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Méditer pour s’échapper ou pour ancrer sa présence ?

La méditation : échappatoire ou ancrage dans le monde ?

Quand le mental prend le contrôle et s’emballe, on n’est plus en possession de tous ses moyens

Dans cet état, on est rapidement déstabilisé par les circonstances extérieures.
On est facilement stressé par celles-ci, que l’on ressent comme une pression.

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Quel rôle peut jouer la méditation ?

On peut avoir tendance à être déconcentré, distrait, à perdre de vue ce qui est vraiment important pour soi.

Ou bien on peut avoir tendance à s’enfermer dans les mêmes schémas de pensée que l’on mouline parfois comme un disque rayé, passant à côté de perspectives et solutions pourtant simples mais, tristement, restées inaperçues.

Car le mental a tendance au fil des années à reproduire ce qu’il connaît, au détriment de toute expérimentation, créativité, et jouissance.

Dans cet état où on laisse le contrôle au mental, notre efficacité n’est pas optimale et, bien loin de réaliser notre potentiel, nous obtenons peu de résultats au prix de beaucoup d’efforts : dans notre travail, dans nos relations aux autres, dans chaque aspect de notre vie. On se fatigue. On se lasse.

La méditation permet de remettre le mental à sa juste place, de reprendre les rênes du mental au lieu d’être sous sa tyrannie.

Mais son effet n’est pas neutre, et les pratiques diffèrent, menant à des états différents, sous leur ressemblance extérieure.

Savoir se frayer un chemin parmi les nombreuses pratiques de méditation

Certaines pratiques visent à atteindre la relaxation par la détente du mental, d’autres par la concentration soutenue sur un objet intérieur, certaines visent un rééquilibrage des fonctions cérébrales, d’autres l’absence même de mental, un état de « no mind », et d’autres encore une absence de toute réponse à tout stimulus extérieur, et il y en existe davantage encore…

La méditation comme moyen de déconnexion

La méditation est fréquemment utilisée comme moyen de déconnexion et de retrait dans les plans intérieurs.

Cette pratique produit des effets qui semblent a priori très positifs : calme, réconfort, détachement vis-à-vis des événements extérieurs, gestion (plutôt mise sous contrôle) des émotions.

Seulement cet état de calme peut être superficiel et précaire, s’il ne provient pas de la croissance intérieure de la personne ayant guéri ses blessures émotionnelles, ayant fait évolué sa neurologie (ce à quoi la pratique de méditation peut aboutir, fait scientifiquement vérifié), mais d’un désengagement progressif vis-à-vis de l’expérience directe de la vie, en quelque sorte de l’ajout de la méditation comme un coussin douillet entre la vie et soi, d’une déconnection des réponses émotionnelles saines, et de l’espèce de douce torpeur qui en résulte.

Si ce type de pratique méditative est interrompu pour quelque raison que ce soit, à la moindre situation de crise, le calme peut vite laisser la place à un retour du stress et de réactions émotionnelles et nerveuses conditionnées par les schémas mentaux, comme si la personne n’avait pas derrière elle de pratique de la méditation.

La boîte de Pandore intérieure est maintenue fermée et enterrée par la pratique, mais elle est toujours là…
Car ce calme n’est pas le résultat d’une évolution intérieure par la méditation, mais d’une déconnection et d’une suppression du mouvement intérieur par la méditation.

Or le mouvement c’est la vie : notre mouvement émotionnel en réponse au mouvement de nos expériences diverses et contrastées, ce mouvement intérieur en réponse au mouvement extérieur, constitue précisément l’expérience directe et subjective, le substrat, la richesse de notre vie, sans quoi peu à peu plus rien ne nous fait vibrer et nous perdons progressivement notre enthousiasme, notre passion, notre intérêt pour la vie, nous conduisant à vivre au niveau… mental !

Et la boucle d’un état méditatif illusoire est bouclée, la stagnation de la « douce torpeur » l’emporte.

Attention aux états illusoires lorsque vous pratiquez la méditation

La méditation peut conduire à des états illusoires, si l’on n’y prend garde, d’où l’utilité de bénéficier de la guidance d’une personne ayant cheminé par sa pratique et affûté son discernement.

Il serait dommage d’utiliser la méditation, par mégarde, pour construire autour de soi une armure de plus, une citadelle de paix pour s’extraire de la réalité du monde qui nous entoure, pour se barricader contre la vie ou bien pour s’élever au-dessus d’elle dans des plans éthérés.

En un mot, pour se déconnecter, oublier, s’éthérer, s’anesthésier, s’échapper dans les plans intérieurs. Car ce serait se priver de l’expérience directe de la vie, ressentie dans tous ses contrastes, qui nous fait vibrer quand on l’embrasse vraiment.

Embrasser le monde pleinement avec la méditation

La méditation peut précisément servir à ceci : à pouvoir embrasser le monde pleinement, et à en faire l’expérience directe et entière, sans se laisser happer dans quelque tourbillon d’inquiétudes et de soucis, de pression et réactions conditionnées.

Sans s’identifier à ses états d’âme passés ou présents ni les projeter sur le futur. Sans se laisser happer, déstabiliser et mettre sous pression par l’expérience vécue. Sans perdre ses moyens, mais en restant profondément, authentiquement soi-même.

Le méditant peut renforcer l’expérience de sa paix intérieure non pour s’y retrancher, mais pour, à partir de ce noyau de paix, pouvoir s’ouvrir en toute clarté et sécurité à toute la richesse des interactions qui constituent notre vie.

Le méditant ne fuit rien, ne s’échappe pas, mais ancre sa présence dans le centre paisible et stable de son être, choisissant d’opérer à partir de ce centre pour saisir et garder le gouvernail de son être et de sa vie, et naviguer au travers de la vie en possession de ses moyens.

Il retrouve ce centre paisible et authentique, puis apprend à vivre chaque instant à partir de ce centre. Ce centre de paix que le méditant contacte et développe en lui qui n’est pas comme une île lointaine isolée de tout.
Il est plutôt semblable à l’œil du cyclone, ce point privilégié et stable d’où tout peut être observé à 360 degrés, ce point qui est présent directement au beau milieu du mouvement, sans jamais être dénaturé par celui-ci.

Le méditant peut s’engager dans des relations sans y perdre le sens de soi-même, embrasser des expériences diverses sans attachement ni fuite, ressentir les émotions contrastées sans s’identifier à aucune, faire ses choix libre et exempt de toute pression extérieure, qu’elle vienne des autres ou des circonstances.

La vie n’en devient pas pour autant plate ni prévisible, et les méditants ne deviennent pas comme des clones, d’une humeur égale, sans passion ni traits de personnalité saillants, mais conservent leur personnalité avec davantage encore d’authenticité.

La personnalité ne s’efface pas avec la méditation.

Et la vie reste pleine d’expériences contrastées, dont le méditant perçoit avec davantage d’acuité les différentes saveurs dans leurs moindres nuances, et les différents courants sous-jacents au mouvement de sa vie.

Revenir à la pure conscience de l’instant présent ne signifie pas s’extraire de la réalité ni renoncer à quoi que ce soit d’essentiel. C’est un retour à l’essentiel, permettant de vivre dans un équilibre non statique, en un mot : l’harmonie.

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