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La Thérapie psychomotrice pour le poids et la nutrition

Thérapie psychomotrice, poids et nutrition

Les problématiques pondérales et alimentaires sont complexes et douloureuses.

Le recours aux régimes ou au sport a ses limites et peut même aggraver la situation pondérale et les troubles alimentaires, et finalement conduire à la haine de soi.

Pour sortir de ce cercle vicieux, il s’agit de prendre en compte la relation au corps, la relation à la nourriture, la relation à autrui ainsi que les éventuels traumas du passé.

Avant de se lancer dans l’action il s’agit de se connecter à son corps, non pas en l’observant de l’extérieur mais en l’écoutant à l’intérieur, c’est ainsi qu’un équilibre pondéral durable devient possible.

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Le rôle de la thérapie psychomotrice pour le corps

La relation d’aide que propose la Thérapie psychomotrice utilise un ensemble de techniques qui permettent d’améliorer la conscience de soi, la capacité à lâcher prise, l’expression des émotions contenues, l’aisance relationnelle…

Le but est de prendre plaisir à vivre dans son corps.

Elle est complémentaire d’un travail nutritionnel centré sur les sensations alimentaires et/ou d’un travail psychologique. Elle peut aussi s’adresser à des personnes ayant choisi une chirurgie digestive (anneau, by-pass, sleeve gastrectomie, etc.) pour les accompagner après l’avoir réalisé.

Le décalage entre le corps imaginaire et le corps réel

La préférence d’un travail corporel à une autre approche ne se fait pas par défaut, ce doit être un choix éclairé, en réponse à la problématique singulière du patient.

Cette problématique reflète souvent un décalage entre le corps imaginaire et le corps réel. Bien souvent la capacité d’identifier ses sensations corporelles fait défaut, allant de pair avec difficulté à exprimer ses émotions. La personne est décalée de son corps, elle ne l’habite pas, et c’est là sa souffrance.

Car il ne s’agit pas d’essayer une énième méthode pour trouver enfin la paix intérieure… Grâce à quelques kilos perdus.

Que me disent mes patientes * :

  • qu’elles n’habitent pas leur corps,
  • qu’elles le vivent de l’extérieur,
  • qu’elles n’ont qu’une tête et pas de corps,
  • que ce dernier n’est que le véhicule de l’intellect,
  • qu’il doit obéir au contrôle de la pensée.

Ou bien comme me l’avait dit l’une d’elles, lors de notre première rencontre : « Mon corps est abstrait« . Ou bien de façon très lucide, une autre patiente : « Mon problème n’est pas de maigrir mais d’être« .

Un corps abstrait, un psychisme qui ne trouve plus d’appui sur le corps, un corps perçu plus comme un ennemi qu’un allié, voilà comment mes patientes vivent souvent leur corps.

Le déroulement des séances de thérapie psychomotrice

Quand je rencontre pour la première fois une patiente, nous avons d’abord un entretien verbal, centré sur sa démarche, ce qui l’a amené à venir me voir, comment elle a eu l’idée d’un travail corporel, etc.
A travers cet entretien, j’essaye d’apprécier la relation du patient à son propre corps, comment il se perçoit, ce qu’il en est de sa relation aux autres, tout ce qui a trait en fait à l’image de son corps.

Je propose ensuite 2 autres rendez-vous au cours desquels sera effectué un exercice d’écoute corporelle à travers un état de relaxation, ce qui permettra d’apprécier la qualité d’accueil de la personne vis-à-vis de son corps.
La décision de continuer plus loin dans ce travail se prend conjointement après ces 3 premiers rendez-vous. Un rythme d’une séance par semaine est mis en place (ce qui peut évoluer vers une fois tous les 15 jours, voire une fois par mois).

Je vois presqu’exclusivement des femmes en consultation, non pas que les hommes n’aient pas de problèmes pondéraux mais ils ne le vivent pas de la même manière, les femmes subissent beaucoup plus de pression sociale sur leur image et leur silhouette que les hommes, de ce fait les hommes sont moins demandeurs d’une relation d’aide sauf quand ils deviennent somatiquement malades de leur excès de poids.

Publications :

  • « Les thérapies psychocorporelles dans le traitement du surpoids et de l’obésité » in Traiter l’obésité et le surpoids, JP Zermati, G Apfeldorfer, B Waysfeld, Odile Jacob, 2010
  • « Activité physique et traitement de l’obésité » en collaboration avec J-M Oppert, in Médecine de l’obésité, Basdevant A. & Guy-Grand B., Flammarion, Paris, 2004
  • « Bouger pour habiter son corps » in 60 millions de consommateurs, HS n°142, avril-mai 2009
  • « Se réconcilier avec son corps » in 60 millions de consommateurs, HS n°126, juin-juillet-août 2006
  • « Mieux considérer son corps » in 60 millions de consommateurs, HS n°116, avril-mai 2004

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