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Coaching humaniste et existentiel : sens, choix et accompagnement de la personne

Le coaching humaniste et existentiel est une approche de l’accompagnement qui place la personne, son expérience vécue, ses valeurs et sa liberté de choix au centre du travail.

Plutôt que de se concentrer uniquement sur l’atteinte rapide d’un objectif, il invite à prendre du recul sur ce qui donne du sens à une décision, une orientation ou une étape de vie. Il peut notamment être utilisé lorsque l’on traverse une transition, que l’on remet en question certaines priorités ou que l’on ressent un décalage entre la manière dont on vit et ce qui compte réellement pour soi.

L’approche humaniste accorde une place importante à l’écoute, à l’autonomie, à la qualité de la relation et aux ressources propres à la personne. Le courant existentiel introduit quant à lui des questionnements autour de la liberté, de la responsabilité, du choix, du sens, des valeurs ou encore de la manière dont chacun construit sa trajectoire face aux réalités de l’existence.

Le coaching humaniste et existentiel ne consiste donc pas à fournir des réponses toutes faites.

Il crée plutôt un espace permettant d’examiner ce que l’on souhaite réellement, ce qui influence ses décisions et comment avancer d’une manière plus cohérente avec ses valeurs.

Qu’est-ce qu’un coaching humaniste ? Que signifie l’approche existentielle ? Quelle différence avec un coaching classique, une psychothérapie ou la logothérapie ? Dans quelles situations cette démarche peut-elle être pertinente et comment choisir son coach ?

Anima vous aide à mieux comprendre cette approche et à découvrir les professionnels du coaching humaniste et existentiel référencés dans l’annuaire, selon leur parcours, leurs méthodes, leur localisation et leurs modalités d’accompagnement.

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Description

Qu’est-ce que le coaching humaniste ?

Le terme coaching humaniste désigne une manière d’accompagner qui s’inspire notamment des principes issus de la psychologie humaniste.

Ce courant s’est développé au XXe siècle avec différents auteurs, parmi lesquels Carl Rogers et Abraham Maslow.

La psychologie humaniste a notamment contribué à remettre l’expérience subjective de la personne, son autonomie et son potentiel de développement au centre de l’accompagnement.

Dans cette perspective, le coach ne se positionne pas comme celui qui sait ce que la personne devrait faire.

Il cherche davantage à créer les conditions permettant à celle-ci de clarifier elle-même ses choix et mobiliser ses propres ressources.

La Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse présente d’ailleurs les courants humanistes et existentiels comme des approches qui accordent une importance particulière à l’expérience vécue, à la conscience de soi, aux ressources personnelles, à la liberté et à la responsabilité.

Appliquée au coaching, cette posture conduit généralement à privilégier l’écoute, le questionnement et l’exploration plutôt qu’une logique exclusivement centrée sur la performance.

Qu’est-ce que l’approche existentielle ?

L’approche existentielle s’intéresse aux grandes questions auxquelles chacun peut être confronté au cours de sa vie.

Que voulons-nous réellement ?

Comment choisir lorsque plusieurs possibilités sont ouvertes ?

Que faire lorsque nos repères changent ?

Comment vivre avec l’incertitude ?

Quelle place voulons-nous donner au travail, aux relations, à nos engagements ou à nos valeurs ?

Les courants existentiels ont notamment travaillé autour de thèmes comme la liberté, la responsabilité, le sens, la finitude, l’isolement, le choix et l’authenticité.

Dans le cadre d’un coaching, il ne s’agit pas nécessairement d’aborder ces notions de manière philosophique ou abstraite.

Elles deviennent des questions très concrètes lorsqu’une personne hésite à changer de métier, traverse une rupture, arrive à une étape importante de sa vie ou ne trouve plus de sens dans une situation jusque-là satisfaisante.

Que signifie « humaniste et existentiel » ?

Les deux dimensions sont proches mais ne se confondent pas totalement.

L’approche humaniste insiste notamment sur la personne, son expérience subjective, sa capacité d’évolution et la qualité de la relation d’accompagnement.

L’approche existentielle porte davantage l’attention sur la manière dont la personne fait face à ses choix, à sa liberté, à sa responsabilité et à la recherche de sens.

