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L’EMDR, pour Eye Movement Desensitization and Reprocessing, est une psychothérapie développée à la fin des années 1980 par la psychologue américaine Francine Shapiro.
Elle est surtout connue pour son utilisation dans le trouble de stress post-traumatique, ou TSPT, ainsi que dans l’accompagnement de personnes ayant vécu certains événements traumatiques ou expériences particulièrement difficiles.
La méthode associe un travail psychothérapeutique structuré à des stimulations bilatérales, le plus souvent des mouvements oculaires de droite à gauche. D’autres formes de stimulation peuvent également être utilisées, comme des tapotements alternés ou certains sons.
L’objectif n’est pas d’effacer un souvenir ni d’oublier ce qui s’est passé. Le travail vise plutôt à modifier la manière dont certains souvenirs restent associés à une détresse émotionnelle, à des sensations corporelles ou à des croyances négatives.
L’EMDR suit un protocole précis composé de plusieurs phases. Une séance ne consiste donc pas simplement à suivre des doigts avec les yeux.
Qu’est-ce que l’EMDR ? Comment fonctionne une séance ? Que signifie la stimulation bilatérale ? Dans quelles situations cette psychothérapie est-elle utilisée ? Est-elle scientifiquement validée ? Combien de séances sont nécessaires et comment choisir un professionnel formé ?
Anima vous aide à mieux comprendre l’EMDR et à découvrir les praticiens référencés dans l’annuaire, selon leur formation, leur statut professionnel, leur localisation et les modalités de consultation proposées.
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Description
L’EMDR est une psychothérapie structurée qui associe l’évocation contrôlée d’informations liées à une expérience difficile à des séquences de stimulation bilatérale.
Le sigle signifie Eye Movement Desensitization and Reprocessing, généralement traduit en français par « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires ».
Les mouvements des yeux sont donc historiquement au cœur de la méthode.
Ils ne constituent toutefois qu’un élément du protocole.
Les standards contemporains de l’EMDR décrivent une démarche en plusieurs phases comprenant notamment la prise d’histoire, la préparation, l’identification d’une mémoire cible, le travail de retraitement, l’installation d’éléments plus adaptés, l’observation des sensations corporelles, la clôture et la réévaluation.
Une séance d’EMDR ne peut donc pas être réduite à une technique rapide de mouvements oculaires.
L’EMDR a été développée par Francine Shapiro, psychologue américaine.
À la fin des années 1980, elle observe que certains mouvements oculaires semblent modifier l’intensité émotionnelle associée à certaines pensées désagréables.
Elle développe progressivement un protocole thérapeutique structuré autour de cette observation.
La méthode évolue ensuite largement.
Elle passe d’une technique initialement centrée sur la désensibilisation à une approche psychothérapeutique beaucoup plus complète, désormais décrite comme intégrant différentes composantes du travail sur les souvenirs traumatiques et les expériences perturbantes.
EMDR signifie Eye Movement Desensitization and Reprocessing.
« Eye Movement » fait référence aux mouvements oculaires utilisés dans une partie des séances.
« Desensitization » renvoie à la diminution de la détresse associée à certains souvenirs.
« Reprocessing » correspond à l’idée de retraitement de l’expérience.
La traduction française la plus couramment utilisée est donc désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires.
Cette traduction peut néanmoins donner l’impression que toute la thérapie repose uniquement sur les yeux.
En réalité, l’EMDR contemporaine comprend un protocole plus large et peut également utiliser d’autres formes de stimulation bilatérale.
La stimulation bilatérale consiste à solliciter alternativement les deux côtés de l’expérience perceptive.
Dans la forme la plus connue de l’EMDR, la personne suit des yeux un mouvement effectué alternativement de gauche à droite par le thérapeute.
Des tapotements alternés sur les mains ou les genoux peuvent aussi être utilisés.
Certains praticiens utilisent également des sons diffusés alternativement à droite et à gauche.
NICE précise que l’EMDR peut utiliser des mouvements oculaires répétés mais aussi des tapotements ou des sons lorsqu’ils sont préférés ou mieux adaptés à la situation.
La stimulation bilatérale constitue donc un élément caractéristique de la méthode, mais elle s’intègre toujours dans un travail psychothérapeutique plus large.
Le mécanisme précis de l’EMDR continue d’être étudié.
La méthode repose historiquement sur le modèle dit Adaptive Information Processing, ou traitement adaptatif de l’information.
Selon ce modèle, certaines expériences particulièrement difficiles resteraient associées à des réseaux de mémoire insuffisamment intégrés.
Lorsqu’un élément rappelle l’événement, la personne peut alors ressentir à nouveau une forte détresse, des sensations corporelles ou des croyances négatives.
L’EMDR cherche à favoriser un retraitement de ces souvenirs afin qu’ils puissent être rappelés sans provoquer la même intensité émotionnelle.
