toutefois pas un ordre auquel la personne serait obligée d’obéir.
Sa pertinence dépend du contexte, de la personne et de l’objectif de la séance.
Les métaphores occupent une place importante dans l’hypnose ericksonienne.
Le praticien peut raconter une histoire ou proposer une image qui évoque indirectement la situation de la personne.
Cette manière de communiquer permet parfois d’aborder un problème sans le confronter de manière frontale.
Une métaphore peut également permettre à la personne de construire ses propres associations.
Laurence Gall explique actuellement sur sa fiche Anima que son intérêt pour l’hypnose s’articule notamment avec son parcours littéraire et son goût pour les récits et les métaphores.
C’est un très bon exemple de la place particulière du langage dans cette approche.
L’induction désigne la phase au cours de laquelle le praticien accompagne progressivement la personne vers l’expérience hypnotique.
Elle peut utiliser la respiration, la focalisation sur une sensation, une image, un point visuel, une histoire ou d’autres méthodes.
Il n’existe pas une induction unique.
Certaines sont très progressives.
D’autres peuvent être rapides.
Dans l’approche ericksonienne, le praticien cherche généralement à adapter cette phase à la personne plutôt qu’à réciter exactement le même script à chaque séance.
Après l’induction, certains praticiens proposent une phase dite d’approfondissement.
L’objectif est de favoriser davantage d’absorption dans l’expérience.
Cela peut passer par des images comme descendre un escalier, se déplacer vers un lieu calme ou simplement approfondir certaines sensations.
Cette étape n’est pas nécessaire dans toutes les séances.
Elle dépend du travail envisagé et de la manière dont la personne répond à l’induction.
Les motifs de consultation sont très variés.
Des personnes utilisent l’hypnose pour travailler sur le stress, certaines peurs, des habitudes, la confiance en soi ou des objectifs personnels.
L’hypnose clinique est également étudiée dans différents domaines médicaux et psychologiques.
Il faut toutefois éviter de présenter toutes ces utilisations comme bénéficiant du même niveau de validation scientifique.
L’existence d’un usage fréquent ne constitue pas à elle seule une preuve d’efficacité.
Le déroulement d’une séance peut favoriser une expérience de ralentissement et de focalisation.
Certaines personnes ressentent ainsi une relaxation importante.
L’hypnose peut donc être utilisée comme outil complémentaire dans la gestion du stress.
Cela ne signifie pas qu’elle supprime les causes du stress.
Une charge professionnelle excessive, une situation familiale difficile ou d’autres contraintes nécessitent souvent des changements concrets.
L’hypnose peut éventuellement aider à modifier la manière dont certaines réactions sont vécues, mais elle ne transforme pas automatiquement l’environnement.
L’hypnose a été étudiée dans différents contextes anxieux.
Elle peut notamment être utilisée pour favoriser la relaxation ou modifier certaines anticipations.
Les résultats varient selon les situations et les protocoles.
Une anxiété persistante ou un véritable trouble anxieux nécessite une évaluation adaptée.
Un hypnothérapeute qui n’est pas lui-même professionnel de santé mentale ne doit pas présenter l’hypnose comme un traitement universel de l’anxiété.
Certains praticiens utilisent l’hypnose pour accompagner des peurs ou phobies.
Le travail peut porter sur les représentations associées à la situation, l’anticipation ou certaines réactions émotionnelles.
Il faut néanmoins rappeler que les thérapies cognitivo-comportementales avec exposition disposent notamment d’une littérature importante dans la prise en charge des phobies.
L’hypnose peut donc être utilisée dans certains accompagnements, mais elle n’est pas la seule approche possible.
La confiance en soi fait partie des motifs couramment rencontrés en hypnothérapie.
Le praticien peut utiliser des suggestions ou des visualisations permettant d’explorer une situation avec davantage de sécurité ou de ressources.
Le travail peut également porter sur certaines représentations négatives de soi.
Il faut cependant rester prudent face aux promesses de « reprogrammation » instantanée.
La confiance en soi dépend de nombreux facteurs et peut nécessiter un travail plus large que quelques suggestions hypnotiques.