Associées, elles proposent généralement un accompagnement où l’on ne cherche pas seulement à répondre à la question :

« Comment atteindre mon objectif ? »

mais également :

« Pourquoi cet objectif est-il important pour moi et correspond-il réellement à la vie que je souhaite construire ? »

Cette différence est essentielle pour comprendre la spécificité de ce type de coaching.

Quels sont les principes de l’approche de Carl Rogers ?

Carl Rogers est l’une des figures majeures de la psychologie humaniste.

Il est notamment à l’origine de l’approche centrée sur la personne.

Dans cette conception, la qualité de la relation constitue une condition essentielle permettant à une personne d’explorer son expérience et d’évoluer.

Rogers insiste notamment sur trois attitudes fréquemment évoquées dans les approches humanistes : l’empathie, la congruence ou authenticité du professionnel et l’acceptation positive de la personne.

Dans un coaching inspiré de cette approche, le praticien évite donc idéalement d’imposer sa propre vision.

Il écoute, reformule, questionne et aide la personne à mieux entendre ce qui se joue pour elle.

La fiche actuelle de Charlotte Soyez sur Anima se situe explicitement dans cette filiation puisqu’elle indique intégrer les principes de la thérapie humaniste de Carl Rogers à une approche phénoménologique existentielle.

Qu’est-ce que l’approche phénoménologique ?

Le terme phénoménologique peut sembler particulièrement théorique.

Dans le contexte de l’accompagnement, il renvoie principalement à l’attention portée à l’expérience telle qu’elle est vécue par la personne.

Plutôt que d’expliquer immédiatement ce qu’elle ressent à partir d’une théorie extérieure, le professionnel cherche d’abord à comprendre comment la situation apparaît de son point de vue.

Qu’est-ce qu’elle ressent ?

Que remarque-t-elle ?

Comment décrit-elle la situation ?

Quelles significations lui attribue-t-elle ?

Cette posture implique une certaine prudence face aux interprétations.

Le coach cherche moins à dire « voilà pourquoi vous faites cela » qu’à aider la personne à décrire et comprendre sa propre expérience.

Qu’est-ce que le coaching existentiel ?

Le coaching existentiel reprend certains principes de la philosophie et de la psychologie existentielles pour les appliquer aux problématiques de changement, de choix et d’orientation.

Il peut notamment s’intéresser à trois dimensions :

la direction que la personne souhaite donner à sa vie ;

la signification qu’elle donne à son expérience ;

et la cohérence entre ses valeurs et ses actions.

Des organismes spécialisés dans cette approche mettent ainsi directement l’accent sur la quête de sens, la clarification des aspirations et l’alignement des choix avec les valeurs personnelles.

Le coaching existentiel peut donc être particulièrement pertinent lorsqu’un objectif n’est pas encore clairement défini.

Une personne peut savoir qu’elle ne souhaite plus poursuivre comme avant sans savoir précisément ce qu’elle veut construire à la place.

Le travail commence alors parfois avant même la fixation d’un objectif.

Qu’est-ce que la quête de sens ?

Le sens est un thème central des approches existentielles.

Il peut être compris de plusieurs manières.

Le sens peut d’abord désigner une direction : vers quoi ai-je envie d’aller ?

Il peut également correspondre à une signification : comment est-ce que je comprends ce que je vis ?

Enfin, il peut renvoyer à une forme de cohérence entre ce que la personne considère comme important et la manière dont elle agit réellement.

La question du sens devient particulièrement présente lors de certaines périodes.

Une personne peut avoir atteint plusieurs objectifs professionnels mais ne plus comprendre pourquoi elle poursuit cette trajectoire.

Une autre peut découvrir qu’un changement familial modifie profondément ses priorités.

La démarche ne consiste pas nécessairement à trouver « le sens de sa vie » sous la forme d’une réponse définitive.

Elle aide davantage à préciser ce qui mérite aujourd’hui d’occuper une place importante.

Coaching existentiel et Viktor Frankl : quel lien ?

Le psychiatre et neurologue autrichien Viktor Frankl est particulièrement associé à la question du sens.

Il a développé la logothérapie, approche psychothérapeutique centrée notamment sur la recherche de sens.

Certains courants de coaching existentiel se sont ensuite inspirés de cette réflexion.