Il faut cependant distinguer le modèle théorique de l’EMDR de ce qui est directement démontré sur le plan neurobiologique.
Les effets thérapeutiques de l’EMDR sur le TSPT disposent d’une littérature importante, mais cela ne signifie pas que toutes les explications proposées sur le fonctionnement exact du cerveau soient définitivement établies.
C’est probablement la question la plus fréquente.
Plusieurs hypothèses ont été proposées.
L’une des plus étudiées concerne la mémoire de travail.
Se remémorer une image difficile mobilise certaines ressources cognitives.
Suivre simultanément un mouvement oculaire constitue également une tâche.
L’association des deux pourrait rendre l’image moins vive et moins émotionnellement intense.
D’autres modèles ont également été proposés autour de l’orientation de l’attention, de l’apprentissage ou de certains mécanismes neurobiologiques.
Il n’existe toutefois pas une explication unique ayant clos définitivement le débat.
Ce que l’on peut affirmer avec davantage de certitude est que les stimulations bilatérales font partie du protocole EMDR et que celui-ci dispose de données solides dans certaines indications, particulièrement le TSPT.
Le modèle du traitement adaptatif de l’information, ou AIP, constitue le cadre théorique historique de l’EMDR.
Il propose que les expériences soient normalement intégrées dans des réseaux de mémoire qui peuvent être reliés à d’autres informations et expériences.
Lorsqu’un événement est particulièrement perturbant, ce traitement pourrait rester incomplet.
La mémoire conserverait alors une partie de sa charge émotionnelle, de ses sensations ou de certaines représentations négatives.
L’EMDR cherche à réactiver cette mémoire dans un cadre contrôlé afin de permettre un nouveau traitement.
Il s’agit d’un modèle théorique propre à l’EMDR, utile pour comprendre la logique de la méthode, mais il ne doit pas être présenté comme une description anatomique définitivement démontrée du fonctionnement cérébral.
Le terme traumatisme est aujourd’hui extrêmement utilisé.
Au sens clinique, un traumatisme psychique peut survenir à la suite d’un événement confrontant une personne à une menace grave, à une agression, à un accident, à une catastrophe ou à d’autres expériences particulièrement éprouvantes.
Toutes les personnes ayant vécu un événement difficile ne développent pas nécessairement un trouble psychique.
Certaines récupèrent progressivement avec le temps et le soutien de leur entourage.
D’autres développent des symptômes persistants pouvant notamment inclure des souvenirs intrusifs, des cauchemars, des conduites d’évitement ou une forte hypervigilance.
Le diagnostic et l’évaluation appartiennent au champ des professionnels de santé mentale qualifiés.
Le trouble de stress post-traumatique, souvent abrégé TSPT ou PTSD en anglais, est un trouble psychique pouvant survenir après l’exposition à un événement traumatique.
La personne peut notamment revivre involontairement certains aspects de l’événement, éviter des situations qui le rappellent ou ressentir une vigilance très importante.
Le sommeil, les relations, le travail et la vie quotidienne peuvent être fortement affectés.
Il ne suffit donc pas d’avoir vécu une expérience désagréable pour parler de TSPT.
Il s’agit d’un trouble clinique qui doit être correctement évalué.
C’est précisément dans ce domaine que les preuves concernant l’EMDR sont les plus établies.
Oui, l’EMDR fait partie des psychothérapies recommandées pour le TSPT.
Les recommandations NICE préconisent notamment de proposer l’EMDR aux adultes présentant un diagnostic de TSPT ou des symptômes cliniquement importants plus de trois mois après un traumatisme non lié au combat. Elles précisent que le traitement doit suivre un protocole validé, être délivré par un professionnel formé et supervisé et intégrer différentes phases de travail.
La Haute Autorité de Santé a également rappelé dans des documents relatifs au TSPT la place des thérapies cognitivo-comportementales et de l’EMDR en première intention avant certains traitements médicamenteux.
Cela distingue clairement l’EMDR de nombreuses pratiques dites alternatives pour lesquelles les données cliniques sont beaucoup moins établies.
Pour le traitement du trouble de stress post-traumatique, l’EMDR bénéficie d’un niveau de reconnaissance important.
Elle figure dans différentes recommandations cliniques internationales.
Cela ne signifie pas pour autant qu’elle possède le même niveau de preuve pour toutes les problématiques auxquelles elle est aujourd’hui appliquée.
L’EMDR International Association présente des utilisations dans de nombreux domaines comme l’anxiété, la dépression, la douleur ou les addictions.
Mais une page d’information indépendante doit distinguer les niveaux de preuve.
Le TSPT constitue actuellement l’indication pour laquelle la reconnaissance scientifique et les recommandations sont les plus solides.
Pour les autres troubles ou problématiques, les données peuvent être intéressantes mais plus variables selon les cas.
Elle est parfois présentée comme telle.
Cette appellation doit être utilisée avec prudence.
Certaines personnes peuvent effectivement ressentir une amélioration importante sur une cible précise en peu de séances.
