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Psychothérapie : comprendre la démarche et trouver un thérapeute

La psychothérapie désigne un ensemble de démarches d’accompagnement destinées à aider une personne confrontée à des difficultés psychologiques, émotionnelles, comportementales ou relationnelles.

Elle peut être entreprise lors d’une période de mal-être, d’un deuil, d’une séparation, de difficultés professionnelles ou familiales, d’un stress important ou de manifestations anxieuses. Certaines personnes commencent également une thérapie sans événement déclencheur précis, simplement parce qu’elles souhaitent mieux comprendre leur fonctionnement, leurs relations ou certains schémas qui semblent se répéter dans leur vie.

Il n’existe cependant pas une seule manière de pratiquer la psychothérapie. Les professionnels peuvent s’appuyer sur différentes approches : thérapies cognitivo-comportementales, psychanalyse, approches psychodynamiques, thérapies humanistes, systémiques, intégratives, familiales ou thérapies de groupe, entre autres.

Les appellations des professionnels peuvent également prêter à confusion. Psychologue, psychothérapeute, psychiatre et psychopraticien ne désignent pas le même statut ni nécessairement les mêmes compétences.

Qu’est-ce qu’une psychothérapie ? Dans quelles situations consulter ? Comment choisir une approche ? Quelle différence existe entre un psychologue et un psychothérapeute ? Comment se déroule une première séance et combien de temps une thérapie peut-elle durer ?

Anima vous aide à mieux comprendre la psychothérapie et à découvrir les professionnels référencés dans l’annuaire, selon leur pratique, leur parcours, leur localisation et leurs modalités de consultation.

Elisabeth Lesage, psychothérapeute intervenant au centre Anima dans le 9ème arr. de Paris

Elisabeth Lesage

Psychothérapie

Psychothérapeute et Conseiller en Psychologie depuis 1999, spécialisée en Psychogénéalogie et Constellations Familiales.  N°ADELI 950004150. Auparavant, expérience de 6 années en qualité d’Educatrice de Jeunes Enfants à l’Hôpital pour Enfants de Margency (95). Auteur de : « Une thérapie Systémique : La Constellation Familiale », 97 pages.

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Description

Qu’est-ce qu’une psychothérapie ?

La psychothérapie repose sur un accompagnement structuré entre une personne et un professionnel formé à une ou plusieurs approches thérapeutiques.

La parole occupe souvent une place centrale, mais la manière de travailler varie selon les méthodes utilisées.

Certaines thérapies s’intéressent principalement aux pensées, aux émotions et aux comportements actuels. D’autres explorent davantage l’histoire personnelle, les relations familiales, les expériences précoces ou les mécanismes inconscients. Certaines approches travaillent également sur les interactions avec l’entourage ou accordent davantage de place au ressenti corporel.

Une psychothérapie ne consiste donc pas simplement à « parler de ses problèmes ».

Le cadre thérapeutique permet d’explorer ce que l’on vit, d’identifier certains mécanismes, de mettre en perspective des expériences et, selon l’approche utilisée, de développer de nouvelles façons de comprendre ou d’aborder certaines situations.

Le thérapeute n’a pas vocation à décider à la place de la personne.

Le travail vise au contraire à préserver et développer son autonomie, sa compréhension et sa capacité à faire ses propres choix.

Pourquoi commencer une psychothérapie ?

Les raisons de consulter sont extrêmement variées.

Une personne peut traverser une période particulière qui bouleverse son équilibre : rupture, deuil, maladie, changement professionnel, conflit familial, épuisement ou autre événement de vie.

D’autres difficultés s’installent plus progressivement.

Une anxiété persistante, une mauvaise estime de soi, des relations insatisfaisantes, une impression de reproduire toujours les mêmes situations ou une difficulté à comprendre certaines réactions peuvent par exemple conduire à rechercher un accompagnement.

Certaines personnes entreprennent également une thérapie alors qu’elles ne se trouvent pas dans une situation de crise.

Elles souhaitent disposer d’un espace pour réfléchir à leur histoire, leur fonctionnement, leurs relations ou leurs choix.