Ils utilisent notamment le questionnement autour des valeurs, de la responsabilité et de la manière dont une personne peut choisir sa position face aux circonstances.

Des organismes spécialisés dans le coaching existentiel revendiquent explicitement cette influence de Frankl et de la logothérapie.

Il convient toutefois de ne pas confondre les deux pratiques.

La logothérapie appartient au champ psychothérapeutique.

Le coaching existentiel reprend éventuellement certaines inspirations mais s’inscrit généralement dans un travail autour des choix, des objectifs et du développement personnel ou professionnel.

Quelle différence entre coaching existentiel et logothérapie ?

La distinction tient principalement au cadre et à la finalité.

La logothérapie est une approche thérapeutique développée par Viktor Frankl.

Elle peut notamment accompagner une souffrance psychique ou des questionnements existentiels dans un cadre clinique.

Le coaching existentiel s’adresse davantage à des personnes qui souhaitent réfléchir à une décision, une transition, leur orientation ou leur manière de construire une vie cohérente avec leurs valeurs.

La frontière peut parfois sembler fine lorsque les thèmes abordés sont la perte de sens ou une crise de vie.

C’est précisément pourquoi la formation et le statut professionnel de l’accompagnant sont importants.

Un coach qui n’est pas psychologue, psychothérapeute ou autre professionnel qualifié ne doit pas présenter son coaching comme une psychothérapie.

Quelle différence entre coaching humaniste et coaching classique ?

Il n’existe pas un coaching « classique » unique.

De nombreuses écoles de coaching accordent déjà une place importante à l’autonomie, à l’écoute et aux valeurs.

La différence se situe donc davantage dans l’accent mis par le praticien.

Un coaching très opérationnel peut partir d’un objectif précis :

préparer une prise de fonction ;

améliorer son organisation ;

réussir une reconversion ;

préparer un entretien ;

développer son leadership.

Le coaching humaniste et existentiel peut prendre davantage de temps pour interroger le sens même de l’objectif.

La personne souhaite-t-elle réellement cette promotion ?

Pourquoi envisage-t-elle cette reconversion ?

À quelles attentes essaie-t-elle de répondre ?

Est-ce son propre choix ou principalement celui de son environnement ?

Le résultat n’est donc pas nécessairement d’aller plus vite.

Il peut parfois conduire à revoir complètement l’objectif initial.

Quelle différence entre coaching humaniste et psychothérapie ?

Cette distinction doit être particulièrement claire.

La psychothérapie travaille sur des difficultés psychologiques, émotionnelles ou relationnelles et peut intervenir dans la prise en charge de troubles psychiques selon la qualification du professionnel.

Le coaching est généralement orienté vers une situation présente, une évolution souhaitée ou une décision.

Même lorsqu’il aborde des questions profondes autour du sens, de l’identité ou des valeurs, il ne devient pas automatiquement une psychothérapie.

Le fait qu’un coach s’inspire de Carl Rogers ou d’autres penseurs issus de la psychologie ne lui confère pas le titre de psychologue ou de psychothérapeute.

Lorsqu’une souffrance psychique importante apparaît au cours de l’accompagnement, le coach doit être capable de reconnaître les limites de son intervention et d’orienter vers un professionnel adapté.

Coaching ou thérapie : comment savoir ce dont j’ai besoin ?

La distinction n’est pas toujours évidente pour la personne qui consulte.

Une question simple consiste à observer ce que l’on cherche principalement.

Si la demande concerne un choix, une transition ou un projet et que la personne dispose globalement de suffisamment de ressources pour avancer, le coaching peut être pertinent.

Si la demande concerne une souffrance psychique importante, des symptômes persistants, un traumatisme ou des difficultés émotionnelles qui perturbent fortement le quotidien, une consultation auprès d’un professionnel de santé mentale peut être préférable.

Les deux démarches ne sont pas nécessairement concurrentes.

Une personne peut entreprendre une psychothérapie à un moment de sa vie puis faire appel à un coach pour une question différente.

Dans quelles situations envisager un coaching humaniste et existentiel ?

Les demandes peuvent être très variées.

L’approche est particulièrement adaptée aux périodes où la question n’est pas seulement « comment faire ? », mais également « qu’est-ce que je veux vraiment ? »

Coaching et transition de vie

Une transition modifie certains repères.