D’autres nécessitent un travail beaucoup plus long, notamment lorsqu’il existe plusieurs événements traumatiques ou une histoire complexe.
NICE indique par exemple qu’un protocole EMDR pour un adulte souffrant de TSPT se déroule typiquement sur 8 à 12 séances, avec davantage de séances lorsque cela est cliniquement nécessaire, notamment en présence de traumatismes multiples.
Il n’existe donc aucune garantie qu’un traumatisme puisse être « éliminé en une séance ».
Cela peut arriver pour certaines problématiques très circonscrites.
Mais ce n’est pas une promesse raisonnable à généraliser.
Le travail dépend du type d’événement, de l’ancienneté des symptômes, de l’histoire de la personne et de nombreuses autres variables.
La page actuelle d’Anima présente le témoignage personnel de Corinne Estibal, qui explique avoir elle-même vu disparaître les symptômes d’un choc post-traumatique après une seule séance.
Ce témoignage peut naturellement rester sur sa fiche personnelle comme élément de son parcours.
Je ne l’utiliserais en revanche jamais sur la catégorie pour laisser entendre que l’EMDR permet habituellement de traiter un TSPT en une séance.
La principale indication à mettre en avant reste le traumatisme psychique et le TSPT.
Des praticiens utilisent également l’EMDR dans d’autres situations.
Cela peut concerner certaines expériences de violence, accidents, agressions, catastrophes, événements médicaux difficiles ou autres souvenirs particulièrement perturbants.
La méthode est également étudiée ou utilisée dans différents troubles anxieux, certaines phobies, la dépression, le deuil, la douleur chronique ou les addictions.
Il faut cependant éviter de construire une longue liste donnant l’impression que l’EMDR serait une thérapie universelle.
La qualité des données n’est pas identique selon toutes ces indications.
L’expression choc émotionnel n’est pas un diagnostic médical précis.
Elle est souvent utilisée pour décrire une réaction importante à un événement brutal ou bouleversant.
Une personne peut ressentir de la sidération, une forte peur, de l’agitation ou avoir du mal à retrouver ses repères.
Ces réactions ne signifient pas nécessairement qu’un TSPT va se développer.
Lorsque certains symptômes persistent, une consultation auprès d’un professionnel formé au psychotraumatisme permet de mieux évaluer la situation.
L’EMDR peut alors faire partie des options thérapeutiques lorsqu’elle est adaptée au problème rencontré.
Les agressions physiques ou sexuelles peuvent entraîner des conséquences psychologiques importantes.
L’EMDR fait partie des psychothérapies pouvant être proposées lorsque ces événements conduisent à un TSPT ou à certains symptômes post-traumatiques.
Le traitement doit néanmoins respecter le rythme de la personne.
L’objectif n’est pas de la contraindre à revivre brutalement l’agression.
Le thérapeute prépare d’abord le travail et s’assure que la personne dispose de ressources suffisantes pour gérer la détresse susceptible d’apparaître.
La formation spécifique du praticien au psychotraumatisme est particulièrement importante.
Un accident de la route, un accident du travail ou d’autres événements peuvent laisser des souvenirs particulièrement difficiles.
La personne peut éviter certaines situations, ressentir une peur importante lorsqu’elle retourne sur les lieux ou revivre involontairement certaines images.
Lorsque ces réactions deviennent persistantes ou invalidantes, une prise en charge psychologique peut être envisagée.
L’EMDR constitue alors l’une des méthodes possibles lorsqu’elle correspond à l’évaluation clinique réalisée.
Les violences peuvent prendre de nombreuses formes et s’inscrire parfois dans la durée.
Il existe une différence importante entre travailler sur un événement traumatique relativement circonscrit et accompagner une personne ayant subi des violences répétées ou plusieurs traumatismes au cours de son histoire.
Dans les situations complexes, le travail peut nécessiter davantage de préparation et une prise en charge plus longue.
Un protocole accéléré ou standardisé ne convient pas nécessairement.
Le thérapeute doit adapter le rythme et vérifier régulièrement la capacité de la personne à poursuivre le travail dans de bonnes conditions.
Le deuil n’est pas en lui-même une pathologie.
La majorité des personnes endeuillées traversent progressivement ce processus sans avoir besoin d’une psychothérapie spécifique.
Certains décès peuvent néanmoins être associés à des circonstances traumatiques ou à des images particulièrement difficiles.
L’EMDR peut alors être utilisée pour travailler sur cette dimension traumatique.
Elle ne vise pas à effacer le souvenir de la personne disparue ni à accélérer artificiellement le deuil.
Elle peut éventuellement aider à diminuer la détresse associée à certaines scènes ou expériences précises.
L’EMDR est également utilisée par certains thérapeutes pour des problématiques anxieuses.
Des recherches existent dans ce domaine.
Le niveau de preuve n’est toutefois pas aussi homogène que pour le TSPT.