La psychothérapie peut donc répondre aussi bien à une souffrance clairement identifiée qu’à une démarche plus générale de compréhension de soi.

Quand consulter un psychologue ou un psychothérapeute ?

Il n’existe pas de seuil universel permettant de déterminer qu’une situation justifie ou non une consultation.

La question peut se poser lorsqu’une difficulté devient envahissante, persiste malgré les efforts entrepris ou commence à avoir des conséquences importantes sur la vie quotidienne.

Cela peut concerner des émotions difficiles à réguler, une anxiété importante, une perte de motivation, une fatigue psychique ou des difficultés relationnelles répétées.

Une personne peut également avoir l’impression d’être « bloquée » sans parvenir à identifier précisément pourquoi.

Il n’est pas nécessaire d’attendre que la situation devienne extrêmement difficile.

Le simple fait de ressentir le besoin d’un espace professionnel, confidentiel et extérieur à son entourage peut constituer une raison suffisante pour envisager une consultation.

Quelle différence entre psychologue et psychothérapeute ?

Les deux appellations sont souvent utilisées indifféremment alors qu’elles correspondent à des réalités différentes.

Qu’est-ce qu’un psychologue ?

Le titre de psychologue est réglementé en France.

Il correspond à une formation universitaire en psychologie répondant aux conditions prévues pour l’usage professionnel du titre.

La psychologie comporte ensuite différentes spécialités : psychologie clinique, psychologie du développement, psychologie du travail, neuropsychologie, psychologie sociale et d’autres domaines.

Tous les psychologues ne proposent donc pas nécessairement des psychothérapies.

Un psychologue clinicien peut notamment exercer dans le champ de l’accompagnement psychologique et proposer une psychothérapie selon son parcours, ses formations et son orientation.

Qu’est-ce qu’un psychothérapeute ?

Le titre de psychothérapeute est lui aussi réglementé.

Il désigne les professionnels autorisés à utiliser ce titre après avoir rempli les conditions prévues par la réglementation et procédé à leur enregistrement.

Un psychologue peut donc également être psychothérapeute.

De même, certains médecins ou autres professionnels répondant aux conditions réglementaires peuvent utiliser ce titre.

Le terme ne renseigne cependant pas à lui seul sur l’approche thérapeutique employée.

Deux psychothérapeutes peuvent avoir des pratiques très différentes selon leur formation : thérapie cognitive et comportementale, approche psychanalytique, systémique, humaniste ou autre.

Quelle différence entre psychologue et psychiatre ?

Le psychiatre est un médecin spécialisé en psychiatrie.

Sa formation médicale lui permet notamment d’évaluer les troubles psychiques dans un cadre médical, d’établir un diagnostic et de prescrire des médicaments lorsque cela est nécessaire.

Le psychologue n’est pas médecin et ne prescrit pas de traitement médicamenteux.

Un psychiatre peut par ailleurs pratiquer lui-même la psychothérapie selon sa formation et sa pratique.

Il n’est donc pas toujours nécessaire de choisir entre psychothérapie et psychiatrie.

Dans certaines situations, les deux prises en charge peuvent être complémentaires.

Quelle différence entre psychothérapeute et psychopraticien ?

Le terme psychopraticien est fréquemment rencontré dans le domaine de l’accompagnement.

Contrairement à psychologue ou psychothérapeute, cette appellation ne correspond pas au même type de titre professionnel réglementé.

Les parcours des psychopraticiens peuvent donc être très différents.

Certains ont suivi plusieurs années de formation auprès d’écoles spécialisées dans une approche thérapeutique précise. D’autres possèdent des parcours beaucoup plus courts.

Il est donc particulièrement important de regarder la formation, l’expérience, les méthodes utilisées et le cadre déontologique du professionnel.

Un psychopraticien sérieux doit pouvoir présenter clairement son parcours sans laisser croire qu’il possède un titre réglementé qu’il ne détient pas.

Psychologue, psychothérapeute ou psychiatre : vers qui se tourner ?