L’estime de soi désigne la valeur qu’une personne s’accorde.
Elle peut être influencée par son histoire, ses expériences relationnelles et de nombreuses représentations.
L’hypnose peut éventuellement être utilisée comme support d’exploration de certaines croyances.
Une démarche sérieuse évite néanmoins de présenter l’inconscient comme un ordinateur qu’il suffirait de « reprogrammer ».
Nos représentations et comportements sont plus complexes que cette métaphore informatique.
L’hypnose est parfois utilisée pour accompagner certaines difficultés d’endormissement ou favoriser la relaxation avant le coucher.
L’auto-hypnose peut également être intégrée à une routine de détente.
Les troubles du sommeil possèdent toutefois de nombreuses causes.
Une insomnie chronique ne doit donc pas être automatiquement considérée comme un simple problème de relaxation.
Lorsque les difficultés persistent, une évaluation médicale ou spécialisée peut être nécessaire.
La douleur constitue l’un des domaines les plus intéressants concernant la recherche sur l’hypnose.
Une méta-analyse portant sur 85 essais expérimentaux contrôlés a notamment retrouvé un effet analgésique significatif de l’hypnose, particulièrement chez les personnes présentant une forte hypnotisabilité.
L’hypnose est également utilisée dans certains contextes médicaux en complément d’autres techniques.
Cela ne signifie évidemment pas qu’elle traite la cause de toute douleur.
Une douleur nouvelle, persistante ou inexpliquée nécessite toujours une évaluation médicale.
Dans la douleur chronique, le fonctionnement de la douleur est particulièrement complexe.
Une même sensation dépend de nombreux mécanismes biologiques, cognitifs, émotionnels et contextuels.
L’hypnose peut intervenir sur certains aspects de la perception ou de l’attention portée à la douleur.
Elle peut donc trouver sa place dans certains accompagnements complémentaires.
Elle ne doit néanmoins jamais servir à suggérer qu’une douleur serait imaginaire ou uniquement produite par l’esprit.
L’hypnose est utilisée dans certains contextes médicaux pour accompagner un geste, réduire l’anxiété ou participer à la gestion de la douleur.
On parle parfois d’hypnoanalgésie lorsque l’objectif concerne spécifiquement la douleur.
Cette utilisation doit être distinguée de l’hypnothérapie proposée en cabinet de bien-être.
Lorsqu’elle s’intègre à une procédure médicale, elle est réalisée dans un cadre de soins avec des professionnels disposant des compétences correspondantes.
L’arrêt du tabac constitue probablement l’une des demandes les plus populaires en hypnothérapie.
Les données scientifiques sont cependant beaucoup moins convaincantes que ne le suggèrent de nombreuses publicités.
Une revue Cochrane a conclu qu’il n’existait pas de preuve claire montrant que l’hypnothérapie soit plus efficace que d’autres interventions comportementales pour aider à arrêter de fumer. Le niveau de certitude des données était faible à très faible.
Je serais donc très prudent sur Anima avec les promesses du type « arrêter de fumer en une séance ».
Une personne peut trouver l’hypnose utile, mais il ne faut pas la présenter comme une méthode garantie.
Au-delà du tabac, l’hypnose est parfois utilisée autour d’autres comportements addictifs.
Une addiction possède toutefois des dimensions biologiques, psychologiques et sociales complexes.
Il serait donc inapproprié de présenter l’hypnose comme une technique capable à elle seule de supprimer une dépendance.
Selon les situations, une prise en charge médicale, psychologique ou spécialisée peut être nécessaire.
L’hypnose peut éventuellement être intégrée comme outil complémentaire dans un parcours plus large.
La perte de poids constitue un autre motif très fréquemment utilisé dans la communication commerciale autour de l’hypnose.
Un praticien peut éventuellement travailler sur certaines habitudes, motivations ou comportements alimentaires.
Cela ne signifie pas que l’hypnose provoque directement une perte de poids.
Le poids dépend de nombreux facteurs biologiques, psychologiques, comportementaux, sociaux et médicaux.
Une problématique alimentaire importante ou un trouble du comportement alimentaire nécessite un accompagnement adapté.