Une personne présentant un trouble anxieux doit bénéficier d’une évaluation permettant d’identifier les options thérapeutiques les plus adaptées.
Selon le trouble, d’autres psychothérapies comme les thérapies cognitivo-comportementales possèdent également une littérature très importante.
L’EMDR peut donc être une possibilité parmi plusieurs plutôt qu’une réponse systématique à toute anxiété.
Les crises d’angoisse ou attaques de panique peuvent être particulièrement impressionnantes.
Elles peuvent être associées à certaines expériences antérieures ou apparaître dans d’autres contextes.
Certains thérapeutes utilisent l’EMDR pour travailler sur des souvenirs ou situations liées à ces attaques.
Il est néanmoins important de bien comprendre leur contexte avant de commencer.
Une approche adaptée peut inclure de l’EMDR, des TCC ou d’autres formes de psychothérapie selon l’évaluation clinique.
Les phobies peuvent parfois être liées à un événement précis.
Une personne peut par exemple développer une peur importante de conduire après un accident.
Dans ce type de situation, l’EMDR peut éventuellement cibler le souvenir de l’événement.
Toutes les phobies n’ont cependant pas une origine traumatique identifiable.
Les thérapies comportementales avec exposition progressive possèdent notamment une place importante dans la prise en charge de nombreux troubles phobiques.
Le choix dépend donc de la situation et de la formulation clinique du problème.
L’EMDR est étudiée dans certains troubles dépressifs et certains praticiens l’intègrent à leurs accompagnements. EMDRIA recense également la dépression parmi les problématiques pour lesquelles la méthode est utilisée.
Cela ne signifie pas que l’EMDR constitue un traitement universel de la dépression.
Une dépression nécessite une évaluation clinique.
Selon sa sévérité et son contexte, différentes psychothérapies ou un traitement médicamenteux peuvent être proposés.
L’EMDR peut éventuellement trouver une place dans certaines situations, notamment lorsque des expériences traumatiques ou perturbantes participent aux difficultés de la personne.
Le burn-out est parfois cité parmi les motifs de consultation EMDR.
Il faut là encore éviter les raccourcis.
L’épuisement professionnel dépend de nombreux facteurs : charge de travail, organisation, relations professionnelles, autonomie, conflits de valeurs ou autres contraintes.
L’EMDR ne peut évidemment pas modifier ces conditions extérieures.
Elle peut éventuellement être utilisée lorsqu’une personne présente certaines expériences professionnelles traumatiques ou des réactions émotionnelles associées à des événements précis.
Le burn-out nécessite généralement une approche plus globale et souvent une évaluation médicale.
Certains travaux explorent l’utilisation de l’EMDR dans la douleur chronique.
L’idée n’est évidemment pas que toute douleur serait psychologique.
Les mécanismes de la douleur chronique sont complexes et peuvent associer différentes dimensions biologiques, psychologiques et sociales.
Une prise en charge médicale reste indispensable lorsqu’elle est nécessaire.
L’EMDR peut éventuellement être intégrée à certains parcours spécifiques, mais elle ne doit jamais servir à expliquer arbitrairement une douleur par un traumatisme caché.
L’EMDR est également utilisée dans certains programmes autour des addictions.
Certains protocoles cherchent notamment à travailler sur des expériences traumatiques associées ou sur certains souvenirs et déclencheurs.
Il ne faut cependant pas considérer la stimulation bilatérale comme un moyen isolé de supprimer une addiction.
Les addictions nécessitent souvent une prise en charge globale pouvant intégrer suivi médical, psychologique, social et éventuellement pharmacologique selon les situations.
L’EMDR peut être adaptée aux enfants et aux adolescents par des professionnels formés à ces publics.
Le protocole est alors ajusté à l’âge, au développement et aux capacités de l’enfant.
Le jeu, le dessin ou des métaphores peuvent éventuellement être utilisés.
Le travail avec des mineurs nécessite toutefois des compétences spécifiques.
Être formé à l’EMDR chez l’adulte ne signifie pas automatiquement être suffisamment formé pour accompagner tous les enfants.
L’adolescence possède elle aussi des particularités.
Le thérapeute doit adapter sa manière d’expliquer la méthode, la place des parents et le cadre de confidentialité.
Le jeune doit pouvoir comprendre ce qui est proposé et participer volontairement au travail.
L’EMDR peut être utilisée pour certaines expériences traumatiques ou événements difficiles lorsque son indication est pertinente.
L’existence d’un protocole reconnu ne dispense jamais d’une évaluation globale de la situation.
Oui.
Un événement peut continuer à provoquer de la détresse plusieurs années après avoir eu lieu.
L’ancienneté ne signifie pas nécessairement que le souvenir ne peut plus être travaillé.
La personne peut par exemple remarquer qu’une situation actuelle réactive toujours des sensations, images ou réactions liées à une expérience ancienne.