Le choix dépend avant tout de la situation rencontrée.

Pour entreprendre un travail autour de difficultés émotionnelles, relationnelles, comportementales ou de certaines périodes de vie, un psychologue clinicien ou un psychothérapeute peut constituer un interlocuteur adapté.

Lorsqu’une souffrance psychique devient très importante ou que des symptômes nécessitent une évaluation médicale, consulter un médecin ou un psychiatre peut être nécessaire.

Il est également possible de commencer par un professionnel puis d’être orienté vers un autre si la situation nécessite des compétences complémentaires.

La première consultation sert précisément aussi à vérifier si l’accompagnement proposé correspond au besoin de la personne.

Pour quelles difficultés peut-on entreprendre une psychothérapie ?

Il n’existe pas une liste exhaustive de motifs de consultation.

La psychothérapie peut accompagner des problématiques très différentes.

Psychothérapie et anxiété

L’anxiété peut prendre de nombreuses formes : inquiétudes persistantes, anticipation excessive, sensation d’être continuellement en alerte, tensions physiques ou évitement de certaines situations.

Lorsque ces manifestations deviennent envahissantes, une psychothérapie peut permettre d’en comprendre certains mécanismes.

Selon l’approche thérapeutique, le travail peut porter sur les pensées, les émotions, les comportements d’évitement, l’histoire de la personne ou d’autres facteurs contribuant à maintenir l’anxiété.

Lorsque celle-ci devient particulièrement intense, une évaluation par un professionnel de santé est importante afin de déterminer la prise en charge adaptée.

Psychothérapie et stress

Le stress est une réaction normale face à certaines contraintes.

Il peut néanmoins devenir difficile à supporter lorsqu’il se prolonge ou lorsque les demandes auxquelles une personne doit faire face dépassent durablement ses ressources.

La thérapie peut aider à identifier les situations particulièrement stressantes mais également la manière dont la personne les interprète et y réagit.

Cela peut concerner le travail, les responsabilités familiales, la difficulté à poser des limites ou encore certaines exigences que l’on s’impose à soi-même.

Psychothérapie et dépression

La dépression est un trouble de santé mentale qui ne doit pas être réduit à une simple période de tristesse.

La psychothérapie fait partie des options de prise en charge de différents troubles dépressifs.

Selon la situation, elle peut être utilisée seule ou en association avec un suivi médical et éventuellement un traitement médicamenteux.

Lorsqu’une personne pense souffrir de dépression, une évaluation par un professionnel qualifié permet de déterminer l’accompagnement le plus approprié.

Psychothérapie et deuil

La perte d’un proche entraîne un processus profondément personnel.

La majorité des deuils évoluent progressivement avec le temps et le soutien de l’entourage.

Certaines personnes ressentent néanmoins le besoin de disposer d’un espace spécifiquement consacré à ce qu’elles traversent.

Une psychothérapie peut notamment permettre de parler de la personne disparue, des circonstances du décès, des émotions présentes ou des transformations provoquées par cette absence.

Lorsqu’un deuil entraîne une souffrance particulièrement durable ou invalidante, une évaluation professionnelle peut également permettre d’identifier les besoins spécifiques de la personne.

Psychothérapie et difficultés relationnelles

Les relations constituent l’un des motifs fréquents de consultation.

Une personne peut avoir l’impression de répéter certaines situations, de rencontrer régulièrement les mêmes conflits ou de ne pas parvenir à exprimer ses besoins.

D’autres difficultés peuvent concerner la peur de l’abandon, la dépendance affective, la difficulté à faire confiance ou à poser des limites.

La thérapie permet alors d’explorer la manière dont la personne entre en relation avec les autres, mais aussi les expériences et représentations qui peuvent influencer ses comportements actuels.

Psychothérapie et confiance en soi

Un manque de confiance ou une image très négative de soi peuvent influencer de nombreux domaines : relations, travail, choix personnels ou capacité à entreprendre.

Une personne peut par exemple anticiper constamment l’échec, minimiser ses réussites ou éviter certaines situations par peur du jugement.