Certains hypnothérapeutes proposent une technique dite d’anneau gastrique virtuel.
Elle consiste à utiliser l’imagination et les suggestions hypnotiques afin de simuler symboliquement l’expérience d’un anneau gastrique sans intervention chirurgicale.
Cette méthode est très différente d’un véritable anneau gastrique médical.
Elle n’a évidemment aucun effet mécanique sur l’estomac.
Il faut donc éviter toute présentation susceptible de créer une confusion avec une procédure médicale ou de garantir une perte de poids.
L’hypnose peut parfois être utilisée comme outil complémentaire autour de certains comportements ou représentations alimentaires.
Les troubles du comportement alimentaire comme l’anorexie ou la boulimie sont toutefois des pathologies complexes.
Ils nécessitent généralement une prise en charge spécialisée.
Un hypnothérapeute sans qualification clinique spécifique ne doit pas prétendre pouvoir les traiter uniquement avec des suggestions hypnotiques.
Certains praticiens utilisent l’hypnose auprès de personnes ayant vécu des événements traumatiques.
Cette utilisation demande une grande prudence.
Le traumatisme psychique est un domaine clinique complexe.
Une hypnose mal adaptée peut parfois intensifier certaines réactions émotionnelles.
Le professionnel doit donc posséder une véritable formation au psychotraumatisme lorsqu’il souhaite travailler spécifiquement sur cette problématique.
C’est un sujet particulièrement sensible.
L’hypnose peut augmenter la vivacité subjective de certains souvenirs mais elle ne garantit absolument pas leur exactitude.
La mémoire humaine est reconstructive.
Une personne peut donc être très convaincue d’un souvenir sans que celui-ci corresponde parfaitement à ce qui s’est réellement produit.
Un praticien doit être extrêmement prudent lorsqu’il travaille avec des souvenirs.
L’hypnose ne doit jamais être présentée comme un détecteur permettant de retrouver avec certitude des événements oubliés.
Certaines pratiques utilisent l’hypnose dite régressive pour explorer des récits présentés comme des vies antérieures.
Ces expériences peuvent être vécues de manière symbolique, imaginative ou spirituelle.
Il n’existe cependant pas de méthode scientifique permettant de démontrer qu’une image apparaissant sous hypnose corresponde effectivement à une existence antérieure.
Sur un annuaire comme Anima, cette pratique peut être décrite lorsqu’un professionnel la propose, mais elle doit être clairement située dans un cadre spirituel ou symbolique, et non comme récupération factuelle de souvenirs vérifiables.
L’hypnose régressive cherche à orienter l’attention vers des expériences anciennes.
Elle peut concerner des souvenirs personnels ou, dans certaines pratiques, des scénarios symboliques plus larges.
Le terme recouvre donc des méthodes très différentes.
Dans un contexte thérapeutique sérieux, le professionnel doit rester particulièrement prudent afin de ne pas suggérer involontairement des événements qui n’ont pas eu lieu.
La mémoire ne fonctionne pas comme une vidéo que l’hypnose permettrait simplement de rembobiner.
L’hypnose peut éventuellement être utilisée comme support de relaxation ou d’imagination pendant un processus de deuil.
Elle ne doit cependant pas servir à accélérer artificiellement celui-ci.
Le deuil n’est pas une maladie et il n’existe pas une durée unique permettant de déterminer quand une personne devrait « passer à autre chose ».
Certaines pratiques proposent également des expériences symboliques autour du lien avec la personne disparue.
Elles doivent être présentées comme telles sans affirmer qu’elles permettent une communication réelle avec les morts.
Certains sportifs, artistes ou étudiants utilisent l’hypnose pour travailler sur la concentration, la préparation mentale ou la représentation d’une situation future.
La visualisation peut notamment être intégrée à ce type d’accompagnement.
L’objectif n’est pas de remplacer l’entraînement ou l’apprentissage.
L’hypnose peut plutôt devenir un outil complémentaire de préparation mentale.
Les bénéfices dépendent de la situation, de la personne et du cadre utilisé.
Une séance peut par exemple travailler sur l’anticipation anxieuse, la concentration ou la manière dont la personne se représente une épreuve.