Le thérapeute évalue alors si cette mémoire constitue une cible pertinente.
La durée du travail dépend davantage de la situation globale que du simple nombre d’années écoulées.
Il n’est pas toujours nécessaire de connaître immédiatement une origine précise.
La phase initiale de l’accompagnement sert justement à comprendre l’histoire de la personne, les difficultés actuelles et les situations susceptibles d’être liées.
Le thérapeute ne devrait toutefois pas chercher à tout prix un « traumatisme caché ».
Une difficulté actuelle peut avoir de nombreuses explications.
Le travail repose sur ce que la personne peut réellement identifier et explorer, pas sur la construction forcée d’un souvenir supposé expliquer l’ensemble de ses problèmes.
Non.
L’objectif n’est pas de supprimer la mémoire de l’événement.
Après un travail réussi, la personne se souvient toujours de ce qui s’est passé.
Ce qui peut évoluer est l’intensité émotionnelle associée au souvenir, la manière dont il est vécu et certaines croyances qui lui sont liées.
Une personne peut ainsi continuer à considérer un événement comme douloureux tout en ne ressentant plus la même impression qu’il se reproduit dans le présent.
Cette distinction est importante.
L’EMDR n’est pas une technique d’effacement de mémoire.
Pas nécessairement.
L’une des particularités de l’EMDR est qu’elle ne nécessite pas toujours de raconter longuement l’ensemble de l’événement au thérapeute.
La personne doit néanmoins pouvoir identifier certains éléments utiles au travail : une image, une croyance, une émotion, une sensation corporelle ou d’autres aspects de la mémoire cible.
EMDRIA souligne justement que la méthode peut permettre un travail sur des expériences difficiles sans exiger une description verbale exhaustive.
Cela ne signifie pas que la thérapie puisse être réalisée sans aucun échange ni évaluation clinique.
Le protocole EMDR comprend traditionnellement huit phases.
La première concerne l’histoire de la personne et la planification du traitement.
La deuxième prépare au travail et permet notamment de développer des ressources pour gérer la détresse.
La troisième consiste à évaluer précisément la mémoire cible et les éléments qui lui sont associés.
Les phases suivantes concernent le retraitement, l’installation d’éléments plus adaptés et l’observation des sensations corporelles.
La séance se termine par une phase de clôture.
La séance suivante commence par une réévaluation.
Cette structure en huit phases est décrite dans les standards professionnels contemporains de l’EMDR.
La préparation est fondamentale.
Le thérapeute explique la méthode et vérifie que la personne dispose de suffisamment de ressources pour commencer le travail.
Il peut notamment enseigner différentes stratégies permettant de revenir à un état plus calme lorsqu’une émotion devient trop intense.
Cette étape permet également d’établir une relation thérapeutique suffisamment sécurisante.
NICE insiste explicitement sur la nécessité d’un traitement progressif et structuré, incluant une psychoéducation sur les réactions traumatiques et des techniques permettant de gérer les flashbacks et la détresse.
Commencer immédiatement les mouvements oculaires sans cette préparation ne correspond donc pas au protocole complet.
Le thérapeute et la personne identifient ensemble un événement ou un souvenir pertinent.
Il peut s’agir d’une scène précise ou d’un moment particulièrement représentatif.
La personne est généralement invitée à identifier l’image qui lui vient, ce qu’elle ressent, certaines pensées ou croyances négatives associées et éventuellement les sensations présentes dans le corps.
Le thérapeute ne choisit pas arbitrairement un souvenir à la place de la personne.
Le travail est intégré dans un plan thérapeutique plus large.
Les expériences varient beaucoup.
Certaines personnes voient apparaître de nouvelles images ou pensées.
D’autres ressentent des émotions ou des sensations corporelles.
Un souvenir peut également évoluer spontanément ou sembler progressivement plus éloigné.
Il est possible que rien de spectaculaire ne se produise pendant certaines séquences.
Le thérapeute invite généralement la personne à simplement observer ce qui apparaît sans chercher à contrôler chaque pensée.
Il n’existe pas une réaction spécifique prouvant que « l’EMDR fonctionne ».
Oui.
Travailler sur des expériences douloureuses peut naturellement faire apparaître des émotions.
Une personne peut pleurer, ressentir de la colère, de la peur ou d’autres réactions.
Cela ne signifie pas nécessairement que la thérapie se déroule mal.
Le cadre doit néanmoins permettre à la personne de rester suffisamment en sécurité pour poursuivre le travail.
Le thérapeute doit être attentif au niveau de détresse et adapter la séance lorsque cela devient nécessaire.
Cela peut arriver temporairement.
Le travail sur des souvenirs perturbants peut entraîner de la fatigue, des émotions ou l’apparition de nouveaux souvenirs entre les séances.
C’est précisément pourquoi le protocole prévoit une phase de clôture et des stratégies permettant de gérer ce qui pourrait émerger après la consultation.