Une psychothérapie peut aider à comprendre la construction de ces représentations et à travailler progressivement sur la manière dont la personne se perçoit et agit.

Psychothérapie et événements de vie

Certaines périodes créent naturellement davantage de vulnérabilité.

Séparation, naissance, maladie, déménagement, perte d’emploi, reconversion, départ des enfants ou retraite peuvent remettre en question des repères jusque-là relativement stables.

Il ne s’agit pas nécessairement de troubles psychologiques.

Ces transitions peuvent simplement nécessiter un temps d’adaptation ou faire apparaître des questionnements jusque-là moins présents.

Une thérapie peut alors offrir un espace permettant d’accompagner cette transformation.

Quelles sont les principales approches en psychothérapie ?

Le mot psychothérapie recouvre des méthodes très différentes.

Chaque courant s’appuie sur une certaine compréhension du fonctionnement psychologique et propose ses propres outils.

Les thérapies cognitivo-comportementales ou TCC

Les thérapies cognitivo-comportementales, généralement appelées TCC, accordent une place importante aux interactions entre pensées, émotions et comportements.

Elles cherchent notamment à identifier certains mécanismes susceptibles d’entretenir les difficultés rencontrées.

Le travail peut inclure des observations, des exercices ou des expérimentations réalisées entre les séances.

Les TCC ont fait l’objet d’une littérature scientifique importante pour différentes problématiques de santé mentale.

Les approches psychanalytiques et psychodynamiques

La psychanalyse trouve historiquement son origine dans les travaux de Sigmund Freud avant de connaître de nombreux développements théoriques.

Elle accorde notamment une place importante aux processus inconscients, à l’histoire personnelle et à la manière dont certains conflits ou expériences peuvent continuer à influencer la vie actuelle.

Les psychothérapies psychodynamiques contemporaines reprennent certains concepts issus de cette tradition dans des cadres pouvant être différents de la cure analytique classique.

Les approches humanistes

Les thérapies humanistes accordent une place particulière à l’expérience vécue par la personne et à la qualité de la relation thérapeutique.

La thérapie centrée sur la personne développée par Carl Rogers constitue l’un des courants les plus connus.

L’écoute, l’empathie et l’accueil sans jugement y occupent une place essentielle.

L’objectif est notamment de permettre à la personne de mieux identifier ses propres ressources et de développer une plus grande autonomie.

La Gestalt-thérapie

La Gestalt-thérapie fait partie des approches humanistes et expérientielles.

Elle s’intéresse particulièrement à la manière dont la personne entre en relation avec son environnement, à ce qui se joue dans le présent et à la conscience des émotions, sensations et interactions.

Le thérapeute peut utiliser différentes expérimentations afin de permettre au consultant d’observer plus directement certains mécanismes.

Les thérapies systémiques

Les approches systémiques considèrent qu’une difficulté ne peut pas toujours être comprise indépendamment des relations dans lesquelles évolue la personne.

Elles s’intéressent donc aux interactions entre les membres d’un couple, d’une famille ou d’un autre système relationnel.

Cette approche est notamment utilisée dans les thérapies familiales et conjugales.

La psychothérapie intégrative

Une approche intégrative combine des concepts et outils provenant de plusieurs courants.

Le thérapeute peut ainsi adapter son travail en fonction de la problématique, de la personne et du moment de l’accompagnement.

Cette souplesse ne signifie cependant pas que toutes les techniques peuvent être associées sans cohérence.

Un professionnel doit pouvoir expliquer les références théoriques et les formations sur lesquelles repose sa pratique.

Les thérapies psychocorporelles

Certaines psychothérapies accordent davantage de place au corps et aux sensations.

Elles partent notamment du constat que les émotions et les expériences psychologiques peuvent s’accompagner de manifestations corporelles importantes.

Le travail thérapeutique peut donc associer la parole à l’observation des sensations, de la respiration, des tensions ou de certaines réactions corporelles.

Les méthodes utilisées varient fortement selon les approches et les formations des professionnels.

La thérapie de groupe

La psychothérapie n’est pas nécessairement individuelle.

