Guide référence du bien-être physique, émotionnel, mental, spirituel.
L’accompagnement psychocorporel regroupe différentes approches qui accordent une place particulière au corps dans le travail d’accompagnement. À côté de la parole, l’attention peut ainsi se porter sur les sensations, la respiration, les tensions, les mouvements, la posture ou la manière dont certaines émotions sont ressenties physiquement.
Nous faisons tous l’expérience de ce lien entre corps et état intérieur. Le stress peut s’accompagner d’une respiration plus courte ou de tensions musculaires. Une situation intimidante peut accélérer le rythme cardiaque. Une émotion forte peut donner une sensation de gorge serrée, de chaleur ou de poids dans la poitrine.
Les approches psychocorporelles proposent de prendre en compte ces manifestations corporelles comme une dimension de l’expérience de la personne, plutôt que de travailler uniquement à partir de ce qu’elle peut expliquer verbalement.
Les pratiques sont néanmoins très diverses. Certaines relèvent de la psychothérapie corporelle, d’autres de la relation d’aide, du travail somatique ou du bien-être. Certaines utilisent le toucher tandis que d’autres privilégient la respiration, le mouvement ou simplement l’attention portée aux sensations.
Qu’est-ce qu’un accompagnement psychocorporel ? Quelle différence avec une psychothérapie classique, la somatothérapie ou un massage ? Pourquoi travailler à partir des sensations corporelles ? Le toucher est-il toujours utilisé ? Comment se déroule une séance et comment choisir un praticien ?
Anima vous aide à mieux comprendre ces différentes approches et à découvrir les professionnels de l’accompagnement psychocorporel référencés dans l’annuaire, selon leur formation, leurs méthodes, leur localisation et les modalités des séances proposées.

Accompagnement psychocorporel
Le Centre Anima
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Description
Un accompagnement psychocorporel considère que notre expérience ne se déroule pas uniquement sous la forme de pensées ou de paroles.
Les émotions possèdent également une dimension corporelle.
Lorsque nous sommes stressés, surpris, heureux, inquiets ou en colère, nous pouvons constater des changements dans la respiration, la posture, le tonus musculaire ou différentes sensations internes.
Une approche psychocorporelle invite donc à porter attention à ce qui se passe dans le corps en même temps qu’à ce que la personne pense, ressent ou raconte.
Le travail peut notamment porter sur :
Selon la formation du professionnel, ces éléments peuvent être intégrés à une psychothérapie, une relation d’aide ou une autre démarche d’accompagnement.
Il n’existe donc pas une méthode psychocorporelle unique.
La parole constitue un outil essentiel pour comprendre une expérience.
Elle possède néanmoins certaines limites.
Il arrive que nous sachions intellectuellement pourquoi une situation nous affecte tout en continuant à ressentir une réaction physique difficile à modifier.
À l’inverse, une personne peut percevoir une tension ou un inconfort sans parvenir immédiatement à mettre des mots sur ce qui se passe.
Le travail psychocorporel cherche à faire dialoguer ces différentes dimensions.
Le praticien peut par exemple demander :
« Que ressentez-vous dans votre corps lorsque vous parlez de cette situation ? »
« Votre respiration change-t-elle ? »
« Où sentez-vous cette émotion ? »
« Que se passe-t-il lorsque vous prenez le temps d’observer cette sensation ? »
Le corps ne fournit pas nécessairement une réponse cachée qu’il suffirait de décoder.
Il apporte plutôt une autre source d’informations sur l’expérience présente.
Les émotions comportent effectivement une dimension physiologique.
La peur peut notamment s’accompagner d’une accélération cardiaque ou d’une vigilance accrue.
Le stress peut modifier la respiration et augmenter le tonus musculaire.
Une émotion agréable peut au contraire s’accompagner d’un relâchement.
Il est donc parfaitement légitime de s’intéresser aux sensations corporelles lorsque l’on travaille sur une expérience émotionnelle.
Cela ne signifie pas pour autant que chaque douleur ou tension possède nécessairement une origine émotionnelle.
Un mal de dos peut avoir de nombreuses causes.
Des troubles digestifs, des palpitations, des céphalées ou une fatigue persistante peuvent également nécessiter une évaluation médicale.
L’approche psychocorporelle gagne donc à éviter l’idée simpliste selon laquelle « le corps exprimerait toujours un conflit émotionnel caché ».