Elle peut être choisie : déménagement, changement professionnel, arrivée d’un enfant, création d’entreprise.

Elle peut également être imposée : séparation, licenciement, maladie ou autre événement.

Même lorsqu’un changement est positif, il peut obliger à repenser ses priorités.

Le coaching humaniste permet alors d’explorer ce que la nouvelle situation transforme et la direction que la personne souhaite désormais donner à sa vie.

Coaching et crise existentielle

L’expression crise existentielle désigne généralement une période durant laquelle certaines certitudes ou représentations sont remises en question.

La personne peut avoir l’impression que son quotidien fonctionne extérieurement mais ne lui correspond plus.

Elle peut se demander :

« À quoi bon continuer ainsi ? »

« Est-ce réellement la vie que je voulais ? »

« Qu’est-ce qui compte encore pour moi ? »

Ces questionnements peuvent apparaître après un événement particulier ou sans déclencheur évident.

Un coaching existentiel peut fournir un espace pour examiner ces interrogations lorsqu’elles ne relèvent pas d’un trouble psychique nécessitant une prise en charge clinique.

Coaching et perte de sens au travail

Le travail constitue un terrain fréquent de questionnement existentiel.

Une personne peut réussir professionnellement tout en ressentant une perte progressive de motivation.

Elle peut ne plus se reconnaître dans les valeurs de son organisation ou avoir l’impression que ses activités quotidiennes n’ont plus de signification.

Le coaching permet alors de distinguer plusieurs dimensions :

ce qui appartient au poste actuel ;

ce qui dépend de l’organisation ;

ce qui relève des attentes personnelles ;

et ce qui pourrait réellement évoluer.

La réponse n’est pas nécessairement une reconversion.

Il peut s’agir de modifier son rapport au travail, ses limites, ses priorités ou sa manière d’investir sa vie professionnelle.

Coaching et reconversion professionnelle

La reconversion professionnelle ne consiste pas uniquement à choisir un nouveau métier.

Elle oblige souvent à clarifier ce que l’on souhaite conserver, abandonner ou retrouver dans son activité professionnelle.

Pourquoi changer ?

Est-ce le métier qui pose problème ou les conditions dans lesquelles il est exercé ?

Quelles valeurs deviennent prioritaires ?

Quelle place souhaite-t-on donner au revenu, à la stabilité, à l’autonomie, à la créativité ou au temps personnel ?

Une approche humaniste et existentielle peut enrichir cette réflexion en évitant de réduire la reconversion à une simple recherche de compétences transférables.

Coaching et burn-out : quelles limites ?

Le burn-out est souvent cité dans les offres de coaching.

Une grande prudence est nécessaire.

Lorsqu’une personne souffre réellement d’un épuisement professionnel important, une évaluation médicale peut être indispensable.

Le coaching ne doit pas servir à accélérer artificiellement un retour au travail ni se substituer aux soins.

En revanche, dans une phase de prévention ou après une prise en charge adaptée, un accompagnement peut aider à réfléchir à la relation au travail, aux limites, aux valeurs et aux choix professionnels futurs.

La fiche de Charlotte Soyez indique notamment une formation de coach universitaire avec un mémoire consacré à l’accompagnement du burn-out. Elle propose également des accompagnements autour du burn-out et de sa prévention.

Coaching et confiance en soi

Le manque de confiance en soi peut parfois être abordé comme une compétence à développer.

Une approche humaniste invite aussi à examiner la manière dont la personne se regarde elle-même.

Quelles attentes lui servent de référence ?

Dans quelles situations ressent-elle qu’elle doit devenir quelqu’un d’autre pour être reconnue ?

Quelles ressources sous-estime-t-elle ?

L’objectif n’est pas nécessairement de construire artificiellement une image très positive de soi.

Il peut davantage s’agir de développer une perception plus réaliste et plus stable de sa propre valeur.

Coaching et estime de soi

L’estime de soi est proche de la confiance mais ne correspond pas exactement à la même notion.

La confiance concerne souvent la croyance dans sa capacité à accomplir quelque chose.

L’estime renvoie davantage à la valeur que la personne s’accorde.

Une approche humaniste peut notamment explorer la différence entre ce que la personne ressent réellement et l’image qu’elle pense devoir présenter.