Certaines suggestions peuvent aider à imaginer la situation de façon plus calme.
Cela ne remplace évidemment pas les connaissances nécessaires à l’examen.
L’hypnose n’augmente pas magiquement la quantité d’informations mémorisées.
Elle peut éventuellement aider à gérer certains facteurs émotionnels qui perturbent la performance.
La peur de parler devant un groupe peut être liée à différentes anticipations : jugement, oubli, perte de contrôle ou expériences négatives antérieures.
L’hypnose peut être utilisée pour explorer ces réactions et visualiser une expérience différente.
Elle peut également être associée à des entraînements réels de prise de parole.
Dans certains cas, un travail comportemental concret reste indispensable.
L’imagination ne remplace pas toujours l’exposition progressive à la situation réelle.
L’hypnose est parfois intégrée à des démarches de préparation professionnelle.
Elle peut notamment être utilisée avant une prise de poste, un entretien ou une présentation importante.
Le travail porte alors moins sur une « transformation de personnalité » que sur la manière dont la personne se représente une situation et mobilise certaines ressources.
Dans ce cadre, elle rejoint parfois certains outils de coaching ou de préparation mentale.
L’hypnose peut être adaptée aux enfants par des professionnels formés.
Les enfants possèdent souvent une grande facilité à entrer dans l’imaginaire, ce qui peut être utilisé dans certaines approches.
Les séances peuvent intégrer des histoires, des jeux ou des images adaptées à leur âge.
La formation du professionnel à l’accompagnement des enfants est néanmoins essentielle.
Être formé à l’hypnose chez l’adulte ne suffit pas automatiquement pour intervenir auprès de tous les mineurs.
L’hypnose peut également être proposée aux adolescents.
Elle peut notamment être utilisée autour du stress, de certaines peurs, de la confiance ou d’autres problématiques selon le contexte.
Le jeune doit comprendre la démarche et y participer volontairement.
Le rôle des parents, la confidentialité et les limites de l’accompagnement doivent également être clairement définis.
Edelweiss Anthony propose actuellement sur Anima des séances spécifiquement destinées aux adolescents de 13 à 18 ans.
Certaines techniques de relaxation hypnotique peuvent être utilisées pendant la grossesse.
L’hypnose est notamment présente dans certains accompagnements de préparation à l’accouchement.
Il faut toutefois éviter de considérer toutes les pratiques comme systématiquement adaptées.
La situation médicale de la personne reste prioritaire.
Lorsqu’une grossesse présente des complications ou qu’un doute existe, le professionnel de santé assurant le suivi doit être consulté.
L’auto-hypnose consiste à utiliser soi-même certaines techniques de focalisation, d’imagination ou de suggestion.
Elle peut être apprise auprès d’un praticien puis pratiquée de manière autonome.
Une séance peut par exemple utiliser la respiration, une image mentale ou une formulation personnelle.
L’objectif est souvent de retrouver plus facilement un état de détente ou de concentration.
L’auto-hypnose peut ainsi devenir un outil complémentaire entre les séances.
Elle ne doit toutefois pas être utilisée seule pour tenter de traiter des problématiques psychiques graves.
Oui.
De nombreux praticiens proposent des exercices destinés à être reproduits de manière autonome.
Cela correspond bien à l’esprit ericksonien lorsqu’il s’agit de permettre à la personne de développer ses propres ressources.
L’apprentissage peut être progressif.
Il n’est pas nécessaire de chercher une transe profonde.
Une simple focalisation de l’attention et quelques suggestions adaptées peuvent déjà constituer une pratique d’auto-hypnose.
Les deux pratiques présentent certains points communs autour de l’attention.
La méditation consiste souvent à observer l’expérience présente sans chercher nécessairement à la transformer.
L’auto-hypnose utilise davantage l’imagination ou la suggestion en direction d’un objectif.
Les frontières peuvent parfois être moins nettes dans certaines pratiques contemporaines.
Une visualisation méditative et une séance d’auto-hypnose peuvent ainsi sembler assez proches dans leur forme.