Une aggravation importante ou durable doit être signalée au thérapeute.
L’idée qu’une souffrance accrue serait automatiquement une « bonne crise de guérison » n’est pas une manière rigoureuse de suivre une psychothérapie.
Les séances peuvent être légèrement plus longues que certaines consultations psychothérapeutiques classiques.
EMDRIA indique qu’une séance typique peut durer environ 60 à 90 minutes.
Les modalités varient toutefois selon le professionnel, la situation et la phase du protocole.
Toutes les consultations ne comportent pas nécessairement de longues séquences de stimulation bilatérale.
Certaines sont essentiellement consacrées à l’évaluation, à la préparation ou à la réévaluation.
Il n’existe pas de nombre universel.
Pour le TSPT chez l’adulte, NICE évoque généralement 8 à 12 séances, avec davantage de séances lorsqu’elles sont cliniquement nécessaires, par exemple lorsque la personne a vécu plusieurs traumatismes.
Certaines cibles simples peuvent évoluer plus rapidement.
Les situations complexes nécessitent souvent davantage de temps.
Un thérapeute sérieux ne devrait donc pas garantir dès le premier contact qu’un problème sera réglé en une ou deux séances.
Parce que toutes les histoires ne se ressemblent pas.
Une personne ayant vécu un événement unique à l’âge adulte ne présente pas nécessairement les mêmes besoins qu’une autre ayant traversé des expériences traumatiques multiples et répétées.
Il peut être nécessaire de consacrer davantage de temps à la stabilisation et au développement de ressources avant de travailler directement sur certaines mémoires.
Le thérapeute peut également traiter plusieurs cibles successivement.
L’objectif n’est pas d’appliquer une vitesse standard mais d’adapter le traitement à la personne.
Elle peut être utilisée dans certaines situations de traumatisme complexe, mais avec des adaptations.
Le travail nécessite souvent davantage de préparation, de stabilisation et de prudence.
Les personnes ayant une forte dissociation ou une histoire traumatique très complexe peuvent nécessiter une prise en charge spécialisée.
NICE insiste d’ailleurs sur le caractère progressif du protocole et sur la nécessité d’adapter le nombre de séances lorsque plusieurs traumatismes sont présents.
Le choix du professionnel est alors particulièrement important.
La dissociation désigne différents phénomènes dans lesquels certains aspects de l’expérience, de la mémoire, de l’identité ou de la perception semblent moins intégrés.
Dans les situations traumatiques, certaines personnes peuvent notamment ressentir une impression d’irréalité, de détachement ou de déconnexion.
Ces phénomènes peuvent modifier la manière dont un traitement centré sur le trauma doit être conduit.
Un thérapeute travaillant avec des situations complexes doit donc être capable de reconnaître et d’évaluer ces réactions.
L’EMDR ne doit pas être appliquée mécaniquement sans tenir compte de cette dimension.
Il est plus juste de parler de situations nécessitant une évaluation et des adaptations que d’une liste simple de contre-indications.
La capacité à tolérer l’activation émotionnelle, la présence éventuelle de dissociation, certains troubles psychiatriques ou une situation de crise doivent notamment être pris en compte.
Une personne en danger immédiat, présentant des idées suicidaires importantes ou une décompensation psychiatrique nécessite d’abord une prise en charge adaptée.
Le thérapeute évalue donc la pertinence et le moment du travail EMDR plutôt que d’appliquer systématiquement le protocole.
La grossesse n’interdit pas automatiquement toute psychothérapie.
La pertinence d’un travail EMDR dépend néanmoins de la situation individuelle, du niveau de détresse et de la problématique traitée.
Il n’existe pas de raison de chercher à appliquer systématiquement un protocole centré sur un souvenir traumatique pendant cette période lorsque ce travail peut attendre.
À l’inverse, certaines situations nécessitent réellement un accompagnement.
Le choix doit donc être discuté avec un professionnel qualifié en tenant compte du contexte global.
Des thérapeutes proposent aujourd’hui de l’EMDR à distance.
Les mouvements oculaires peuvent être guidés sur écran et d’autres formes de stimulation bilatérale peuvent également être utilisées.
Le format n’est cependant pas adapté indistinctement à toutes les situations.
Le thérapeute doit vérifier que la personne dispose d’un environnement suffisamment sécurisé et confidentiel.
Dans certaines problématiques complexes ou très instables, le présentiel peut être préférable.
Le choix doit donc rester clinique et individualisé.
L’EMDR complète est une psychothérapie et ne doit pas être transformée en méthode d’auto-traitement improvisée.
EMDRIA précise explicitement que l’EMDR doit être délivrée par des professionnels correctement formés et ne soutient pas les usages indiscriminés de type « EMDR à faire soi-même ».
Certaines techniques de relaxation ou certains exercices bilatéraux simples sont parfois proposés indépendamment.
Ils ne doivent pas être confondus avec un protocole complet de thérapie EMDR.