Elle peut également examiner les conditions qu’elle s’impose pour s’autoriser à se sentir légitime ou digne d’intérêt.

Coaching et assertivité

L’assertivité désigne la capacité à exprimer ses besoins, opinions et limites tout en respectant ceux des autres.

Elle est souvent travaillée dans le coaching professionnel ou personnel.

Un coaching humaniste peut aller au-delà de l’apprentissage de quelques techniques de communication.

Il peut chercher à comprendre pourquoi la personne évite certains désaccords, ce qu’elle craint lorsqu’elle pose une limite ou quelle image d’elle-même elle souhaite préserver.

Le changement comportemental est alors relié à un travail plus large sur les valeurs et la manière de prendre sa place dans la relation.

Coaching et hypersensibilité

Le terme hypersensibilité est aujourd’hui très utilisé.

Il peut désigner une expérience personnelle de sensibilité émotionnelle ou sensorielle importante mais ne constitue pas à lui seul un diagnostic clinique standard.

Un coach peut aider une personne à identifier les situations dans lesquelles elle se sent particulièrement sollicitée, les besoins qu’elle néglige ou les stratégies qui lui permettent de mieux préserver son équilibre.

Il doit néanmoins éviter de transformer une étiquette populaire en explication universelle de toutes les difficultés rencontrées.

Coaching et HPI ou HPE

Les notions de haut potentiel intellectuel et surtout de « haut potentiel émotionnel » circulent également beaucoup dans le coaching et le développement personnel.

Le HPI correspond à une notion qui doit être évaluée à l’aide d’outils psychométriques appropriés par un professionnel qualifié.

Le terme HPE possède quant à lui un statut beaucoup moins établi.

Un coach ne devrait donc pas diagnostiquer lui-même un HPI ou attribuer systématiquement des difficultés à un « haut potentiel ».

Lorsque ces notions sont déjà présentes dans le parcours de la personne, le coaching peut néanmoins travailler sur la manière dont elle vit réellement certaines caractéristiques, sans les transformer en identité définitive.

Coaching et séparation

Une séparation peut modifier profondément les repères.

Au-delà de la dimension émotionnelle, elle peut entraîner des décisions concrètes concernant le logement, les enfants, l’organisation quotidienne ou les projets futurs.

Lorsque la souffrance ne nécessite pas une prise en charge psychothérapeutique spécifique, le coaching peut éventuellement aider la personne à réfléchir à ce qu’elle souhaite reconstruire.

L’approche existentielle permet notamment de travailler sur les choix, les valeurs et la manière de redéfinir une trajectoire après une rupture.

Coaching et deuil

Le deuil relève d’un processus particulier qui ne doit pas être réduit à un problème à résoudre ou à un objectif de coaching.

La majorité des personnes endeuillées n’ont d’ailleurs pas besoin d’une thérapie ou d’un coaching structuré.

Certaines peuvent néanmoins avoir besoin d’un accompagnement pour réfléchir aux changements concrets provoqués par la perte ou retrouver progressivement des repères.

Le coach doit alors être particulièrement attentif à ne pas imposer une logique de performance ou de « passage à l’étape suivante ».

Lorsqu’une souffrance devient très intense ou durable, un accompagnement plus spécifiquement formé au deuil ou un professionnel de santé mentale peut être nécessaire.

Coaching et choix difficiles

Certaines décisions ne possèdent pas de solution objectivement parfaite.

Choisir entre deux orientations professionnelles, rester ou partir, s’engager dans un nouveau projet ou modifier son mode de vie implique parfois de renoncer à plusieurs possibilités.

L’approche existentielle accepte cette part d’incertitude.

Le coach n’a pas pour rôle de prédire quelle option produira le meilleur résultat.

Il peut aider à clarifier les conséquences, les valeurs engagées, les peurs et les responsabilités associées au choix.

La décision reste ensuite celle de la personne accompagnée.

Coaching et valeurs personnelles

Les valeurs occupent souvent une place centrale dans les approches humanistes et existentielles.

Elles correspondent à ce que la personne considère comme important : liberté, sécurité, famille, créativité, contribution, autonomie, justice ou autres principes.

Un écart important peut parfois apparaître entre les valeurs affichées et les choix quotidiens.