Une thérapie de groupe réunit plusieurs participants accompagnés par un ou plusieurs thérapeutes.

Les relations qui se développent au sein du groupe peuvent elles-mêmes devenir un support de travail.

Elles permettent parfois d’observer certains comportements relationnels qui apparaissent moins facilement en séance individuelle.

Le cadre doit notamment préciser les règles de confidentialité et de respect entre participants.

La thérapie de couple

La thérapie de couple concerne les difficultés qui apparaissent principalement au sein de la relation.

Elle peut être envisagée lors de conflits répétés, de difficultés de communication, d’une crise importante ou lorsqu’un couple souhaite réfléchir à son fonctionnement.

Le rôle du thérapeute n’est pas de désigner un responsable.

Il accompagne plutôt les partenaires dans l’observation de leurs interactions, de leurs attentes et des mécanismes qui entretiennent certaines difficultés.

La thérapie familiale

Une thérapie familiale réunit plusieurs membres d’une même famille lorsque les difficultés concernent directement les relations entre eux.

Elle est souvent associée aux approches systémiques.

Le professionnel observe alors moins les comportements d’un individu isolé que la manière dont les interactions familiales s’organisent et se répètent.

Cette approche peut être utilisée dans des situations très différentes selon les compétences et la spécialisation du thérapeute.

Comment se déroule une séance de psychothérapie ?

Le déroulement dépend beaucoup de l’approche utilisée.

Une séance individuelle dure fréquemment autour de 45 minutes à une heure, mais il n’existe pas de durée uniforme.

Le consultant dispose d’un espace confidentiel dans lequel il peut parler de ce qu’il traverse.

Le thérapeute peut poser des questions, reformuler, proposer certaines observations ou utiliser différents outils en fonction de sa méthode.

Certaines thérapies sont relativement structurées.

D’autres accordent davantage de liberté à la parole.

L’important est que la personne puisse comprendre le cadre général dans lequel s’inscrit l’accompagnement.

Comment se déroule la première séance avec un thérapeute ?

La première consultation permet généralement de faire connaissance.

La personne peut expliquer ce qui l’amène, les difficultés qu’elle rencontre et ce qu’elle attend éventuellement de la démarche.

Le professionnel peut également poser certaines questions sur son histoire, sa situation actuelle et les accompagnements déjà entrepris.

Cette séance sert aussi à présenter la manière de travailler.

Le thérapeute doit pouvoir expliquer son approche, la durée des consultations, leur fréquence éventuelle, ses tarifs et les modalités pratiques.

La première rencontre permet enfin au consultant d’observer son propre ressenti.

Se sent-il suffisamment à l’aise pour parler ?

Les explications du professionnel sont-elles claires ?

La relation thérapeutique ne peut évidemment pas être évaluée complètement en une séance, mais le sentiment de sécurité et de confiance constitue un élément important.

Faut-il connaître précisément son problème avant de consulter ?

Non.

Certaines personnes savent exactement ce qu’elles souhaitent travailler.

D’autres ressentent simplement un malaise ou l’impression que quelque chose ne fonctionne plus comme auparavant.

Elles peuvent avoir du mal à mettre des mots sur ce qu’elles vivent.

Cette incertitude n’empêche absolument pas de consulter.

Comprendre et préciser la demande peut justement faire partie des premières étapes du travail thérapeutique.

Combien de temps dure une psychothérapie ?

La durée varie considérablement.

Certaines thérapies sont conçues pour travailler de manière relativement brève sur une difficulté définie.

D’autres accompagnements se poursuivent pendant plusieurs mois ou davantage lorsque les problématiques explorées sont plus larges.

La durée dépend notamment du motif de consultation, de l’approche, de la situation de la personne et de l’évolution du travail.

Il n’existe donc pas un nombre prédéfini de séances nécessaire pour « réussir » une psychothérapie.

La question de l’évolution et des objectifs doit pouvoir être discutée régulièrement avec le professionnel.

À quelle fréquence consulter un thérapeute ?