Travailler seul sur un souvenir traumatique intense peut provoquer une détresse difficile à gérer.
Non.
Une vidéo affichant un point qui se déplace de gauche à droite reproduit uniquement un élément visuel de stimulation bilatérale.
Elle ne reproduit ni l’évaluation, ni la préparation, ni la sélection des cibles, ni le suivi thérapeutique.
Une véritable EMDR comprend un protocole structuré et une relation avec un professionnel capable d’adapter le travail.
La popularité des vidéos en ligne contribue parfois à entretenir l’idée erronée que la méthode se résume à faire bouger les yeux.
Les thérapies cognitivo-comportementales, ou TCC, constituent une famille de psychothérapies.
Les TCC centrées sur le traumatisme font elles aussi partie des traitements recommandés du TSPT.
Elles peuvent notamment travailler sur les pensées, les comportements d’évitement et l’exposition à certains souvenirs ou situations.
L’EMDR utilise un protocole différent, avec notamment des stimulations bilatérales et une manière spécifique de travailler les souvenirs.
Les deux approches possèdent des données solides pour le TSPT.
Le choix peut dépendre de la situation, des préférences de la personne et de la formation du professionnel.
L’hypnose et l’EMDR sont parfois rapprochées parce qu’elles peuvent toutes deux modifier la manière dont une personne porte son attention sur une expérience.
Elles ne reposent toutefois pas sur le même protocole.
L’hypnose utilise notamment un état d’attention focalisée et différentes suggestions.
L’EMDR travaille à partir de souvenirs cibles et de stimulations bilatérales selon un protocole structuré.
Une personne reste consciente et active pendant une séance d’EMDR.
Certaines thérapeutes possèdent une formation dans les deux méthodes mais elles ne sont pas interchangeables.
La psychanalyse et l’EMDR appartiennent à des traditions thérapeutiques très différentes.
Une approche psychanalytique peut explorer longuement l’histoire, les associations et les processus inconscients.
L’EMDR peut être beaucoup plus ciblée sur certaines expériences perturbantes.
Elle suit également un protocole beaucoup plus structuré.
Cela ne signifie pas qu’une approche soit toujours supérieure à l’autre pour toutes les demandes.
Les indications et les objectifs ne sont pas nécessairement les mêmes.
Non.
La stimulation bilatérale est une composante de l’EMDR.
Elle peut également être utilisée en dehors du protocole complet.
Faire des tapotements alternés ou suivre un objet du regard n’équivaut donc pas à réaliser une psychothérapie EMDR.
Cette distinction est particulièrement importante lorsque des praticiens utilisent des termes comme « technique inspirée de l’EMDR » ou « mouvements oculaires ».
Il faut toujours vérifier ce qui est réellement proposé.
Certaines techniques reprennent des éléments de l’EMDR sans suivre son protocole complet.
Elles peuvent notamment utiliser la stimulation bilatérale ou certains mouvements oculaires.
Cela ne signifie pas qu’elles disposent automatiquement du même niveau de preuve que la thérapie EMDR étudiée dans les essais cliniques.
Lorsqu’un professionnel indique utiliser une méthode inspirée de l’EMDR, il est donc utile de demander quelle formation il possède et si le protocole correspond réellement à l’EMDR standardisée.
C’est un point particulièrement important pour un annuaire.
L’EMDR est une intervention de santé mentale et une psychothérapie.
Les associations professionnelles de référence recommandent qu’elle soit utilisée par des cliniciens de santé mentale correctement formés. EMDRIA indique explicitement qu’elle doit être délivrée par un professionnel de santé mentale dûment formé.
Le simple fait d’avoir suivi une initiation courte aux mouvements oculaires ne suffit donc pas à assurer la prise en charge d’un traumatisme complexe.
Sur Anima, la fiche du praticien doit permettre de comprendre clairement son métier initial, son statut et la formation EMDR qu’il a effectivement suivie.
Il existe différents organismes de formation.
Un cursus sérieux ne doit pas se limiter à l’apprentissage technique des mouvements oculaires.
Il comprend notamment la compréhension du protocole, la sélection des cibles, la préparation du patient, la gestion des réactions émotionnelles, les huit phases du traitement et l’adaptation aux différentes situations.
La supervision constitue également un élément important.
NICE recommande explicitement que l’EMDR soit délivrée par des praticiens formés bénéficiant d’une supervision continue.
Les termes utilisés varient selon les organismes.
Il faut donc éviter de considérer le mot « certifié » comme une garantie universelle sans regarder ce qu’il recouvre.
Une personne peut avoir participé à un module d’introduction tandis qu’une autre a suivi un cursus complet avec pratique supervisée.
Les fiches Anima devraient idéalement préciser l’organisme de formation, le niveau atteint et le statut professionnel initial.
C’est particulièrement important sur une pratique destinée à travailler avec des situations potentiellement traumatiques.
La première étape consiste à regarder son titre professionnel.