Le travail consiste alors à observer cet écart.

Non pas pour atteindre une cohérence parfaite, qui serait irréaliste, mais pour déterminer quelles décisions pourraient progressivement mieux refléter ce qui compte réellement.

Qu’est-ce que l’alignement en coaching ?

Le terme alignement est très utilisé dans le développement personnel.

Il peut rester pertinent à condition de le définir concrètement.

Être aligné ne signifie pas vivre sans contradiction ni difficulté.

Cela peut simplement désigner une meilleure cohérence entre :

ce que l’on considère comme important ;

les choix que l’on réalise ;

et la manière dont on organise réellement sa vie.

L’accompagnement peut ainsi faire apparaître qu’une personne affirme placer sa famille au centre de ses priorités tout en acceptant systématiquement une organisation professionnelle qui ne lui laisse aucune disponibilité.

Le coaching aide alors à examiner quels arbitrages sont réellement possibles.

Quelle place pour la liberté dans le coaching existentiel ?

La liberté constitue un concept central des philosophies existentielles.

Dans la vie réelle, personne n’est évidemment totalement libre.

Nous sommes tous confrontés à des contraintes économiques, sociales, familiales, corporelles ou professionnelles.

L’approche existentielle ne consiste donc pas à affirmer qu’« il suffit de choisir ».

Elle invite plutôt à identifier la marge de choix qui demeure à l’intérieur d’une situation donnée.

Parfois cette marge est importante.

Parfois elle est extrêmement réduite.

Le travail consiste à reconnaître les contraintes sans renoncer pour autant à toute capacité d’action.

Liberté et responsabilité : quel lien ?

Choisir implique généralement d’assumer une part de responsabilité.

Cette notion ne doit pas être confondue avec la culpabilité.

Une approche existentielle ne cherche pas à convaincre une personne que tout ce qui lui arrive résulte de ses propres décisions.

De nombreux événements échappent totalement à notre contrôle.

La responsabilité concerne davantage la manière dont nous pouvons répondre à une situation et les choix que nous faisons parmi les possibilités réellement disponibles.

Cette distinction évite de transformer le développement personnel en discours culpabilisant du type « si votre vie ne vous convient pas, vous l’avez choisie ».

Quelle place pour l’authenticité ?

L’authenticité constitue un autre thème fréquent des approches humanistes.

Elle peut être comprise comme la possibilité de reconnaître davantage sa propre expérience et ses besoins plutôt que de fonctionner uniquement à partir des attentes extérieures.

Cela ne signifie pas exprimer spontanément tout ce que l’on pense ni ignorer les contraintes sociales.

Une personne peut par exemple réaliser qu’elle poursuit un objectif principalement pour correspondre à une image attendue par son entourage.

Le coaching lui permet alors d’examiner ce qu’elle souhaite réellement conserver ou modifier.

Comment se déroule un coaching humaniste et existentiel ?

Il n’existe pas de protocole unique.

La première rencontre permet généralement de comprendre la situation de la personne et ce qui motive sa démarche.

Le professionnel peut l’interroger sur ses attentes, ses difficultés actuelles et les changements qu’elle envisage.

Le travail ne cherche cependant pas toujours à fixer immédiatement un objectif très précis.

Lorsque la personne traverse un questionnement existentiel, il peut être nécessaire d’explorer d’abord ce qu’elle ressent et ce qui compte réellement pour elle.

Les séances peuvent ensuite utiliser le dialogue, la reformulation, le questionnement, des exercices d’observation ou différents outils issus du coaching et de la relation d’aide.

Chez Charlotte Soyez, l’accompagnement est proposé en séance individuelle, en cabinet ou à distance, dans un cadre qu’elle décrit comme respectueux du rythme, de la sécurité et de la dignité de la personne.

Comment se déroule une première séance ?

La première séance sert à clarifier la demande mais également à découvrir la manière de travailler du coach.

La personne peut expliquer ce qui l’amène.

Le coach précise son cadre, sa méthode, la durée des séances et éventuellement la manière dont il envisage l’accompagnement.

C’est aussi le bon moment pour poser des questions sur sa formation.

Quelle école a-t-il suivie ?

Quelle place donne-t-il aux approches humanistes et existentielles ?