Cette expression est très répandue dans les thérapies corporelles.
Elle peut constituer une métaphore permettant de décrire une expérience : une personne peut ressentir une tension persistante associée à une situation difficile ou constater que son corps réagit fortement lorsqu’un souvenir est évoqué.
Dire littéralement qu’une émotion serait physiquement stockée dans un muscle ou un organe est cependant beaucoup plus difficile à établir.
Une formulation plus rigoureuse consiste à dire que nos expériences peuvent être associées à des réactions corporelles, émotionnelles et comportementales qui peuvent se reproduire dans certaines situations.
L’accompagnement psychocorporel permet alors d’observer ces réactions et éventuellement d’expérimenter d’autres manières d’y répondre.
Cette distinction est importante pour éviter de transformer une image thérapeutique intéressante en explication physiologique universelle.
La psychothérapie corporelle, ou body psychotherapy, constitue un courant psychothérapeutique qui accorde une place explicite au corps dans le travail thérapeutique.
L’European Association for Body Psychotherapy la présente comme une branche de la psychothérapie fondée sur l’interaction entre les processus psychiques et corporels.
Le travail ne porte donc pas uniquement sur les pensées ou le récit verbal.
Il peut également intégrer la perception corporelle, l’expression, la respiration, le mouvement ou certaines formes de contact selon l’approche pratiquée.
La psychothérapie corporelle possède elle-même différents courants.
Tous les accompagnements qualifiés de « psychocorporels » ne relèvent cependant pas nécessairement de ce champ professionnel.
Il faut donc toujours regarder la qualification précise du praticien.
Le terme accompagnement psychocorporel est plus large que celui de psychothérapie.
Un psychothérapeute peut parfaitement intégrer le corps dans son travail.
Mais une personne proposant un accompagnement psychocorporel n’est pas nécessairement psychologue ou psychothérapeute.
Elle peut avoir été formée à une méthode de relation d’aide, de massage, de travail somatique ou à une technique particulière.
Cette distinction est fondamentale.
Une démarche de bien-être ou de connaissance de soi peut parfaitement intégrer des sensations corporelles.
En revanche, lorsqu’il s’agit de traiter un trouble psychique, une dépression, un état de stress post-traumatique ou une autre problématique clinique, le statut et les compétences du professionnel deviennent déterminants.
Le terme somatothérapie est utilisé par différents courants d’accompagnement psychocorporel.
« Soma » signifie corps.
La somatothérapie cherche donc généralement à intégrer l’expérience corporelle au travail sur les émotions, les relations ou la connaissance de soi.
Selon les écoles, elle peut inclure la parole, la respiration, le mouvement, la relaxation, le toucher ou d’autres techniques.
Il n’existe cependant pas une seule somatothérapie standardisée.
Le contenu d’une formation et la pratique réelle peuvent varier selon les organismes.
Le terme ne permet pas non plus, à lui seul, de déduire que le praticien est psychologue, médecin ou psychothérapeute.
Il faut donc regarder le parcours précis du professionnel et la méthode à laquelle il est formé.
La Relation d’Aide par le Toucher® est l’une des méthodes pouvant être utilisées dans un accompagnement psychocorporel.
Elle associe notamment des temps de parole et différentes formes de toucher.
La fiche d’Olivia Garreau, actuellement référencée sur Anima, présente cette méthode comme une approche de somatothérapie dans laquelle l’accompagnement verbal est complété par un toucher adapté à la personne.
Les séances qu’elle propose commencent ainsi par un échange, se poursuivent par un temps de travail corporel puis se terminent par une verbalisation des sensations et du vécu.
Cette méthode particulière ne doit toutefois pas devenir la définition générale de l’accompagnement psychocorporel.
D’autres praticiens peuvent utiliser le mouvement, la respiration, la conscience corporelle ou d’autres méthodes sans nécessairement avoir recours au toucher.
Non.
Certaines approches utilisent effectivement le toucher.
D’autres n’y ont jamais recours.
Le professionnel peut simplement inviter la personne à observer sa respiration, son appui au sol, une tension particulière ou un mouvement.
Lorsque le toucher fait partie de la méthode, il doit être clairement expliqué.
La personne doit savoir :
dans quel but il est proposé ;
sur quelles parties du corps ;
dans quelles conditions ;
et si elle peut le refuser ou demander son interruption.