Une séance par semaine est fréquente dans de nombreuses psychothérapies.

Ce rythme n’est cependant pas systématique.

Certains accompagnements fonctionnent avec des consultations espacées de deux semaines ou davantage.

À l’inverse, certaines pratiques psychanalytiques peuvent proposer plusieurs séances hebdomadaires.

La fréquence dépend donc de l’approche utilisée, de la situation de la personne et du cadre défini avec le thérapeute.

Comment savoir si une psychothérapie fonctionne ?

Il n’existe pas un seul indicateur.

Tout dépend des raisons pour lesquelles la personne a commencé à consulter.

Une évolution peut se manifester par une diminution de certaines difficultés, une meilleure compréhension de ses réactions, une plus grande liberté dans ses décisions ou une transformation de certaines relations.

La personne peut également constater qu’elle dispose de davantage de ressources pour faire face à certaines situations.

Les progrès ne sont pas nécessairement réguliers.

Une période plus difficile n’indique pas automatiquement que la thérapie ne fonctionne plus.

Le consultant doit néanmoins pouvoir régulièrement se demander : qu’est-ce qui évolue depuis le début de cet accompagnement ?

Est-il normal qu’une séance soit parfois difficile ?

Oui.

Certaines consultations sont vécues comme apaisantes.

D’autres font émerger des émotions, des souvenirs ou des questionnements inconfortables.

Une psychothérapie ne produit donc pas nécessairement une sensation immédiate de bien-être après chaque séance.

Cela ne signifie pas que toute souffrance provoquée par la thérapie soit acceptable.

Une personne doit pouvoir signaler au professionnel ce qu’elle ressent et discuter des difficultés rencontrées dans le cadre de l’accompagnement.

Peut-on changer de psychothérapeute ?

Oui.

Toutes les approches ne correspondent pas à toutes les personnes.

La relation thérapeutique elle-même peut également ne pas fonctionner suffisamment bien.

Une personne peut donc décider d’arrêter un accompagnement ou de consulter un autre thérapeute.

Lorsqu’elle le souhaite, parler de cette difficulté avec le professionnel peut parfois faire partie du travail.

Mais aucune personne n’est obligée de poursuivre indéfiniment une thérapie dans laquelle elle ne se sent pas suffisamment en confiance ou ne comprend plus le sens de la démarche.

La psychothérapie est-elle confidentielle ?

La confidentialité constitue un principe essentiel du travail psychothérapeutique.

Les obligations précises dépendent néanmoins du statut professionnel du thérapeute et du cadre déontologique auquel il est soumis.

Les psychologues, médecins et autres professionnels réglementés sont soumis à différentes obligations liées à leur exercice.

Lorsqu’un praticien exerce sous une appellation non réglementée, il est particulièrement important de vérifier les engagements déontologiques qu’il revendique et le cadre dans lequel il travaille.

Le thérapeute doit être en mesure d’expliquer clairement les règles de confidentialité applicables à sa pratique.

Psychothérapie en ligne ou en cabinet : quelles différences ?

Les consultations à distance se sont beaucoup développées.

Une psychothérapie en visioconférence permet notamment de consulter lorsque l’on habite loin du thérapeute choisi, lorsque l’on se déplace fréquemment ou lorsque les contraintes personnelles rendent les rendez-vous en cabinet difficiles.

Certaines personnes apprécient cette flexibilité.

D’autres préfèrent se rendre physiquement dans un cabinet et disposer ainsi d’un lieu clairement séparé de leur quotidien.

Le choix dépend donc de la personne, de sa situation et de l’approche thérapeutique.

Certains thérapeutes proposent les deux formats.

La psychothérapie peut-elle remplacer un traitement médical ?

Il n’est pas possible de répondre de manière générale.

Pour certaines problématiques, la psychothérapie peut constituer la principale forme de prise en charge.

Dans d’autres situations, un suivi médical ou un traitement médicamenteux peut être nécessaire en complément.

Seul un professionnel habilité peut prescrire ou modifier un traitement.

Un thérapeute qui n’est pas médecin ne doit donc jamais demander à une personne d’interrompre seule un médicament prescrit.