La sophrologie utilise notamment la respiration, la relaxation, des mouvements et des visualisations.
L’hypnose utilise elle aussi l’imagination et certains états de focalisation.
Les deux pratiques peuvent donc parfois produire des expériences assez proches.
La sophrologie possède néanmoins sa propre méthode et un déroulement généralement plus explicite et participatif.
L’hypnose ericksonienne accorde davantage de place aux suggestions et à l’utilisation thérapeutique de la transe.
Edelweiss Anthony combine actuellement les deux dans ce qu’elle présente comme une sophrohypnothérapie immersive.
Tout dépend de l’objectif recherché.
La méditation peut être pratiquée régulièrement comme entraînement de l’attention.
L’hypnose est généralement utilisée de manière plus ciblée autour d’un objectif ou d’une problématique.
Une personne souhaitant développer une pratique quotidienne autonome peut être davantage attirée par la méditation ou l’auto-hypnose.
Une personne recherchant un accompagnement individualisé peut préférer consulter un praticien.
Les deux démarches peuvent aussi coexister.
L’EMDR et l’hypnose sont parfois rapprochées parce qu’elles travaillent toutes deux avec l’attention, les représentations et certaines expériences internes.
L’EMDR possède toutefois un protocole structuré centré notamment sur le retraitement de souvenirs traumatiques avec stimulation bilatérale.
L’hypnose utilise des techniques différentes : induction, suggestions, métaphores, visualisation ou autres procédés.
L’EMDR bénéficie notamment de recommandations cliniques solides pour le TSPT.
L’hypnose peut être utilisée dans certaines situations traumatiques mais ne doit pas être considérée comme équivalente.
La programmation neurolinguistique, ou PNL, et l’hypnose ericksonienne sont historiquement liées par certains de leurs développements.
Les fondateurs de la PNL se sont notamment intéressés au travail de Milton Erickson.
Les méthodes restent néanmoins distinctes.
La PNL regroupe différents modèles de communication et de changement tandis que l’hypnose cherche spécifiquement à utiliser l’état hypnotique et la suggestion.
Certains praticiens possèdent une double formation.
Laurence Gall est par exemple formée à la fois à l’hypnose ericksonienne et à la PNL.
Une séance commence généralement par un échange.
La personne explique sa situation, ce qu’elle souhaite travailler et ses attentes.
Le praticien peut poser différentes questions afin de mieux comprendre le contexte et de définir un objectif.
Vient ensuite éventuellement la phase d’induction.
Le praticien accompagne progressivement la personne vers un état d’attention différent.
Le travail hypnotique proprement dit peut utiliser des suggestions, des images, des métaphores ou d’autres techniques.
La séance se termine par une phase de retour à un état de vigilance plus ordinaire puis par un échange sur l’expérience.
La première consultation comporte généralement davantage de temps d’échange.
Le praticien doit comprendre la demande mais également présenter sa manière de travailler.
La personne peut poser des questions sur l’hypnose, ses craintes ou certaines représentations.
Le professionnel explique également son cadre, ses tarifs, la durée des séances et éventuellement le nombre de rendez-vous qu’il envisage.
Une séance d’hypnose peut être réalisée dès la première rencontre, mais ce n’est pas une obligation.
L’important est que la personne comprenne ce qui lui est proposé et y consente librement.
La durée varie selon les praticiens.
Une séance peut durer autour d’une heure, parfois davantage lors du premier rendez-vous.
Le temps réellement passé en état hypnotique n’occupe pas nécessairement toute la consultation.
L’échange initial et le retour final font partie intégrante de l’accompagnement.
Une séance plus longue n’est pas automatiquement plus efficace.
Le format doit surtout correspondre au travail proposé.
Il n’existe pas de réponse universelle.
Certaines demandes très ciblées peuvent évoluer en quelques consultations.
D’autres nécessitent davantage de temps ou une autre forme de prise en charge.
L’hypnose est souvent présentée comme une thérapie brève, mais cela ne signifie pas qu’une ou deux séances suffisent toujours.
Un professionnel sérieux évite de garantir à l’avance un nombre exact de rendez-vous pour résoudre n’importe quelle problématique.