Le consentement n’est pas acquis une fois pour toutes au début de l’accompagnement.
Il doit pouvoir être retiré ou reformulé à tout moment.
Le toucher implique une proximité physique qui nécessite un cadre particulièrement clair.
Certaines personnes peuvent être très à l’aise avec le contact corporel.
Pour d’autres, il peut être inconfortable, notamment en fonction de leur histoire ou de certaines expériences passées.
Un praticien sérieux ne devrait donc jamais considérer qu’un refus de toucher constitue une résistance qu’il faudrait absolument dépasser.
La personne reste libre.
Les standards internationaux de formation en psychothérapie corporelle accordent d’ailleurs une attention spécifique aux questions de contact, de limites, de dynamique relationnelle et de consentement, précisément parce que certaines de ces approches peuvent intégrer le toucher.
Les deux peuvent utiliser le toucher mais leur objectif n’est pas nécessairement identique.
Un massage bien-être est généralement centré sur la détente corporelle.
Le praticien travaille directement sur le corps à l’aide de différentes techniques manuelles.
Dans un accompagnement psychocorporel, le toucher peut éventuellement devenir un support d’attention aux sensations, aux émotions ou à la manière dont la personne vit certaines expériences.
La parole et la relation d’accompagnement prennent alors davantage de place.
Une même personne peut être formée à la fois au massage et à une méthode psychocorporelle.
Elle doit néanmoins pouvoir indiquer clairement dans quel cadre se déroule chaque séance.
L’ostéopathie est une pratique manuelle centrée sur l’évaluation et la prise en charge de troubles fonctionnels à travers différentes techniques.
L’accompagnement psychocorporel poursuit une finalité différente.
Il ne cherche pas à corriger mécaniquement une articulation ou à établir un diagnostic fonctionnel.
L’attention se porte davantage sur l’expérience de la personne : sensations, émotions, respiration, limites, relation ou vécu du corps.
Les deux approches peuvent donc impliquer un contact corporel mais elles ne possèdent ni le même cadre ni les mêmes objectifs.
La sophrologie travaille elle aussi avec le corps.
Elle utilise notamment la respiration, la relaxation, des mouvements simples et des exercices de visualisation.
L’accompagnement psychocorporel est une catégorie beaucoup plus large.
Il peut intégrer certaines techniques similaires mais aussi le toucher, le mouvement spontané, l’expression émotionnelle ou différentes méthodes de relation d’aide.
Là encore, il faut davantage regarder la méthode du professionnel que chercher une frontière absolue entre toutes ces pratiques.
La pleine conscience consiste notamment à porter volontairement attention à l’expérience présente.
Les sensations corporelles peuvent donc occuper une place importante.
Le body scan, par exemple, invite à parcourir progressivement différentes zones du corps avec son attention.
Un accompagnement psychocorporel peut utiliser des exercices de conscience corporelle proches de cette logique.
Il s’en distingue cependant lorsqu’il intègre un véritable travail relationnel, du toucher ou une exploration plus spécifique de certains vécus émotionnels.
Le yoga mobilise lui aussi le corps, la respiration et l’attention.
Sa finalité et son cadre restent néanmoins différents.
Un cours de yoga est avant tout une pratique corporelle structurée autour de postures, de respiration et éventuellement de méditation selon la tradition utilisée.
Un accompagnement psychocorporel part davantage de l’expérience singulière et de la problématique de la personne.
Les outils corporels sont utilisés dans le cadre d’un accompagnement individualisé plutôt que dans l’apprentissage d’une pratique corporelle.
Les sensations sont une partie immédiate de notre expérience.
Nous pouvons réfléchir pendant longtemps à une situation sans nécessairement remarquer ce qu’elle provoque physiquement.
Porter attention au corps peut permettre d’observer des phénomènes très simples :
la respiration se bloque lorsque certains sujets sont abordés ;
les épaules se contractent ;
une agitation apparaît ;
la personne retient son souffle ;
ou au contraire une sensation de relâchement apparaît lorsqu’une possibilité est évoquée.
Ces observations ne sont pas des diagnostics.
Elles constituent des informations supplémentaires à explorer avec prudence.
La conscience corporelle désigne la capacité à percevoir plus finement ses propres sensations.
Cela peut concerner la respiration, la posture, la tension musculaire, la température, les battements du cœur ou différentes sensations internes.