Utilise-t-il d’autres outils ?

Dans quelles situations considère-t-il qu’une orientation vers un psychologue ou un autre professionnel est préférable ?

Cette capacité à expliquer les limites de sa pratique constitue un élément important dans le choix du professionnel.

Faut-il avoir un objectif précis ?

Pas nécessairement.

Dans certains coachings, la formulation d’un objectif constitue presque systématiquement la première étape.

Dans une approche existentielle, une personne peut justement consulter parce qu’elle ne sait plus quelle direction choisir.

Imposer trop rapidement un objectif risquerait alors de contourner la question essentielle.

Le travail peut commencer par :

qu’est-ce qui ne convient plus ?

qu’est-ce qui manque ?

qu’est-ce qui est devenu important ?

quelles possibilités semblent aujourd’hui ouvertes ?

L’objectif peut ensuite émerger progressivement de cette exploration.

Quels outils peuvent être utilisés ?

Les outils dépendent fortement du professionnel.

Un coach peut utiliser des exercices autour des valeurs, de la ligne de vie, des besoins, des ressources ou des scénarios possibles.

D’autres pratiques peuvent être intégrées selon sa formation.

Charlotte Soyez possède par exemple, en plus de son diplôme universitaire de coach, des formations en thérapie narrative, art-thérapie, sophrologie, MBSR et yoga, ce qui explique la diversité de son approche personnelle.

Ces outils complémentaires ne définissent cependant pas à eux seuls le coaching humaniste existentiel.

Un autre praticien peut parfaitement travailler dans cette orientation avec une méthodologie différente.

Combien de séances sont nécessaires ?

Il n’existe pas de nombre universel.

Le coaching est généralement conçu comme une démarche délimitée dans le temps, mais sa durée varie selon la demande.

Une question relativement précise peut être travaillée en quelques séances.

Un questionnement plus large sur l’orientation personnelle ou professionnelle peut nécessiter davantage de temps.

La durée doit pouvoir être discutée avec le coach et réévaluée.

L’accompagnement ne devrait pas entretenir artificiellement une dépendance.

L’un des objectifs reste au contraire que la personne puisse progressivement poursuivre son cheminement avec davantage d’autonomie.

Peut-on faire un coaching humaniste à distance ?

Oui.

Le dialogue constituant une partie centrale de l’accompagnement, les consultations en visioconférence peuvent parfaitement être envisagées.

Cette possibilité facilite notamment le choix d’un professionnel indépendamment de sa localisation.

Certaines personnes préfèrent néanmoins la séparation créée par un rendez-vous physique.

La pertinence dépend donc surtout des préférences personnelles et des outils utilisés par le coach.

Le coaching humaniste est-il scientifiquement validé ?

Il faut distinguer plusieurs choses.

La psychologie humaniste et les approches existentielles possèdent une histoire importante dans le champ de la psychologie et de la psychothérapie.

Des méthodes comme l’approche centrée sur la personne ou différentes thérapies humanistes ont fait l’objet de recherches.

En revanche, l’expression « coaching humaniste et existentiel » ne désigne pas un protocole thérapeutique standardisé unique dont l’efficacité pourrait être évaluée comme celle d’un traitement précis.

Elle décrit davantage une orientation et une posture d’accompagnement.

Le sérieux de la démarche dépend donc beaucoup de la formation du coach, de son éthique, de ses méthodes et de l’adéquation entre la demande et le type d’accompagnement proposé.

Le coaching peut-il traiter l’anxiété ou la dépression ?

Il faut être très prudent.

Un coach peut accompagner certaines situations génératrices de stress, des difficultés de décision ou des périodes de transition.

Mais une dépression ou un trouble anxieux relève de la santé mentale.

Le coaching ne doit pas être présenté comme un traitement médical ou psychothérapeutique de ces troubles.

Lorsqu’une personne présente une souffrance importante ou des symptômes persistants, une évaluation auprès d’un médecin, d’un psychologue, d’un psychiatre ou d’un professionnel qualifié doit être privilégiée.

Le coaching peut éventuellement intervenir en complément lorsque la situation le permet.

Quand le coaching n’est-il pas adapté ?

Le coaching atteint ses limites lorsque la demande dépasse le champ de l’accompagnement vers un objectif ou une réflexion personnelle.