L’hypnose ericksonienne est souvent associée aux thérapies brèves parce qu’elle cherche généralement à travailler de manière ciblée sur une difficulté ou un changement souhaité.
Le travail peut être plus orienté vers les ressources présentes et les possibilités futures que vers une exploration très longue de toute l’histoire personnelle.
Cela ne signifie pas pour autant que la personne ne parle jamais de son passé.
La durée dépend surtout du problème rencontré et de la méthode du praticien.
Les expériences diffèrent.
Certaines personnes ressentent une détente importante.
D’autres se sentent simplement comme après une conversation approfondie.
Une fatigue passagère ou au contraire une sensation d’énergie peuvent parfois être décrites.
Il n’est pas nécessaire de ressentir immédiatement un changement spectaculaire.
L’effet d’une séance ne doit pas être jugé uniquement sur la profondeur subjective de la transe.
Dans la majorité des séances d’hypnose de bien-être classiques, la personne revient progressivement à un état de vigilance ordinaire avant de partir.
Le praticien doit vérifier qu’elle se sent suffisamment présente.
Une légère sensation de relaxation peut persister.
Si une personne ressent une somnolence ou un inconfort inhabituel, il est préférable de prendre le temps nécessaire avant de reprendre une activité demandant une forte vigilance.
L’hypnose en elle-même est généralement considérée comme peu risquée lorsqu’elle est utilisée dans un cadre approprié.
Le principal enjeu concerne davantage ce qui est travaillé, la compétence du professionnel et les suggestions utilisées.
Une personne présentant certains troubles psychiatriques ou une situation psychique complexe nécessite un accompagnement adapté.
Le travail sur des souvenirs ou des traumatismes demande également beaucoup de prudence.
Un praticien ne doit pas utiliser l’hypnose au-delà de son champ de compétence.
Il vaut mieux parler de situations nécessitant une vigilance particulière.
Certaines pathologies psychiatriques, notamment lorsqu’elles s’accompagnent d’une altération importante du rapport à la réalité, peuvent nécessiter un encadrement spécifique.
La présence de symptômes sévères, de pensées suicidaires ou d’une décompensation psychique doit conduire à privilégier une prise en charge de santé mentale adaptée.
Le praticien doit savoir orienter lorsque la situation dépasse son domaine.
Cela dépend du statut du professionnel et de la situation.
Un psychologue ou un psychothérapeute formé à l’hypnose peut intégrer cette technique à une véritable psychothérapie.
Un praticien uniquement formé à l’hypnose n’acquiert pas automatiquement les compétences d’un psychologue ou d’un psychothérapeute.
Cette distinction est particulièrement importante pour les personnes présentant une souffrance psychique importante.
L’hypnose peut constituer un outil, mais le statut du professionnel détermine aussi le cadre dans lequel il peut l’utiliser.
Non.
L’hypnose peut être utilisée comme approche complémentaire dans certains domaines.
Elle ne doit pas servir à diagnostiquer une maladie ni conduire une personne à interrompre un traitement.
Même lorsqu’elle aide à mieux vivre certains symptômes, leur cause peut nécessiter une prise en charge médicale.
Un praticien qui n’est pas médecin ne doit pas modifier une prescription.
La coopération avec les professionnels de santé peut être particulièrement utile lorsque l’hypnose accompagne une problématique médicale.
Pas nécessairement.
C’est une distinction fondamentale.
Un médecin, un psychologue, un infirmier ou un autre professionnel de santé peut se former à l’hypnose.
Mais de nombreuses personnes exercent également comme hypnothérapeutes après une formation privée, sans être professionnelles de santé.
Le terme « hypnothérapeute » ne permet donc pas à lui seul de connaître la formation initiale de la personne.
Sur Anima, chaque fiche doit idéalement préciser très clairement le parcours réel du praticien.
L’appellation hypnothérapeute ne doit pas être confondue avec des titres réglementés tels que psychologue, médecin ou psychothérapeute.
Les parcours de formation en hypnose sont très variés.
Certaines écoles proposent plusieurs niveaux : technicien, praticien, maître-praticien ou autres appellations internes.