Dans la vie quotidienne, notre attention est souvent tournée vers l’extérieur.
Nous pouvons ainsi passer plusieurs heures sans réellement remarquer que nous sommes crispés ou que notre respiration est devenue très superficielle.
Certaines approches psychocorporelles proposent donc de ralentir afin de mieux observer ces signaux.
L’objectif n’est pas de surveiller constamment son corps mais de développer une perception plus nuancée de ce qui se passe en soi.
L’interoception correspond à la perception des signaux provenant de l’intérieur du corps.
Elle participe notamment à la perception de la faim, de la soif, du rythme cardiaque, de la respiration ou de différents états physiologiques.
Cette notion fait aujourd’hui l’objet d’un intérêt important dans les neurosciences et la psychologie.
Elle permet notamment de comprendre pourquoi la perception corporelle intervient dans l’expérience émotionnelle.
Il serait néanmoins excessif d’utiliser l’interoception comme justification scientifique automatique de toutes les méthodes psychocorporelles.
Le fait qu’un mécanisme physiologique existe ne valide pas nécessairement chaque technique thérapeutique qui affirme travailler avec celui-ci.
Le système nerveux participe naturellement aux réactions corporelles associées au stress, au repos, à l’attention ou aux émotions.
Lorsqu’une situation est perçue comme menaçante, différentes réponses physiologiques peuvent apparaître.
Lorsque le contexte devient plus sécurisant, l’organisme peut progressivement revenir à un état différent.
Les approches corporelles s’intéressent souvent à ces variations.
Respiration, mouvement lent, attention aux appuis ou environnement relationnel rassurant peuvent modifier l’expérience immédiate de la personne.
Il faut toutefois rester prudent avec les explications simplifiées selon lesquelles une technique particulière « réinitialiserait » automatiquement le système nerveux.
Le fonctionnement neurophysiologique est beaucoup plus complexe que ce type de formule.
L’expression ancrage est fréquemment utilisée dans les pratiques psychocorporelles.
Elle désigne généralement le fait de ramener son attention vers des sensations concrètes et présentes.
Cela peut consister à sentir ses pieds au sol, observer son contact avec une chaise ou prendre conscience de sa respiration.
Ces pratiques sont souvent proposées lorsqu’une personne se sent très agitée, dispersée ou absorbée par ses pensées.
Le terme n’implique pas qu’une énergie particulière s’enracine physiquement dans le sol.
Il décrit surtout une expérience d’attention au corps et à l’environnement immédiat.
La respiration possède une caractéristique particulière : elle fonctionne automatiquement mais peut aussi être volontairement modifiée.
Elle est également sensible aux états émotionnels.
Stress, peur, effort ou détente modifient naturellement le rythme et l’amplitude respiratoires.
Certaines approches psychocorporelles utilisent donc la respiration comme support d’observation ou de régulation.
Cela peut consister à simplement remarquer son rythme plutôt qu’à chercher immédiatement à le contrôler.
Des exercices respiratoires plus spécifiques existent également.
Ils doivent être adaptés à la personne, car des pratiques très intenses ne conviennent pas nécessairement à tout le monde.
Le mouvement permet parfois d’explorer ce qui apparaît difficilement dans l’immobilité ou la parole.
Le praticien peut proposer un geste simple, un changement de posture ou inviter la personne à observer spontanément ce que son corps souhaite faire.
Dans certaines approches, le mouvement devient une manière d’expérimenter une limite, une distance ou une nouvelle position relationnelle.
Il ne s’agit pas de produire un mouvement esthétique.
L’intérêt se situe dans ce que la personne perçoit et expérimente pendant le geste.
Certaines pratiques rejoignent ainsi la danse-thérapie ou d’autres approches corporelles, sans leur être nécessairement identiques.
La régulation émotionnelle désigne l’ensemble des processus qui influencent la manière dont nous vivons et exprimons nos émotions.
Il ne s’agit pas de supprimer toute émotion désagréable.
La peur, la colère ou la tristesse possèdent aussi des fonctions importantes.
L’enjeu consiste davantage à pouvoir reconnaître ce qui se passe et disposer de suffisamment de flexibilité pour ne pas être systématiquement submergé ou contraint par une réaction automatique.
Le travail psychocorporel peut contribuer à cette observation en attirant l’attention sur les premiers signes corporels associés à une émotion.
Les motivations sont très diverses.