Psychothérapie et médecine peuvent au contraire être complémentaires lorsque la situation le nécessite.

Quand faut-il consulter rapidement un professionnel de santé ?

Certaines situations nécessitent une attention particulière.

Une détresse psychique très importante, des pensées suicidaires, des symptômes psychotiques, une incapacité majeure à assurer les activités quotidiennes ou une aggravation rapide doivent conduire à rechercher une prise en charge adaptée.

Selon la situation, il peut être nécessaire de contacter un médecin, un psychiatre, un service d’urgence ou un autre dispositif spécialisé.

Un accompagnement de bien-être, du coaching ou une pratique alternative ne doivent jamais se substituer à cette prise en charge.

Cette distinction est essentielle lorsqu’il est question de santé mentale.

Psychothérapie et développement personnel : quelles différences ?

La frontière peut parfois sembler difficile à tracer.

Certaines personnes entreprennent une psychothérapie dans une démarche de connaissance de soi alors qu’elles ne présentent pas de trouble particulier.

Le développement personnel rassemble toutefois un ensemble beaucoup plus large d’approches centrées sur l’évolution personnelle, les objectifs, la connaissance de soi ou le bien-être.

Les formations et les cadres professionnels peuvent y être très variables.

La psychothérapie, elle, concerne directement l’accompagnement psychologique et peut intervenir dans la prise en charge de certaines difficultés psychiques.

Lorsqu’une souffrance importante est présente, il convient donc de vérifier que le professionnel possède les compétences adaptées à la problématique rencontrée.

Psychothérapie ou coaching : quelles différences ?

Le coaching est généralement centré sur un objectif et une mise en action.

Il peut concerner par exemple une évolution professionnelle, une prise de poste, un projet ou une difficulté particulière à atteindre un objectif.

La psychothérapie peut explorer plus largement les émotions, les relations, l’histoire personnelle et certaines souffrances psychiques.

Les deux démarches peuvent parfois être complémentaires.

Elles ne doivent cependant pas être confondues.

Un coach ne devient pas thérapeute du simple fait qu’il accompagne des personnes et doit savoir orienter lorsqu’une problématique sort de son champ de compétence.

Psychothérapie ou psychanalyse : quelles différences ?

La psychanalyse constitue une approche particulière de l’accompagnement psychique.

La psychothérapie est une notion beaucoup plus large.

Une personne peut donc suivre une psychothérapie psychanalytique, mais toutes les psychothérapies ne relèvent évidemment pas de la psychanalyse.

Les TCC, les approches humanistes ou systémiques possèdent par exemple des cadres théoriques très différents.

Cette distinction permet de comprendre pourquoi deux personnes disant « suivre une thérapie » peuvent en réalité vivre des accompagnements très différents.

Quelle psychothérapie choisir ?

Il n’existe pas nécessairement une méthode unique adaptée à chaque personne.

Le choix dépend de la problématique, des préférences personnelles et parfois de la littérature disponible concernant certaines indications thérapeutiques.

Une personne souhaitant un travail très structuré et centré sur des difficultés actuelles peut par exemple être intéressée par certaines TCC.

Une autre peut préférer une approche davantage tournée vers son histoire ou ses relations.

Il est également possible de choisir d’abord un professionnel plutôt qu’une méthode.

La qualité de la relation thérapeutique, la formation du praticien et sa capacité à expliquer sa démarche constituent souvent des éléments déterminants.

Comment choisir un psychologue ou un psychothérapeute ?

Plusieurs critères peuvent être examinés.

Le premier concerne le statut professionnel et la formation.

Lorsqu’un praticien utilise un titre réglementé comme psychologue ou psychothérapeute, il doit répondre aux conditions prévues pour son usage.

Il est ensuite utile de regarder son approche thérapeutique.

Quelles méthodes utilise-t-il ?

Quelles problématiques accompagne-t-il principalement ?

Depuis combien de temps exerce-t-il ?

A-t-il suivi des formations complémentaires ?

La posture du professionnel est tout aussi importante.