Est-il psychologue, psychiatre, psychothérapeute ou autre professionnel de santé mentale qualifié ?
Il faut ensuite regarder sa formation EMDR.
Quel organisme l’a formé ?
Le cursus était-il complet ?
Dispose-t-il d’une supervision ?
Travaille-t-il régulièrement avec les problématiques traumatiques ?
Enfin, le professionnel doit pouvoir expliquer son cadre sans promettre de résultat garanti.
La formation constitue un premier critère essentiel.
Le professionnel doit aussi posséder une expérience adaptée à votre situation.
Travailler sur un accident isolé et accompagner une histoire de violences répétées ne mobilisent pas nécessairement le même niveau d’expertise.
La relation thérapeutique compte également.
La personne doit pouvoir signaler un inconfort, ralentir le travail ou demander des explications.
Le thérapeute doit être capable d’expliquer pourquoi il propose l’EMDR et comment celle-ci s’intègre dans un projet thérapeutique global, plutôt que présenter les mouvements oculaires comme une technique magique.
Une pratique sérieuse commence par une véritable évaluation.
Le thérapeute ne déclenche pas immédiatement des mouvements oculaires dès les premières minutes sans chercher à comprendre la situation.
Il explique la méthode.
Il prépare la personne.
Il vérifie ses ressources.
Il sait arrêter ou adapter une séance si l’activation devient trop importante.
Il ne promet pas de « supprimer un traumatisme » en un nombre garanti de rendez-vous.
Il dispose d’une formation identifiable et sait expliquer ses limites professionnelles.
Il faut être particulièrement prudent face à une personne présentant l’EMDR comme une technique capable de résoudre presque n’importe quel problème en une séance.
Même vigilance lorsqu’un praticien ne possède pas de formation suffisante en santé mentale mais propose de travailler sur des traumatismes complexes.
Un professionnel ne devrait pas non plus chercher à provoquer à tout prix des souvenirs supposément refoulés.
La thérapie doit travailler à partir de l’expérience réelle de la personne et non construire artificiellement un récit traumatique.
Enfin, aucune démarche EMDR ne doit conduire à interrompre un traitement médical ou psychiatrique sans l’avis du professionnel qui le prescrit.
Pas systématiquement.
Pour certaines personnes souffrant de TSPT, une psychothérapie centrée sur le traumatisme comme l’EMDR peut constituer une composante majeure de la prise en charge.
Dans d’autres situations, un suivi psychiatrique ou un traitement médicamenteux peut être nécessaire.
La Haute Autorité de Santé rappelle par exemple que certains antidépresseurs peuvent être utilisés dans le TSPT, même si les psychothérapies telles que TCC et EMDR occupent une place de première intention dans certaines recommandations.
Le choix dépend donc de l’évaluation clinique.
Une détresse psychique majeure, des idées suicidaires, des symptômes psychotiques, une forte dissociation ou une incapacité importante à assurer le quotidien nécessitent une prise en charge adaptée.
Dans ce type de situation, la priorité n’est pas nécessairement de commencer immédiatement un protocole de retraitement de mémoire.
La stabilisation et la sécurité de la personne passent d’abord.
Le thérapeute EMDR doit savoir reconnaître ces situations et orienter vers les ressources appropriées.
Le remboursement dépend du statut du professionnel et du cadre de consultation.
Une séance réalisée par un praticien en libéral n’est pas automatiquement prise en charge simplement parce qu’il utilise l’EMDR.
En France, certains psychologues participant au dispositif Mon soutien psy peuvent être formés à l’EMDR, et leurs consultations peuvent alors être prises en charge dans les conditions propres à ce dispositif. Une réponse certifiée de l’Assurance Maladie le confirme.
Lorsque le praticien exerce hors d’un dispositif remboursé, certaines complémentaires santé peuvent éventuellement prendre en charge une partie des consultations selon les contrats.
Anima est un annuaire permettant de découvrir des professionnels formés à l’EMDR et à différentes approches psychothérapeutiques.
Chaque fiche doit permettre d’identifier clairement le parcours du praticien, son statut professionnel, sa formation à l’EMDR, les problématiques qu’il accompagne, sa localisation et les modalités de consultation proposées.
La catégorie référence actuellement Corinne Estibal, qui exerce sous le nom Liberthérapies et présente l’EMDR comme l’une de ses pratiques. Son intérêt pour cette méthode est notamment lié à sa propre expérience d’un accompagnement EMDR après un choc post-traumatique.
Dans le nouvel Anima, l’enjeu ne doit cependant plus être de présenter un « praticien du centre », mais de permettre à l’utilisateur de comparer des professionnels réellement qualifiés et de comprendre précisément leur niveau de formation avant de prendre rendez-vous.
À mesure que l’annuaire s’enrichit, la catégorie pourra ainsi réunir plusieurs praticiens utilisant l’EMDR, avec des profils, spécialisations et localisations différentes.

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