Certaines personnes cherchent surtout à améliorer leur relation au corps ou à développer une meilleure conscience de leurs sensations.
D’autres souhaitent explorer la dimension corporelle d’un stress, d’une difficulté relationnelle ou d’une période de transition.
L’approche peut également intéresser des personnes ayant beaucoup travaillé verbalement et souhaitant expérimenter un autre mode d’accompagnement.
Il faut néanmoins distinguer ces usages d’une prise en charge médicale ou psychothérapeutique lorsque celle-ci est nécessaire.
Le stress possède de nombreuses manifestations corporelles.
Tensions musculaires, respiration plus rapide, agitation, sensation d’oppression ou fatigue peuvent parfois apparaître.
Un accompagnement psychocorporel peut aider la personne à repérer plus tôt ces manifestations et à observer les situations dans lesquelles elles surviennent.
Des exercices de respiration, de mouvement ou de relâchement peuvent également être proposés selon la méthode.
Cela ne signifie pas que toute forme de stress peut être résolue par le corps.
Lorsque les facteurs de stress sont professionnels, familiaux, sociaux ou médicaux, agir sur leur cause reste également essentiel.
L’anxiété comporte souvent une dimension corporelle très présente.
Palpitations, respiration courte, tensions, tremblements ou inconfort digestif peuvent accompagner certaines situations anxieuses.
Porter attention au corps peut permettre de mieux reconnaître ces réactions et éventuellement d’expérimenter différentes manières d’y répondre.
Une anxiété importante ou un trouble anxieux nécessite néanmoins une prise en charge adaptée.
Un accompagnement psychocorporel proposé par un praticien qui n’est pas professionnel de santé mentale ne doit pas être présenté comme un traitement suffisant d’un trouble anxieux.
Nos relations sont également corporelles.
Nous adaptons spontanément notre distance, notre posture, notre regard, notre respiration ou notre tonus en présence des autres.
Une situation conflictuelle peut provoquer un recul, une crispation ou une envie de partir.
Certaines approches psychocorporelles utilisent ces observations pour explorer la manière dont une personne vit ses relations.
Le travail peut notamment porter sur les limites, la capacité à dire non, la proximité ou la manière de reconnaître ses propres besoins.
La confiance en soi ne dépend évidemment pas uniquement de la posture.
Le corps peut néanmoins participer à la manière dont nous ressentons certaines situations.
Prendre la parole, affirmer une limite ou occuper une place dans un groupe possède une dimension physique.
Une approche psychocorporelle peut donc utiliser des expérimentations autour de la posture, de la voix, de l’espace ou du mouvement.
L’objectif n’est pas d’enseigner une « posture de confiance » universelle.
Il s’agit davantage d’aider la personne à identifier comment elle se sent lorsqu’elle prend sa place.
Notre relation au corps peut être marquée par de nombreuses expériences : changements physiques, maladie, vieillissement, grossesse, remarques reçues, normes sociales ou histoire personnelle.
Certaines personnes ont également l’impression d’être très éloignées de leurs sensations.
Un accompagnement psychocorporel peut offrir un espace pour réexplorer progressivement cette relation.
Lorsque l’image corporelle est associée à un trouble du comportement alimentaire, à une dysmorphophobie ou à une souffrance psychique importante, une prise en charge spécialisée reste néanmoins indispensable.
Les changements de vie peuvent également être ressentis physiquement.
Séparation, changement professionnel, déménagement, parentalité ou ménopause peuvent modifier les repères et générer différentes tensions.
Un accompagnement peut offrir un espace pour ralentir, observer ce qui change et identifier ses besoins.
La fiche actuelle d’Olivia Garreau mentionne notamment les transitions personnelles et professionnelles parmi les situations qu’elle accompagne.
Cette orientation me paraît tout à fait pertinente sur la catégorie, à condition de rester dans le champ de l’accompagnement et de ne pas médicaliser automatiquement ces étapes de vie.
L’épuisement professionnel peut comporter une fatigue intense, des difficultés cognitives et de nombreuses manifestations physiques ou émotionnelles.
Le burn-out nécessite une attention médicale et ne doit pas être traité uniquement comme un problème de détente ou de reconnexion au corps.
Un accompagnement psychocorporel peut éventuellement intervenir en complément, par exemple pour aider une personne à reprendre contact avec ses sensations, ses limites ou ses besoins.