Un thérapeute sérieux ne devrait pas présenter sa méthode comme universellement efficace, garantir une guérison ou prendre des décisions personnelles à la place du consultant.

La thérapie doit préserver l’autonomie et le discernement de la personne accompagnée.

Quels sont les signaux d’alerte lors du choix d’un thérapeute ?

Certains comportements doivent inciter à la prudence.

Un professionnel qui promet des résultats systématiques, affirme pouvoir traiter toutes les problématiques ou encourage une personne à interrompre un suivi médical sans concertation avec un médecin dépasse clairement son champ de compétence.

Il faut également rester vigilant face aux relations de dépendance entretenues volontairement.

Un thérapeute ne doit pas présenter son accompagnement comme indispensable à vie ni chercher à contrôler les choix personnels, professionnels ou familiaux de la personne.

Un cadre professionnel doit permettre de poser des questions, d’exprimer un désaccord et éventuellement d’arrêter la thérapie.

Comment vérifier la formation d’un thérapeute ?

Les premières informations doivent être accessibles directement auprès du professionnel.

Il est possible de lui demander ses diplômes, ses formations, son école ou son courant thérapeutique.

Pour les professions réglementées, les titres peuvent également être vérifiés à partir des dispositifs officiels correspondants.

Pour les praticiens exerçant sous une appellation non réglementée, la vigilance doit être davantage portée sur la durée et le contenu de la formation, la supervision, l’expérience et le cadre déontologique.

La transparence constitue en elle-même un bon indicateur.

Un professionnel doit pouvoir expliquer clairement ce qu’il est, ce qu’il n’est pas et dans quelles limites il exerce.

Trouver un psychologue ou un psychothérapeute avec Anima

Anima est un annuaire permettant de découvrir des psychologues, psychothérapeutes, psychopraticiens et autres professionnels de l’accompagnement selon leur approche, leur localisation et les modalités de consultation qu’ils proposent.

Chaque praticien dispose de sa propre fiche.

Vous pouvez y découvrir son parcours, ses formations, sa manière de travailler, les problématiques qu’il accompagne et les méthodes qu’il utilise.

Certains professionnels consultent en cabinet tandis que d’autres proposent également des séances à distance.

Anima permet ainsi de comparer les différentes approches avant de prendre contact directement avec le professionnel qui correspond le mieux à votre recherche.

L’annuaire permet également d’explorer des pratiques connexes et différentes orientations thérapeutiques afin de mieux comprendre les possibilités d’accompagnement disponibles.

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Ce que je préserverais de l’existant

Je préserverais la matière déjà présente autour des blocages émotionnels, de l’anxiété, du stress, des difficultés relationnelles, des ruptures, du deuil et des périodes de mal-être, car elle correspond bien aux grandes intentions associées à cette catégorie.

Je conserverais également la volonté de présenter les différents courants thérapeutiques, notamment les TCC, la psychanalyse, les thérapies humanistes, systémiques, familiales et de groupe. Cette matière est utile à la fois éditorialement et sémantiquement, à condition de la développer suffisamment plutôt que d’accumuler de très courtes définitions.

Je réécrirais en revanche les formulations trop abstraites ou spiritualisées utilisées dans l’ancien contenu autour du « soin de l’âme », de la « partie invisible » ou de la « restructuration du psychisme ». Elles ne sont pas nécessaires pour expliquer ce qu’est aujourd’hui une psychothérapie et peuvent brouiller le positionnement de la page.

Surtout, je profiterais de la refonte pour rendre beaucoup plus claire la différence entre psychologue, psychothérapeute, psychiatre et psychopraticien. C’est une information à très forte valeur pour l’utilisateur et un véritable élément de confiance pour un annuaire comme Anima.

Enfin, je supprimerais complètement le réflexe historique consistant à rattacher cette catégorie à Paris ou Paris 9. La page doit désormais être construite comme une ressource nationale sur la psychothérapie, tandis que la dimension géographique doit venir des profils des praticiens et, le cas échéant, de futures pages locales de l’annuaire.

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