Une souffrance psychique majeure, des idées suicidaires, un épisode dépressif sévère, des troubles psychotiques ou certaines situations traumatiques nécessitent une prise en charge appropriée.

Un coach doit savoir reconnaître ces situations.

Il ne devrait jamais promettre que sa méthode peut remplacer une psychothérapie ou un traitement médical.

Il ne devrait pas davantage empêcher son client de consulter un professionnel de santé.

Le titre de coach est-il réglementé ?

Le terme coach est utilisé dans de très nombreux contextes.

Les niveaux de formation sont donc très variables.

Certains professionnels ont suivi des cursus universitaires, des formations longues ou des certifications professionnelles.

D’autres possèdent des parcours beaucoup plus courts.

Le simple fait de se présenter comme « coach humaniste » ou « coach existentiel » ne permet donc pas de connaître précisément la formation suivie.

Il est préférable de regarder le parcours réel du professionnel, la durée de sa formation, les organismes auprès desquels il s’est formé et son expérience.

La fiche de Charlotte Soyez indique par exemple un DESU en pratiques du coaching obtenu à l’Université Paris 8, complété par plusieurs formations dans différentes approches d’accompagnement.

Comment choisir un coach humaniste et existentiel ?

Le premier critère est la transparence.

Le professionnel doit pouvoir expliquer clairement sa formation et ce qu’il entend par coaching humaniste ou existentiel.

Il est ensuite utile de regarder la manière dont il présente son rôle.

Un coach cohérent avec cette approche ne devrait pas chercher à imposer ses réponses ou à décider à la place du client.

Il devrait au contraire encourager le discernement, l’autonomie et la responsabilité personnelle.

La question des limites est également essentielle.

Un professionnel sérieux doit pouvoir reconnaître qu’une situation relève davantage d’une psychothérapie, d’un suivi médical ou d’un autre type d’accompagnement.

Enfin, la relation compte.

La personne doit pouvoir se sentir suffisamment en confiance pour explorer des choix ou questionnements parfois très personnels.

Quels sont les signes d’une pratique sérieuse ?

Plusieurs éléments peuvent être observés.

Le coach présente clairement son parcours et sa manière de travailler.

Il distingue son coaching d’une psychothérapie s’il ne possède pas les qualifications correspondantes.

Il ne promet pas de transformation garantie.

Il respecte le rythme et les décisions de la personne.

Il est capable d’expliquer le cadre, la durée et éventuellement les objectifs du travail.

Il ne cherche pas à créer une dépendance.

Enfin, il accepte que la personne puisse questionner ou refuser certaines propositions.

Quels signaux doivent inciter à la prudence ?

Un discours promettant de « révéler votre vraie mission de vie » avec certitude mérite de la prudence.

De même, un coach ne devrait pas affirmer savoir mieux que la personne quelle voie professionnelle, relation ou décision lui correspond.

L’utilisation du vocabulaire de l’authenticité ou de l’alignement peut devenir problématique lorsqu’elle sert à présenter une interprétation subjective comme une vérité absolue.

La même vigilance s’impose face aux professionnels qui traitent une souffrance psychique importante sans posséder les compétences nécessaires ou qui découragent le recours à une prise en charge médicale.

Trouver un coach humaniste et existentiel avec Anima

Anima est un annuaire permettant de découvrir des coachs et professionnels de l’accompagnement utilisant notamment les approches humanistes et existentielles.

Chaque fiche permet d’examiner le parcours du praticien, ses formations, sa conception de l’accompagnement, les problématiques sur lesquelles il travaille et les modalités de consultation proposées.

Cette catégorie référence actuellement Charlotte Soyez, coach diplômée, sophrologue et praticienne en relation d’accompagnement. Son approche revendique directement l’influence de Carl Rogers et de l’approche phénoménologique existentielle. Elle accompagne notamment des problématiques liées aux transitions de vie, à la confiance en soi, au stress, au burn-out, aux crises existentielles, au deuil ou à l’orientation professionnelle.

Les séances peuvent selon les professionnels être proposées en cabinet ou à distance.

Anima permet ainsi de comparer les parcours et les méthodes puis de prendre directement contact avec le professionnel dont l’approche correspond le mieux à votre recherche.

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