Il ne doit cependant pas retarder une consultation médicale ni se substituer aux prises en charge nécessaires.
La douleur chronique est un phénomène complexe.
Elle possède des dimensions biologiques, psychologiques et sociales qui peuvent interagir.
Des approches psychologiques et corporelles peuvent donc parfois être intégrées à des prises en charge multidisciplinaires.
Cela ne signifie pas que toute douleur serait créée par une émotion ou qu’elle pourrait être supprimée en identifiant un « blocage ».
Une douleur persistante nécessite d’abord une évaluation appropriée.
Un accompagnement psychocorporel de bien-être ne doit jamais servir à attribuer systématiquement une cause psychologique à un symptôme physique.
Le terme psychosomatique est souvent mal compris.
Il ne signifie pas qu’une personne invente un symptôme ou que « tout est dans sa tête ».
Les relations entre facteurs psychologiques et phénomènes corporels sont complexes.
Le stress peut par exemple influencer certains symptômes tandis qu’une maladie physique peut elle-même avoir des conséquences importantes sur l’état psychologique.
Il faut donc éviter les raccourcis.
Lorsqu’un symptôme apparaît ou persiste, l’évaluation médicale reste nécessaire.
Le travail psychocorporel peut éventuellement s’intéresser à la manière dont la personne vit ce symptôme, sans prétendre en déterminer seul l’origine.
Le corps occupe une place importante dans plusieurs approches contemporaines du traumatisme.
Une personne ayant vécu un événement traumatique peut notamment présenter des réactions de vigilance, d’évitement ou des sensations corporelles intenses lorsqu’un élément rappelle l’expérience vécue.
Certaines psychothérapies intègrent donc explicitement le travail corporel.
Cela ne signifie pas que n’importe quel praticien psychocorporel soit formé au traitement du trauma.
Le traumatisme psychique est un domaine clinique qui nécessite des compétences spécifiques.
Un professionnel doit pouvoir préciser clairement sa formation avant de proposer un accompagnement centré sur cette problématique.
Pas nécessairement.
Pour certaines personnes, un toucher clairement consenti et prévisible peut être vécu positivement.
Pour d’autres, il peut provoquer de l’inconfort ou réactiver des réactions difficiles.
Il ne faut donc jamais supposer qu’un toucher « réparateur » conviendra automatiquement à une personne ayant vécu un traumatisme.
Le professionnel doit respecter le rythme de chacun, expliquer ses propositions et accepter un refus sans chercher à le contourner.
Dans certaines situations, une orientation vers un thérapeute spécifiquement formé au psychotraumatisme sera plus appropriée.
Oui, selon l’approche.
Certaines méthodes s’intéressent principalement à ce qui se passe dans l’instant présent.
Une personne peut donc observer une sensation ou une réaction sans nécessairement raconter en détail l’ensemble de son histoire.
Cela peut constituer un intérêt pour celles qui ne souhaitent pas immédiatement verbaliser certaines expériences.
Il faut cependant éviter la promesse selon laquelle le corps permettrait de « traiter un traumatisme sans jamais en parler » dans toutes les situations.
Les besoins varient considérablement d’une personne à l’autre.
Le déroulement dépend de la méthode utilisée.
Une séance commence souvent par un temps de parole.
La personne explique ce qu’elle vit, ce qu’elle souhaite explorer ou ce qui s’est passé depuis la précédente rencontre.
Le praticien peut ensuite proposer différentes expérimentations :
porter attention à une sensation ;
observer la respiration ;
modifier légèrement une posture ;
effectuer un mouvement ;
prendre conscience de ses appuis ;
ou utiliser le toucher lorsque celui-ci fait partie de sa méthode.
Un temps final permet généralement de mettre des mots sur ce qui a été vécu.
L’objectif n’est pas d’obtenir une expérience spectaculaire.
Une séance peut simplement permettre de remarquer quelque chose qui passait jusque-là inaperçu.
La première rencontre permet d’abord de comprendre la demande.
Le praticien doit également présenter sa méthode.
Utilise-t-il le toucher ?
Dans quelles conditions ?
Quelle formation possède-t-il ?
Quelle est la durée des séances ?
Quelle fréquence recommande-t-il ?
Comment réagit-il lorsqu’une problématique dépasse son champ de compétence ?
Si du toucher est proposé, son cadre doit être expliqué avant toute mise en pratique.