Ces intitulés ne correspondent pas à des diplômes de santé réglementés.
Il est donc essentiel de regarder l’organisme de formation, la durée du cursus et le parcours professionnel global.
Les formations peuvent aller de stages relativement courts à des cursus plus approfondis.
Elles peuvent aborder les techniques d’induction, les suggestions, les métaphores, l’accompagnement de différentes problématiques et parfois certains éléments de psychopathologie.
Cela ne signifie pas que toutes les formations aient la même profondeur.
Laurence Gall indique actuellement avoir suivi plusieurs niveaux de formation auprès de Psynapse puis une certification de Maître Praticienne en Hypnose Ericksonienne auprès de MHD Formation.
Edelweiss Anthony indique également une certification de praticienne puis maître en hypnose ericksonienne auprès de MHD Formation, complétée notamment par une initiation en psychopathologie.
Ces informations sont précisément le type de données que l’annuaire doit mettre en valeur.
L’appellation maître praticien est utilisée par différentes écoles de formation en hypnose.
Elle désigne généralement un niveau avancé dans leur propre cursus.
Il faut néanmoins éviter de la confondre avec un diplôme universitaire ou un titre réglementé de santé.
Le contenu et le nombre d’heures peuvent varier selon les organismes.
Pour évaluer un praticien, il est donc préférable de regarder l’ensemble de son parcours plutôt qu’une appellation prise isolément.
Le premier critère est de comprendre qui est réellement le professionnel.
Quelle formation possède-t-il ?
Est-il également psychologue, médecin ou psychothérapeute ?
Depuis combien de temps pratique-t-il ?
Quelles problématiques accompagne-t-il habituellement ?
La manière dont il communique est également révélatrice.
Un praticien sérieux doit pouvoir expliquer ce que l’hypnose peut et ne peut pas faire.
Il ne devrait pas promettre un résultat garanti en une séance ni présenter l’inconscient comme une force magique capable de résoudre automatiquement toutes les difficultés.
Le professionnel commence par écouter et comprendre la demande.
Il explique le fonctionnement de l’hypnose.
Il respecte le consentement.
Il ne dramatise pas la résistance éventuelle d’une personne.
Il reconnaît les limites de sa formation.
Il oriente vers un médecin ou un professionnel de santé mentale lorsque la situation le nécessite.
Il évite les promesses absolues.
Il permet aussi à la personne de poser des questions et d’arrêter l’expérience si elle ne lui convient pas.
La prudence est nécessaire lorsqu’un praticien affirme pouvoir guérir presque toutes les pathologies grâce à l’inconscient.
Même vigilance face aux promesses systématiques d’arrêt du tabac, de perte de poids ou de disparition d’une phobie en une seule séance.
Un professionnel ne doit pas davantage prétendre retrouver avec certitude des souvenirs refoulés grâce à l’hypnose.
Il ne doit jamais demander d’arrêter un traitement médical.
Enfin, une formation en hypnose ne suffit pas à elle seule pour prendre en charge toutes les formes de traumatisme ou de trouble psychique.
Anima est un annuaire permettant de découvrir des hypnothérapeutes et des professionnels utilisant l’hypnose ericksonienne dans leurs accompagnements.
Chaque fiche permet d’examiner le parcours du praticien, ses formations, les méthodes qu’il utilise, les problématiques qu’il accompagne, sa localisation et les modalités de consultation proposées.
La catégorie référence actuellement Laurence Gall, Edelweiss Anthony.
Laurence Gall propose une approche de l’hypnose ericksonienne nourrie notamment par la relation d’aide, la PNL et l’utilisation des récits et métaphores. Elle consulte actuellement à Paris 10 et propose également des formats collectifs.
Edelweiss Anthony associe pour sa part hypnose ericksonienne, sophrologie et outils immersifs en réalité virtuelle dans son approche. Elle propose également des consultations à distance et des séances destinées aux adolescents.
L’annuaire permet ainsi de comparer les différentes manières de pratiquer l’hypnose et de prendre directement contact avec le professionnel dont la formation, l’approche et les modalités correspondent le mieux à votre recherche.

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