La personne doit pouvoir poser toutes ses questions et décider librement si elle souhaite poursuivre.
Pas nécessairement.
Cela dépend entièrement de la méthode.
De nombreux accompagnements psychocorporels se déroulent entièrement habillé.
Dans certaines méthodes utilisant des techniques proches du massage, un travail en sous-vêtements peut être proposé.
Cette modalité doit être explicitement annoncée et consentie.
La personne doit toujours pouvoir demander qu’une séance se déroule habillée si cela est compatible avec la pratique proposée ou choisir un autre professionnel si le cadre ne lui convient pas.
Sur sa fiche Anima, Olivia Garreau précise par exemple que son travail de toucher peut s’effectuer habillé ou en sous-vêtements selon ce qui convient à la personne.
La durée varie selon les praticiens.
Une séance individuelle dure souvent autour d’une heure mais certains formats sont plus longs.
Chez Olivia Garreau, la première rencontre annoncée dure 1 h 15 et les séances suivantes une heure.
La durée n’est cependant pas un élément constitutif de l’accompagnement psychocorporel en général.
Chaque praticien doit préciser clairement ses propres modalités.
Il n’existe pas de réponse universelle.
Certains accompagnements sont ponctuels.
D’autres s’inscrivent sur plusieurs mois.
La durée dépend de la méthode, de la demande et de l’évolution de la personne.
Un praticien peut proposer une certaine régularité afin de maintenir la continuité du travail.
Cela ne signifie pas qu’un nombre identique de séances soit nécessaire pour tout le monde.
La fréquence doit pouvoir être discutée et réévaluée au cours de l’accompagnement.
Certaines dimensions peuvent être travaillées à distance.
Un praticien peut guider l’attention vers les sensations, la respiration ou certains mouvements en visioconférence.
Le format convient donc à plusieurs approches de conscience corporelle.
En revanche, tout travail reposant directement sur le toucher nécessite évidemment une présence physique.
Le choix entre cabinet et visioconférence dépend donc largement des outils réellement utilisés par le professionnel.
Le terme recouvre des pratiques trop différentes pour fournir une réponse unique.
La psychothérapie corporelle constitue un champ structuré de la psychothérapie, avec des associations professionnelles, des formations, une littérature spécialisée et des travaux de recherche.
L’European Association for Body Psychotherapy la considère comme une branche spécifique de la psychothérapie intégrant explicitement les interactions entre corps et psyché.
Cela ne signifie pas pour autant que toutes les méthodes commercialisées comme « psychocorporelles » possèdent le même niveau de validation.
Une technique particulière doit être évaluée selon ses propres fondements, sa formation et les données disponibles.
L’existence de recherches sur les liens corps-psychisme ne valide pas automatiquement toutes les affirmations formulées par tous les praticiens psychocorporels.
Pas nécessairement.
Tout dépend d’abord de la qualification du professionnel.
Un psychothérapeute formé à une approche corporelle peut proposer une véritable psychothérapie psychocorporelle.
Un praticien de relation d’aide ou de bien-être qui ne possède pas ce titre propose un autre type d’accompagnement.
Lorsqu’une personne souffre d’une dépression, d’un trouble anxieux important, d’un traumatisme ou d’une autre difficulté psychique nécessitant une prise en charge clinique, elle doit pouvoir consulter un professionnel qualifié.
Un accompagnement corporel peut éventuellement compléter ce travail selon les situations.
Non.
Une tension, une douleur, des palpitations, un trouble digestif, des maux de tête ou une fatigue peuvent avoir de nombreuses causes.
Ils ne doivent pas être automatiquement attribués à un conflit émotionnel.
Un praticien psychocorporel ne doit pas poser de diagnostic médical lorsqu’il n’est pas professionnel habilité à le faire.
Une personne présentant des symptômes persistants, nouveaux ou inquiétants doit pouvoir consulter un professionnel de santé.
Le travail psychocorporel peut éventuellement compléter cette prise en charge mais ne doit jamais retarder les examens ou traitements nécessaires.
Une souffrance psychique importante nécessite un accompagnement adapté.
Des idées suicidaires, une dépression sévère, des attaques de panique répétées, des troubles psychotiques, un traumatisme important ou une forte altération de la vie quotidienne justifient notamment une évaluation par un professionnel de santé mentale.
Le corps peut parfaitement conserver une place dans cet accompagnement.
Il faut simplement choisir un professionnel disposant des compétences nécessaires.
Le terme « psychocorporel » ne doit pas être utilisé pour contourner les exigences propres à la prise en charge de la santé mentale.
L’appellation praticien psychocorporel peut recouvrir des parcours très différents.
Certains sont psychologues ou psychothérapeutes et ont suivi une formation complémentaire dans une approche corporelle.
D’autres sont formés à une école de somatothérapie, de relation d’aide ou à une méthode particulière.
Certains viennent également du massage, de la danse, de la relaxation ou d’autres disciplines.
Il est donc impossible de déduire les compétences d’une personne à partir de cette seule appellation.
L’annuaire doit précisément permettre de consulter le parcours et les qualifications réelles du professionnel.
Il faut distinguer cette appellation de titres comme psychologue ou psychothérapeute, qui font l’objet d’un cadre légal spécifique en France.
« Praticien psychocorporel », « somatothérapeute » ou certaines appellations voisines peuvent être utilisées dans des cadres de formation très différents.
Le consultant doit donc particulièrement s’intéresser :
à la formation suivie ;
à sa durée ;
à l’école ou à l’organisme ;
aux éventuelles certifications ;
à l’expérience pratique ;
à la supervision ;
et au cadre déontologique.
La transparence du professionnel sur son statut est essentielle.
La première question concerne sa formation.
Quelle méthode pratique-t-il exactement ?
Combien de temps s’est-il formé ?
Possède-t-il parallèlement un titre réglementé ?
Il faut ensuite comprendre le déroulement des séances.
Le toucher est-il utilisé ?
Est-il facultatif ?
La séance se déroule-t-elle habillée ?
Quelle place occupent la parole, la respiration ou le mouvement ?
Le professionnel doit également savoir expliquer les limites de sa pratique.
S’il accompagne une problématique de santé mentale ou un traumatisme, quelles formations spécifiques possède-t-il ?
Enfin, le ressenti de la personne reste important.
La relation doit permettre de se sentir suffisamment en sécurité pour exprimer un inconfort, poser une limite ou refuser une proposition.
Un professionnel sérieux présente clairement ce qu’il fait.
Il ne mélange pas volontairement les termes thérapeute, psychologue, médecin ou psychothérapeute lorsque ces titres ne correspondent pas à sa qualification.
Il demande le consentement avant tout toucher.
Il accepte un refus.
Il explique les modalités des séances.
Il reconnaît les limites de son champ d’intervention.
Il ne promet pas de guérir toutes les difficultés à travers le corps.
Et il sait orienter vers un médecin ou un professionnel de santé mentale lorsqu’une situation le nécessite.
Certaines formulations doivent alerter.
Un praticien qui affirme pouvoir identifier la cause psychologique précise d’une maladie à partir d’une douleur corporelle va beaucoup trop loin.
Même prudence face à l’idée que toutes les tensions seraient des traumatismes « stockés » qu’un toucher pourrait automatiquement libérer.
Le consentement constitue un autre critère essentiel.
Un professionnel qui insiste pour toucher une personne malgré son inconfort, ou présente son refus comme une résistance qu’il faut briser, adopte une posture problématique.
Enfin, un praticien ne devrait jamais demander d’interrompre un traitement médical ou psychothérapeutique.
Anima est un annuaire permettant de découvrir des professionnels proposant différentes formes d’accompagnement psychocorporel.
Les approches peuvent varier selon les praticiens : relation d’aide, travail autour des sensations, respiration, mouvement, toucher ou autres méthodes intégrant le corps au processus d’accompagnement.
Chaque fiche permet de découvrir le parcours du professionnel, ses formations, sa méthode, les problématiques qu’il accompagne, sa localisation et les modalités concrètes des séances.
La catégorie référence actuellement Olivia Garreau, praticienne en Relation d’Aide par le Toucher® et en massage de détente. Son approche associe un temps de parole à un travail de toucher et s’adresse aux adultes souhaitant notamment explorer la relation entre sensations, émotions et situations de vie.
Elle exerce actuellement à Boulogne-Billancourt.
À mesure que l’annuaire s’enrichit, Anima permet de comparer différents professionnels et différentes approches psychocorporelles, puis de prendre directement contact avec le praticien dont le parcours et la méthode correspondent le mieux à votre recherche.

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